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PRÉCIS HISTORIQUE

Pour la Géographie ancienne on se servira des Études géographiques de M. Lêvi.

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HISTOTRE ANCIENNE.

Depuis l'origine de la monarchie égyptienne jusqu'à la conquête de ce pays par Cambyse (525). — Religion. — Gouvernement. — Arts et Monuments,

On croit que la postérité de Cham et celle de son fils Mesraïm peuplèrent l'Egypte.

Les Éthiopiens, déjà avancés dans la civilisation, y établirent des colonies et formèrent les nomes ou états de Thèbes, d' Eléphantine , iïHéraclée , de Thin ou This , dans l'Egypte supérieure ; et dans l'Egypte inférieure, appelée aussi moyenne et basse Egypte, les nomes d'une première Memphis,de Mendès,de Tanis, etc.

La dynastie de Thèbes était alors la plus ancienne et la plus puissante.

Les Éthiopiens composaient les deux castes supérieures, les prêtres et les guerriers.

Les anciens habitants composaient les castes inférieures.

Les commencements de l'histoire de l'Egypte sont obscurcis par une foule de fables. Les prêtres régnèrent au nom des divinités. Au gouvernement théocratique succéda la monarchie.

Le premier roi sur lequel on ait des notions historiques est Menés (2467), qui dessécha la partie basse de l'Egypte et la rendit habitable. On le regarde généralement comme le propagateur de l'idolâtrie, à cause du culte qu'il établit à Memphis en l'honneur de Vulcain ou du feu, et ensuite du soleil, de la terre et des astres.

Après lui régnèrent cinquante rois de sa race dont les noms mêmes sont inconnus.

Des hordes sauvages, sans doute venues de l'Arabie, gouvernèrent ensuite l'Egypte, pendant plus de cinq siècles, sous le nom de rois pasteurs ou Hyksos. Ces étrangers furent enfin chassés.

Les Égyptiens obéirent à des monarques de leur nation. On remarque dans le nombre de ces princes : Thoutmosis, premier roi de la douzième dynastie, qui réunit l'Egypte sous une même domination, après avoir chassé les Arabes ; Joseph fut son ministre (2090) ; l'infâme Busiris, qui immolait tous les étrangers venus dans ses états ; le puissant Osymandias, célèbre par ses merveilleux monuments, et qui fonda la première bibliothèque, à laquelle il donna le nom de pharmacie , ou remède de l'àme ; une femme nommée Nitocris célèbre par son tombeau et sa bibliothèque, et qui était aussi cruelle que la plupart de ses prédécesseurs ; elle éleva, diton, la troisième pyramide ; Mœris, qui se rendit utile à ses compatriotes en creusant le fameux lac qui porte son nom

(1990); Aménophis, qui fit sortir les Hébreux d'Egypte, après

les avoir accablés de travaux pénibles. Il fut, dit-on, le père de Sésostris, le héros de l'Egypte, dont il voulut faire un conquérant. Tous les enfants qui naquirent le même jour que lui, furent élevés avec les mêmes soins, pour les accoutumer, ainsi que le jeune prince, à une vie dure et laborieuse.

Sésostris (1645), avec une armée prodigieuse, envahit l'Asie par mer et par terre , jusqu'au-delà du Gange, prit ou pilla beaucoup de villes, et pénétra même en Europe. Il rapporta dans ses états d'immenses richesses, et traîna à sa suite un grand nombre de prisonniers. Après cette expédition insensée et destructive, qui avait duré neuf ans, il commença à devenir un prince sage et bienfaisant. Il congédia ses soldats et les récompensa, entreprit d'immenses travaux, fortifia ses frontières par une très longue muraille, fit creuser, depuis Memphis jusqu'à la mer, un grand nombre de canaux qui servirent d'un côté à rendre le pays moins accessible aux ennemis, de l'autre à faciliter le commerce. Dans ses vieux jours, Sésostris devint aveugle et se donna la mort.

Les successeurs de Sésostris sont peu remarquables. Ils bâtirent ces grandes pyramides dont on admire encore les restes, monuments fastueux élevés par leur orgueil, et qui ne servirent pas même à immortaliser leur nom.

L'Egypte tomba ensuite dans un grand désordre par la i nouvelle invasion des Éthiopiens ; bientôt après elle fut divisée entre douze rois.

Psammétique, l'un d'eux (de 656 à 617), vainquit les 1 autres, et resta seul maître du royaume ; il étendit le com- I merce maritime que les Égyptiens faisaient avec les autres ; peuples, surtout avec la Grèce.

Ce n'est qu'à son règne que l'histoire de l'Egypte commence à avoir plus de certitude.

Néchao, son fils (de 617 à 601), qui étendit encore davanvantage la navigation, fit, dit-on, entreprendre le tour de

l'Afrique par des navigateurs phéniciens, qui partirent de la mer Rouge et revinrent par la Méditerranée. (Voir les Études géographiques de l'auteur.)

Psammis régna sans gloire, et Apriès (594), après quelques combats malheureux contre les Lydiens, fut d'abord chassé, et ensuite étranglé dans son palais de Sais par ses propres sujets.

Âmasis, de basse extraction, monta (de 570 à 526) sur le trône ; il se rendit populaire et fit oublier sa naissance par la sagesse de ses lois et de son administration. Ce fut lui qui obligea les particuliers, dans chaque ville, d'inscrire leurs noms chez le magistrat, et de déclarer l'état qui les faisait vivre. Il entretint des relations avec les Grecs, et accueillit avec bonté le législateur Solon et le philosophe Pythagore, qui durent beaucoup à ses lois.

Sous Psamménit, fils tf Amasis et son successeur (526), le cruel Cambyse, roi de Perse, envahit l'Egypte, tua le roi et les principaux citoyens, exerça partout une égale fureur, et y mit le comble par le meurtre sacrilège du bœuf Apis. L'Egypte devint alors une province de la monarchie perse (525).

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