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CARTHAGINOIS

réunissait trois autorité» différentes : celle des magistrats suprêmes, les suffètes , c'est-à-dire juges : celle du sénat, ©t celle du peuple. Les Carthaginois étaient devenus si puissants par leur commerce, qu'ils commandaient nonseulement à une partie de l'Afrique , mais encore à la plupart des iles qui avoisinent ce continent, telles que la Sicile, la Sardaigne, etc.

Us avaient des établissements en Espagne, en Italie, et leur commerce s'étendait dans la Gaule, et jusque dans la Grande-Bretagne.

Devenue la rivale de Rome, Carthage eut à soutenir trois guerres, appelées guerres puniques (carthaginoises).

Dans la première , qui dura vingt-quatre ans (264) , ces deux républiques essayèrent leurs forces ; dans la deuxième, qui dura dix-sept ans, Rome se vit à deux doigts de sa perte, par la marche victorieuse d'Annibal , qui vainquit les Romains sur les bords du Tésin , près de la Trèbie, près du lac Trasimène, et à Cannes ; mais, obligé de retourner à Carthage, il fut vaincu à Zama (sud de Carthage), par Publius Scipion l'Africain (202) : dans la troisième, qui dura près de quatre ans, Carthage fut détruite de fond en comble, au 2° siècle (146), par Scipion Emilkn l'Africain II. La république de Carthage devint alors province romaine.

A la chute de l'Empire romain, les Vandales, peuple germain qui avait envahi le sud de l'Espagne , fondèrent, en Afrique, un royaume, détruit par Bélisaire, général de Justinien , empereur d'Orient (69 siècle après J.-C).

Les Arabes ou Sarrazins s'en emparèrent dans le 7e s., et différentes dynasties arabes y régnèrent. Enfin, dans le 16e s., les Turcs s'en rendirent maîtres.

Le gouvernement actuel de ce pays, nominalement tributaire de la Porte, est entre les mains d'un prince moresque (héréditaire, qui porte le titre dt bey, et qui ne donne d'au*

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très preuves de sa dépendance que des présents assez considérables qu'il envoie annuellement au grand-seigneur ; c'est la régence de Tunis.

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L'Italie fut peuplée par des colonies illyriennes, ibêriemies, celtiques, germaines, asiatiques ; des colonies grecques s'établirent au sud de l'Italie, ou Grande-Grèce.

C'est d'une colonie troyenne que les Romains se glorifiaient de descendre. Dans le 13e s., Énée , fuyant l'embrasement de Troie, arriva dans le Latium. Après la mort du roi Latinus, dont il épousa la fille Lavinie, il régna sur les Latins et les Troyens, confondus en un seul peuple, et périt dans une guerre contre les Raiules et les Étrusques.

Ascagne ou Iule, fils et successeur d'Énée, fonda la ville (VAlbe, et régna sur le Latium. On connaît à peine les noms des rois ses successeurs, jusque vers le commencement du 8* s. avant J.-C, où le roi du Latium, Numitôr, fut détrôné par son frère Amulius. La vestale Rhéa Sylvia, fille de Numitor, devint mère de Roinulus et de Rèmus.

La fable s'est emparée de l'histoire de ces deux jumeaux, qui rétablirent leur grand-père sur le trône. Ils allèrent bâtir quelques cabanes près du Tibre. C'est le commencement de Rome et de son histoire.

La durée de la puissance romaine renferme environ douze siècles, depuis la fondation de Rome par Romulus (753), jusqu'à la destruction de l'empire d'Occident, sous Romulus Auguslule (476), par Odoacre, roi des Hérules.

On peut diviser cet immense intervalle en trois grandes époques, savoir : fe les rois; %* la république; 3e les em-

(240 ans. — Deux siècles et demi environ.)

Sept rois ont gouverné Rome, et tous sont remarquables par leurs qualités personnelles, l'importance de leurs instii tutions, et les grands événements dont ils ont été les auteurs i ou les témoins.

\ ° ROMULUS bâtit Rome, accroît le nombre des citoyens

| par la réunion d'une partie des Sabins ; il crée des lois

j civiles, établit une constitution qui, sept siècles après, sub-

| sistait encore en grande partie, et fonde la domination

I universelle des Romains (152). Ses exploits l'ont fait passer

pour fils de Mars. Il meurt, victime sans doute de la jalousie

! des sénateurs, qui en font un Dieu sous le nom de Quirinus.

V NUMA POMPILIUS, adoucissant les mœurs sauvages

| des Romains, institue la religion et son culte ; il fait la

j dédicace du temple de Janus, ajoute des mois à l'année et

publie un code de lois très sages (7 1 4).

3° TLILLIUS HOSTILIUS remporte une victoire sur les Albains, détruit Albe, après le combat des Horaces et des Curiaces, et jette les fondements de la domination de Rome sur le Latium (674).

4° ANGUS MARCIUS étend la domination de Rome jusqu'à la mer et rétablit le port tfOstie, ce qui montre que déjà Rome s'adonnait à la navigation, si toutefois elle n'avait pas pour objet la piraterie plutôt que le commerce (639).

: 5° TARQUIN-L' ANCIEN contracte une alliance avec les Etrusques, et met Rome, qu'il embellit, en état de faire par-là quelque entreprise maritime (615).

I fie SERVIUS-TULLÏUS met Rome à la tête de la ligne

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