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ROME SOLS LA REPUBLIQUE

Ce repos fat suivi de dissensions intestines, causées par la haine réciproque des plébéiens et des patriciens. Elles nécessitèrent l'établissement de la dictature, 498 ans avant J.-G. Titus Lartius fut le premier dictateur (onze ans seulement après la chute des rois).

Ces luttes fatales n'empêchèrent pas de faire avec avantage la guerre aux peuples voisins. Posthumius, second dictateur, triomphe des Latins à Régille (496).

C'est là que périrent Titus et Sextus, fils de Tarquin-k- Superbe, qui meurt à Cumes, peu de temps après (495).

De nouveaux troubles s'élèvent : le peuple se retire sur le Af ont-Sacré, à trois milles de Rome (49 4), et ne rentre dans la ville qu'après que les patriciens ont promis l'abolition de dettes et la création d'un avocat du peuple. Les tribuns du peuple sont créés (493). Les Volsques furent battus à Corioles par Marcius, qui prit le nom de Coriolan (491). Ce jeune patricien, d'un caractère fier et intraitable, est bientôt après condamné à un bannissement perpétuel, pour avoir voulu annuler les conventions du Mont-Sacré ; il part, et revient à la tête des Volsques, met le siège devant Rome, repousse les prières des sénateurs, et ne se rend qu'aux larmes de sa mère, Véturie (488).

Le consul Spurius Cassius renouvelle les troubles par la proposition de la loi agraire; on l'accuse d'aspirer à la royauté ; il est mis à mort (483).

La guerre est déclarée aux Eques, aux Volsques, aux Véiens. Ces derniers taillent en pièces les trois cent six Fabius auprès du fleuve Crérnère, à peu près dans le même temps que les trois cents Spartiates sont vaincus et massacrés aux Thermopyles par les Perses (477).

Le peuple s'indigne des abus introduits par les consuls ; un tribun, Térentius Arsa, propose une loi qui tend à fixer la jurisprudence : c'est la loi Terentia. Elle excite dix années de troubles, au milieu desquels un riche Sabin, Herdonius, s'empare duCapitole. Le peuple marche contre lui. Quintas

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