‹ Esquisses historiques ou cours méthodique d'histoire composé sur un nouveau planChapitre 68 sur 148 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

sur l'evpire d'orient.

L'empire d'Orient fut détruit 2206 ans après la fondation de Rome (à justifier ); 1124 ans après la translation du siège de l'empire romain à Byzance (à justifier); 1089 ans après le premier partage ; 1058 ans après le second partage ( à justifier).

On a remarqué que V empire romain, fondé par Auguste, fut renversé sous un Auguste ; celui de Constantinople, commencé par Constantin, fut détruit sous un Constantin; celui de Irèbizonde, fondé par David Comnène, fut renversé sous un David de la même famille.

PEUPLES SECONDAIRES

DE L'HISTOIRE ANCIENNE

En Asie.

Les ARMÉNIENS , entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne, au nord de la Mésopotamie. Leur capitale était Tigranocerte. Les Arméniens se donnent eux-mêmes le nom de Uaïkans , d'après un de leurs rois fabuleux , arrière-pelitfils de Japhet. Leur origine et leur histoire sont inconnues, lis eurent plusieurs rois, parmi lesquels on distingue Tigrane : ce prince se ligua avec Mithridate , roi de Pont , contre les Romains, qui le défirent (i er siècle J.-C). Leur pays est aujourd'hui divisé entre les Turcs et les Perses. Les Arméniens sont commerçants , et sont répandus dans toutes les provinces de l'empire ottoman.

Les CAPPADOCIENS , à l'extrémité orientale de l'Asie Mineure. Ils étaient bornés : au N. par le Pont , au S. par la Cicilie, à FO. par la Phrygie, et à l'E. par l'Arménie. Leur capitale était Césarée. Les Cappadociens furent soumis par les Lydiens, ensuite par Cyrus, roi de Perse, qui leur donna un roi (vi e siècle). Le gouvernement continua d'être monarchique jusqu'au i cr siècle, où ils furent soumis par les Romains. Aujourd'hui la Cappadocc (ait partie de l'empire turc.

LesPONTINS, en Asie Mineure, au N., au S. du Pont- Euxin et au nord de la Cappadocc. Leurs villes principales étaient Amassée, Néo-Césarée et Trapezus. Les Pontins eurent leurs rois particuliers , parmi lesquels on remarque Mithridate , qui s'opposa pendant quarante ans aux Romains. Le Pont devint province romaine. Il lait aujourd'hui partie de la Turquie d'Asie.

Les BYTHIKIENS, en Asie Mineure, au N., au S. du

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PEUPLES SECONDAIRES

Pont-Euxin , au N. de la Phrygie, à TE. de la Propontide ( mer de Marmara), et à l'O. de la Paphlagonie. Villes principales : Nicée, Nicodème, Pruse et Chalcédoine. Le premier roi des Bythiniens, Nicomède 111, fut dépouillé par Milhridate, roi de Pont. Pompée le rétablit - Nicomède , en mourant, légua ses Etats aux Romains. C'est à Ly bissa que mourut Ànnibal.

Les PERGAMOTES , au N.-O. de l'Asie Mineure , dans la Mysie. Pergame échut en partage à Lysimaque , un des lieutenants d'Alexandre; elle eut ensuite des rois particuliers, parmi lesquels nous remarquerons A tlale IJ1 , qui, n'ayant pas d'enfants , institua les Romains ses héritiers.

Les LYDIENS, à TO. de l'Asie Mineure, au S. de la Mysie, au N. de la Carie et à l'O. de la Phrygie. Villes principales. Sardes , Ephèse. Les Lydiens furent gouvernés successivement par trois familles : les Alyades, les Héraclides et les Mermnades, jusqu'à Crésus, qui fut vaincu par Cyrus ( vi e siècle). Le royaume fut alors détruit, et passa successivement sous la domination des Perses , des Macédoniens, des Syriens et des Romains. Aujourd'hui la Lydie fait partie de la Turquie d'Asie.

Les CARIENS , en Asie Mineure, au S.-O., bornés au N. par la Lydie, à l'O. par la mer Egée (Archipel), au S. par la Méditerranée, et à TE. parla Lycie. Villes principales, Halicarnasse , Milet , Gnide. Les Cariens furent gouvernés par vingt-six rois, dont le plus célèbre fut M ausole, époux d'Arihémise. La Carie fait aujourd'hui partie de la Turquie d'Asie.

Les PHRYGIENS, au centre de l'Asie Mineure, bornés au N. par la Bithynie et la Galatie , à l'O. par la Lydie et la Carie , au S. par la Lycie et la Pysidie , à l'E. par la Cappadoce. Villes principales, Hiéropolis, Apamée, Laodicée. Les Phrygiens lurent d'abord gouvernés par des rois , et ensuite tombèrent successivement sous la domination des Perses, des Macédoniens et des Romains. Aujourd'hui la Phrygie fait partie de la Turquie d'Asie.

En Europe.

Les Él'lROTES , le long de la mer Adriatique, à IU de

DE L'HISTOIRE ANCIENNfi. 115

la Macédoine et de la Thessalie. Pyrrhus, qui fit avec succès la guerre aux Romains, lut un de leurs rois les plus célèbres (11 e siècle). Ils furent soumis aux Romains par Paul- Emile. EnsuiteJes Vénitiens s'emparèrent de l'Epire jusqu'au xv e siècle, qu'elle subit le joug des Turcs.

Les THESSALIENS. C'est de la Thessalie, située au nord de la Grèce , que partirent les Hellènes pour s'étendre sur toute là Grèce ; à l'époque de la guerre de Troie , elle contenait dix petils royaumes , dont la plupart appartenaient aux héros les plus renommés de ce siècle , tels q\i Achille et Philoctèle. Les Thessaliens ne surent pas conserver longtemps leur liberté politique. Larisse et Phères étaient leurs villes principales.

A Larisse, la famille Aleulade, qui prétendait descendre d'Hercule, maintint sa domination jusqu'au siècle d'Alexandre.

A Phères, il s'éleva, dans le v e siècle (408), un tyran nommé Jasori, qui étendit au loin sa domination. L'un de ses frères, Alexandre, fut vaincu par Pélopidas , et assassiné (en 346), à l'instigation de sa femme, Thébé, par ses frères Lycophron et Tisiphomus. Ces derniers furent chassés par Philippe , roi de Macédoine. Depuis, la Thessalie suivit le sort de la Grèce.

Les ETOL1ENS. Les Eloliens, situés à l'O. de la Gr£>ce, étaient barbares et grossiers ; ils exerçaient leur brigandage sur terre et sur mer. Pcnée , Mélcagre, Diomèné, sont célèbres parmi eux. Ces peuples résistèrent longtemps aux Macédoniens et aux Romains ; ils formèrent une ligue qui devint formidable aux Achéens. Ils furent soumis par les Romains, comme les autres peuples de la Grèce.

Les PHOC1DIENS. Les Phocidiens, au centre de la Grèce propre, descendaient de Phocus, chef d'une colonie de Corinthe. Ils furent gouvernés d'abord par des rois , et se constituèrent ensuite en une espèce de république dont on ne connaît pas la forme. La ville de liressa formait un petit Etat indépendant. Les Amphiclyons déclarèrent la guerre aux Phocidiens à cause de leurs outrages envers le temple de Delphes; elle se termina dix ans après, par l'entremise de

PEUPLES SECONDAMES

Philippe y roi de Macédoine ; c'est ce qu'on appelle la guerre sacrée.

Les BÉOTIENS. Aux peuplades anciennes de la Béolie, située au N. de YAitique , se mêlèrent les Phéniciens, conduits en Grèce par Cadmus. La famille de ce héros y régna pendant longtemps, et l'histoire des rois de Thèbes, ses successeurs , est une des branches de la mythologie grecque. Le gouvernement monarchique fut aboli en Béolie ( vers i 126), dans le xn 6 siècle, à la mort de Xuthus. Depuis, chaque ville de cette province formait un Etat , ce qui faisait une ligue dans laquelle se trouvait Thèbes. Onze magistrats , appelés béotarques , étaient à la tête de la confédération. Plusieurs guerres eurent lieu entre ces petites républiques ; elles se réunirent souvent contre celle de Thèbes , qui excitait leur jalousie. Epaminondas et Pélopidas firent sortir leur pays de l'obscurité , mais il y rei\tra après leur mort ( rv e siècle ) .

Les CORINTHIENS. La maison de Sysiphe régna pendant longtemps sur Corinthe, ville située au N.-E. du Péloponèse. Les Doriens mirent fin à sa domination par la conquête qu'ils firent de cette ville. Deux familles de la race d'Hercule occupèrent ensuite le trône. Chaque année, depuis le viu e siècle, on choisissait un prytane ou magistrat suprême , jusqu'au vu e siècle , où Cypellus devint maître du pays. En 557 , Périandre, son fils , se rendit odieux par son avarice et ses cruautés. Les Corinthiens, fatigués de la tyrannie de leurs chefs, s'affranchirent de leur joug en 584. Les Corinthiens étaient les plus riches commerçants de la Grèce. La situation de leur ville leur était très -favorable ; ils avaient de nombreuses colonies. C'étaient, à IX)., Corcyre, Epydamnus, Leucas, Syracuse; et à l'E., Poiidée. La magnificence et la dissolution des Corinthiens étaient portées au plus haut degré ; il fallait être riche pour partager leurs fêtes et leurs plaisirs ; c'est ce qui donna lieu à ce proverbe : t 11 ri est pas permis à tout le monde d'aller à Corinthe. >

Mummius, consul romain, pilla cette ville et la détruisit presque entièrement 446 ans avant J.-C; mais Jules-César y envoya une colonie et fit tous ses efforts pour la relever de ses ruines et lui rendre sa première splendeur.

DE L'HISTOIRE ANCIENNE

ACHÉENS. VAchaie, située au N. du Péloponèse , fut d'abord connue sous le nom d'JEgialée. Les lorciens y régnèrent jusqu'à ce que les Achéens , chassés tfArgos par les Doriens, les repoussèrent à leur tour et s'établirent dans le pays, sous lisamène, fils A'Oreste. Le dernier des successeurs de ce prince se nommait Gygès; sa cruauté fut cause de l'abolition du pouvoir monarchique. Les douze villes iVAchctic formèrent alors une confédération ; mais elles furent soumises parles rois de Macédoine, successeurs d 1 Alexandre le Grand. En 284 avant J.-C, ayant chassé les tyrans, ils formèrent de nouveau une ligue célèbre, dans laquelle entrèrent plusieurs peuples du Péloponèse, et qui se rendit pendant \ 35 ans redoutable. Parmi les grands hommes qui furent à la tête de la ligue achéenne, nous citerons A ratus et Philopémen. Elle combattit pour l'indépendance de la Grèce , menacée par les Romains ; mais elle fut détruite par le consul Mummius l'an 146.

MESSEN1ENS. Les Messéniens habitaient le plus beau pays de la Grèce ; ils doivent leur célébrité aux trois luttes sanglantes qu'ils soutinrent contre les Spartiates, leurs voisins; l'issue de ces guerres fut malheureuse pour eux. Les uns furent réduits en esclavage et se confondirent avec les Ilotes ; les autres quittèrent le Péloponèse et se retirèrent en Sicile, où ils fondèrent U ville de Messine, autrefois Zancle.

Les CRÉTOIù, «lans 1 île de Crète, au S.-E. du Péloponèse, en Europe. Villes principales, Gorlyne, Cydonie et Gnosse. Ils furent d'abord gouvernés par des rois, parmi lesquels on remarque Minos 9 leur législateur (xv e siècle avant J •«-€•); ensuite ils se constituèrent en république, jusqu'à leur soumission par les Romains. Ils passèrent successivement sous la domination des empereurs d'Orient (iv e siècle), des Arabes (i\ e siècle), des Génois (x e siècle), des Vénitiens (xm e siècle), et des Turcs auxquels ils sont encore soumis.

Les SYRACUSA1NS, en Europe, dans la Sicile, au S.-E. Capitale, Syracuse. Le gouvernement des Syracusains fut tour à tour républicain et tyran nique ; parmi ses rois, nous citerons Denys le Tyran et Denys le Jeune. Les Athéniens mirent le

PEUPLES SECONDAIRES

siège devant cette ville (v e siècle). Les Romains la prirent deux siècles après et la conservèrent jusqu'à l'invasion des barbares. Syracuse appartient aujourd'hui au roi des Deux- Sicile».

Les CALÉDONIENS étaient Celtes d'origine, leurs mœurs étaient barbares; ils furent battus par le général romain Agricola, et ensuite par l'empereur Sévère (m e siècle), qui fit élever une célèbre muraille entre l'Ecosse et l'Angleterre : il en reste encore quelques vestiges.

Les BRETONS étaient Celtes d'origine ; ils se gouvernèrent par leurs propres lois jusqu'à la conquête de leurs côtes méridionales par Jules-César (55 ans avant J.-C). Un siècle plus tard, sous l'empereur Domitien, Agricola s'empara entièrement de leur île, et, sous Constance Chlore ou le Pâle (111 e siècle), la Bretagne devint une province romaine. Dans le v e siècle, lorsque les barbares envahirent t empire d'Occident , les Romains retirèrent leur garnison de la Bretagne. Désolés par les excursions des Calédoniens, les Bretons appelèrent à leur secours les Angles et les Saxons, peuples germains, et furent soumis par leurs défenseurs. Les uns se retirèrent dans la principauté de Galles, les autres dans la Gaule Armorique, que nous nommons aujourd'hui Bretagne.

Les GERMAINS, peuples du centre de l'Europe, guerriers, simples, mais durs et sanguinaires. Attaqués presque continuellement par les Romains, pendant deux siècles et demi, et jamais soumis, ils les attaquent à leur tour, les défont sous l'empereur Auguste, conduits par Arminius, se jettent en hordes sur les provinces de l'empire d'Occident et s'y établissent. La plupart des nations de l'Europe descendent de ces peuples redou.ables. Nous appelons aujourd'hui Allemands, en général, les peuples qui occupent le pays des Germains. *

Les GAULOIS , Celtes d'origine , à l'O. de l'Europe , étaient belliqueux et entreprenants. Depuis le vi e siècle avant J.-C, ils firent cinq expéditions importantes.

La première sous le commandement de Bellovèse ; ils passèrent les Alpes et allèrent londer une colonie au nord de

JK L'HISTOIhk ANCIENNE

l'Italie. Ils y bâtirent Milan, Crémone, Padouc, etc. (vi° siècle avant J.-C.)

La deuxième, sous Sigovèse, à la même époque ; ils traversèrent la forêt Hyrcinie, et fondèrent une colonie au centre de la Germanie, en Bohême et en Pannonie.

La troisième sous le commandement de Brennus J er , descendant de Bellovèse ; ils vainquirent les Romains aux bords de V Allia, prirent Rome, et, après quelques mois de séjour, rincendièrent. Ils furent repoussés par le général Camille (iv e siècle).

La quatrième sous le commandement de Bclgius et de Brennus H ; ils ravagèrent la Macédoine et la Thrace, et allèrent jusqu'en Grèce pour piller le temple de Delphes. Cette expédition fut malheureuse (m e siècle).

La cinquième dans le m* siècle ; ils allèrent fonder une colonie dans l'Asie Mineure, où ils avaient été mettre Nicomède sur le trône de Bithynie. La Galatie ou Gallo-Grèce était devenue leur demeure.

Enfin ces peuples redoutables furent soumis par Jules- César, qui réduisit les Gaules entières sous la domination romaine. Dans le v e siècle après Jésus-Christ, la Gaule fut envahie par les Francs, les Bourguignons et les Visigoths, et forma le royaume de France, sous Clovis 1 er (481).

Les IBER1ENS ou HISPANIENS (Espagnols) étaient en partie d'origine phénicienne. Ils furent successivement soumis par les Carthaginois et les Romains, et leur pays fut le théâtre de guerres longues et terribles entre les deux peuples, dans le v e siècle. L'Espagne fut envahie par les Suèves, les Alains, les Vandales et les Visigoths. Ces derniers s'y établirent définitivement.

En Italie.

Les ÉTRUSQUES étaient cités comme les plus anciens peuples de l'Europe ; leur origine est incertaine et leur histoire peu connue. Ils portèrent successivement le nom de lyrrhéniens, de Pélasges, que les Grecs leur donnèrent; les Romains les appelèrent Tkusci (dieu ou encens), â cause de leur attachement pour le culte des dieux : c'est de ce nom

PEUPLES SECONDAIRES

qu'on a fait Etrusques. Leur goût pour les arts les a rendus célèbres. Leur pays était divisé en douze Etats, dont chacun avait un prince appelé Lucumon. Parmi eux on distinguait les Véienset les Falisques. Les Romains, qui leur empruntèrent beaucoup dans les arts, les sciences, la tactique militaire et les cérémonies religieuses, les soumirent et envoyèrent dans leur pays un grand nombre de colonies.

Les LATINS habitaient le Latium; ils se disaient aborigènes, c'est-à-dire originaires du lieu même qu'ils habitaient. Ils eurent plusieurs guerres à soutenir contre les Romains, qui , après les avoir défaits plusieurs fois , particulièrement près du lac Régile, dans le v e siècle avant Jésus-Christ (498), les soumirent entièrement dans le iv e siècle (540), et leur conférèrent le droit de cité, par la loi Julia , dans le 1 er siècle (90). Les principaux peuples latins étaient les Volsques, les Eques et les Rulules.

Les SABINS étaient les plus anciens peuples de l'Italie : on les croyait originaires du Péloponèse; ils étaient déjà puissants à l'époque de la fondation de Rome. Les Romains leur ayant enlevé leurs femmes et leurs filles, ils pénétrèrent dans Rome même ; ils consentirent à un traité et s'incorporèrent aux Romains, qui les subjuguèrent dans le iv e siècle.

Les SAMN1TES descendaient des Sabins. Ennemis redoutables des Romains , qu'ils firent passer sous le joug aux Fourches Caudines, ils furent soumis par ce peuple , dans le ni e siècle, après des guerres longues et sanglantes.

Les TARENTINS, peuple puissant, mais trop célèbre par sa mollesse, son luxe et ses mauvaises mœurs, eurent d'abord des rois et se constituèrent ensuite en république. Ayant provoqué la vengeancedesRomains, ilsappelèrentà leursecoursPyrrhus, roi d'Epire, le plus grand capitaine de son siècle (m e siècle); après quelques succès, ils furent soumis; ils se révoltèrent bientôt et prirent le parti d'Annibal ; mais, à la retraite de ce grand général carthaginois, ils rentrèrent pour toujours sous le joug des Romains.

En Afrique.

Les MORES, habitants de la Mauritanie, peuples nomades

DE L'HISTOIRE ANCIENNE

doi^ "histoire est peu connue ; ils se placèrent sous la protection des Romains. Octave réduisit leur pays en province romaineetledévasta;.il leur donna pour roi Juba, dont l'empereur Caligula fit assassiner le fils Ptolémée (i er siècle). Les Mores s'armèrent, ayant à leur tête un affranchi de Ptolémée; mais ils succombèrent encore une fois et devinrent sujets du peuple romain.

Les NUMIDES étaient nomades; leur frugalité et leur adresse étaient connues , et ils étaient excellents cavaliers. Ils ne furent connus des Romains qu'à la seconde guerre punique. Us étaient gouvernés par Massinissa , qui prit le parti des Romains. Jugurtha, neveu de ce prince, après une guerre sanglante, fut emmené prisonnier à Rome , et , dans le i er siècle, la Numidie fut réduite en province romaine. Depuis l'invasion des barbares, ce pays passa successivement aux Vandales, aux Arabes, enfin aux Turcs, qui ne le possédaient plus que de nom. C'est aujourd'hui le royaume d'Alger.

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