‹ Essai bibliographique sur les éditions des Elzévirs, les plus précieuses et les plus recherchéesChapitre 18 sur 22 · EN LANGUES ORIENTALES · texte numérisé non relu

EN LANGUES ORIENTALES

Id est, Apocalypsis Sancti Johannis, ex manuscripto exemplari è bibliotheca clariss. virî Josephi Scaligeri deprompto, édita charactere Syro et Ebraeo, cum versione latina et notis, opéra et studio Ludovici de Dieu. Lugduni Batavonim, ex typographia Eizeviriana. 1627.

pet. in-4°.

Ce volume, qui contient an pages sans les pièces liminaires , est fort bien exécuté. On y trouve , à côté de la version latine, une version grecque qui n'est point indiquée sur le titre.

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Id est Grammatica linguarum Orientalium , Ite-

!l42 ESSAI

brseorum, Chaldaeorum et Syronim, inter se coUatârum. Authore Ludovico de Dieu. Lugduni Batavoruin , ex ôfficina Elzevirianâ. Anno 1628. pet. in-4^.

Volume de 4ti3 pages y plus 8 feuillets de pièces liminaires.

Hoc est, Talmudis Babylonici Codex Middoth sive de mensuris Templi, unà cum versione latina. Additis , prœter accuratas figuras , commentariis, quibus tota Templi Hierosolymitani stmctura cum partibus suis, altari caeterisque eo pertinentibus, è Talmudistarum aliorumque Judoeorum scriptis distincte explicatur, variaque scripturae S. loca illustrantur. Opéra et studio Constantini l'Empereur de Oppyck , SS. Theol. Doct. et ling. Heb. ac Chald. in Academia Lugduno - Batava Professons. Lugduni Batàvorum , ex offîcinâ Bonaventurae et Abrahami Elzevir. Acadera. Typograph. i63o. pet.

in.4^

Volume de 194 pages sans les liminaires et index.

Sive Clavis Talmudica, complectens formulas, loca dialectica et rhetorica priscorum Judaeorum. Latine reditta per Constantinum TEm-

BlfiLlOORAPHIQUE. ^4^

pereur ab Oppyck , S. T. D. et controversiarum Judaicarum professorem in Academia Lugdunensî. Cum indicibus accuratissimis , et dissertatione , qua operis usus, utilitasque os* tenduntur. Lugdoni Batavorum, ex officina Elseviriorum. Anno ï634. pet. in-4^.

Le lexte de ce voliune contient 23a pa^s, imprimées à tni- marge en hébreu et en latin , précédées de pièces liminaires et suivies de plusieurs index. Les index et les liminaires ne sont pas paginés.

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A.hmedis Arabsiadœ Yitas et Rerum gestarum Timuri, qui vulgo Tamerlanes dicitur, Historia. Lugduni Batavorum., ex typographia £lseviria&a, i636. pet. m^^^.

t^e volume , entièrement en arabe , contient 446 pages sans compter le titre et la préface latine de Golius , qui est renfermée dans a feuillets. Elle est adressée ^ux amateurs de la langue arabe : Jacobus Golius Arahicœ linguœ studiosù S,

L'éditeur annonce avoir consulté et collatiomié deux manuscrits pour donner nim texte pur et entier ; mais il n'a p^s •obtenu un succès digne de ses laborieux efforts , car son édition est défigurée par de nombreuses lacunes et les erreurs typographiques les plus graves. C^st sans doute ce motif qui a empêché Golius de publier la traduction qu'il avait annou'* cée dans sa préface, et il est même fort présumable que •cette traduction n'aura pas été terminée, surtout si elle n'a

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dû être faîte que d'après le texte publié chez les Elzévirs. La réimpression de cet ouvrage, donnée avec une version latine, de 1767 à 1772 , par S. H. Manger, n'est pas beaucoup plus exacte que celle-ci. L'incorrection de ces deux éditions arabes et l'importance littéraire de l'ouvrage original, qui est regardé avec raison comme un chef-d'œuvre d'éloquence que quelques critiques placent même immédiatement après le Coran , ont engagé, en 1818, les savants professeurs du collège du fort William de Calcutta à en publier une troisième édition. Cette édition, qui est accompagnée des motions ou points voyelles , et qui a été conférée sur quatre manuscrits différents, est incomparablement supérieure aux deux premières. Elle a été imprimée à Calcutta,. en un volume, in-8® royal de 5o9 pages , sans compter l'errata , qui en a sept.

Il existe une lacune assez importante dans les trois éditions qui viennent d'être citées. Aucime ne renferme l'alphabet Oïghour donné par Arabchah avec la valeur des lettres Oïghoures en caractères arabes. M. Langlès a fait graver ce précieux morceau d'après un manuscrit arabe de la Bibliothèque Royale , et cette planche accompagne la notice d'un Dictionnaire Latin -Mantchou- Chinois qu'il a inséré dans le VII* volume des Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque du RoL

Historia Christi persicè conscripta , simulque mullis modis contaminata, a P. Hieronymo Xavier, Soc. Jesu. Latine reddita et animadversionibus notata a Ludovico de Dieu. Lugduni Batavorum, ex offîcina Elseviriana, A^ 1639. in-4^.

Historia S. Pétri persicè conscripta, simuique multis modis contaminata. (A P. Hieronymo Xavier.) Latine reddita, et brevibus animadversionibus notata , a Ludovico de *Dieu. Lugduni Batavorum, ex officina Elseviriana, A® 1639. in-4^.

Le premier de ces yolumes a 636 pages , sans compter les liminaires ni la table; et^le second a 144 p^ges, indépendamment de quelques feuillets liminaires.

Ces deux ouvrages, qui sont ordinairement réunis, ne donnent lieu à aucune observation bibliographique importante. Seulement ils sont imprimés^ avec d'autant plus de soin que leur publication a été faite par Louis de Dieu pour nuire aux Jésuites , et par conséquent dans l'intérêt ^de la religion protestante, que professaient les Ëlzévirs. Ce fait nous engage à rapporter quelques détails que les amateurs d'anecdotes littéraires ne liront peut-être pas sans plaisir.

Le grand -mogol Akbar, l'un des souverains les plus dignes du beau titre de philosophe, désirant détruire l'animosité héréditaire, et en quelque sorte mutuelle, des Hindous ou Brahmanistes , des Chrétiens et des Musulmans , conçut le projet de fondre^cn une seule ces trois religions , qui lui étaient également indifférentes. Pour réussir dans ce projet, plus louable que possible à exécuter, il appela auprès de lui des Brahmanes , des prêtres catholiques et des mollas. Non-seulement il fit faire par eux , en persan , des analyses et des extraits des Védas, des Pouranas et de l'Évangile, mais il voulut encore connaître les vies des fondateurs et des principaux propagateurs ou apôtres du brahmanisme et

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du christianisme. Le P. Jérôme Xavier, Jésuite , que les missionnaires catholiques d'Agra avaient fait venir en exécution des ordres d'Akbar, s'empressa de rédiger en persan une vie de Jésus-Christ et une de saint Pierre. Ces vies, sous le rapport de la langue, sont remplies de solécismes et de fautes grossières ; et sous le rapport historique , elles sont pleines de mensonges et d'absurdités. Louis de Dieu a indiqué , dans ses doctes animadversioues , les sources où le Jésuite a puisé les rêveries et les contes ridicules qu'il méle'avec un petit nombre de faits tirés des cpiatre évangélistes. Tant de recherches et de veilles consacrées à déchiffrer, traduire, réfuter et imprimer deux histoires remplies d'incorrections matérielles et littéraires pourraient causer un juste étonnement , si l'on ne savait que l'habile orientaliste hollandais avait pour but de prouver et de divulguer les manœuvres coupables et les audacieuses fourberies des Jésuites. H prend , lui-même , la peine de nous instruire dans son épitre dédicatoire et dans sa préface de& motifs qm VoiX engagé à publier ces ouvrages^

« ....^ Les Jésuites (i), dit -il, s'insinuent en tous lieux, « pénètrent dans toutes ^es régions du globe , se répandent

« sur tous les royaumes de la terre Ceux qui défendent

« de traduire la parole sainte de Dieu dans les langues vul- « gaires, et pour ainsi dire de la mettre à la portée du peu- « pie, infectent les Barbares de leurs livres remplis d'inven-

« tions humaines H est temps de découvrir ces fraudes

« et de réprimer cette audace. » {Épitre dédieaioù-e.) -^

(i) tt IrrepuAt qua^avenum , et omnet orbis regîones ^ oimûa régna • pervaduat Jesoitae....... Qq^ sacrosanctiim Deî verbum i» omnes lîn-

K guas transferri , et vemaoulo idiomate plebî legenduxn dari yetant ^

« suos libres, humanis commentis plenos, Barbaris obtrudunt De-

« tegenda» aunt bae fraudes , comprîmenda est horum. hominum auda- « cia *K ( Epistola dedicatoria, )

« Faxit Deiis, ut labor hic noster Ecclesi» utilîs sît, quodquc

m potîssîmum hie ^ectavimu» , veritatî adversus Pontifioias superstitio- « nés tuendaB sermt...«... « ( Pr^fûdo^)

« Que Dieu rende notre travail utile à TÉglise , et

« qu'il serve , comme nous le désirons surtout y à protéger la « vérité contre les superstitions papales » (Préface,)

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Rudimenta Linguae Persicœ. Authore Ludovico de Dieu. Âccedunt duo priora capita Geneseos, ex Persica translatione Jac. Tawusi. Lugduni Batavorum, ex officina Ëlseviriana, A® lôSg.

in-4^

Volume de gS pages sans les liminaires.

Ce volume se trouve habituellement joint aux deux volumes précédents. Il a été composé sur la demande des £lzévirs , afin de faciliter Fétude de la langue persane , et conséquemment la vehte des livres imprimés en cette langue. Quoique l'auteur de cet ouvrage le présente modestement dans la préface et sur le titre comme de simples rudiments et non comme une grammaire complète , il suffit néanmoins pour donner une connaissance exacte des principes grammaticaux du persan y qui y sont présentés avec beaucoup de précision et de clarté. L'éloge que nous faisons de ces rudiments serait justifié , s'il avait besoin de l'être , par la réimpression qui en a été donnée à Padoue. Il est à remarquer qu'avant ce livre il n'existait aucune grammaire persane» et que Louis de Dieu a le premier ouvert une «carrière qu'il a honorablement parcourue.

Jacobi Golii Lexicon Ar ABico-LATiNtTM , contextum ex probatioribuâ Orientis lexicographis.

Accedit index latinus copiosissimus , qui lexici

latino - arabici vicem explere possit. Lugduni Batavorum, typis Bonaventurae et Abrahaini Elseviriorum. i653. in-folio.

Liminaires, 6 feuillets; texte, 1461 pages numérotées jusqu'à 29^12, parce que chaque page contient deux colonnes, et que chaque colonne est chiffrée; errata et index , ao feuillets.

Malgré l'incorrection , disons même la barbarie , des caractères arabes d'Erpenius dont on s'est servi pour l'impression de cet ouvrage, il n'est pas moins recommandable sous le point de vue typographique que sous le point de vue littéraire. Les difficultés que présentait la combinaison des caractères romains , italiques , grecs , hébreux et arabes , ces derniers accompagnés de leurs voyelles supérieures et inférieures, ont été surmontées avec autant de bonheur que d'adresse. Là netteté et l'égalité du tirage dissimulent une partie des imperfections du caractère arabe et ajouteiit beaucoup à la beauté des autres caractères.

Il est inutile de faire ici l'éloge de ce dictionnaire , dont la réputation est établie depuis long-temps ; c'est un livre classique, indispensable à tous ceux qui étudient et même qui savent l'arabe. On y aperçoit cependant de nombreuses et importantes lacunes , qui rendraient possible et désirable d'en donner une édition fort augmentée. Le gouvernement ne se montrerâ-t-il pas assez ami des véritablement bonnes lettres pour protéger et faciliter une si utile entreprise ? Nous formons à cet égard des vœux qui ne seront pas long - temps stériles, si les encouragements accordés à la collection des classiques latins et à d'autres entreprises littéraires ne sont pas refusés aux langues orientales.

Nous ne terminerons pas cet article sans faire remarquer que dans un grand nombre d'exemplaires du Dictionnaire arabe de Golius, on cherche vainement le feuillet intitulé Abbreviaturœ indices librorum etc. , qid doit se trouver

,a^ ...MMa—^^H^lr.'f.^i^^ai^idEaaflta.^^

entre la préface et le commencement du texte. L'existence de ce feuillet est cependant indiquée par la réclame abbre placée au bas de la dernière page de la préface. Nous croyons devoir rappeler aussi que ce dictionnaire se vendant, au moment où il parut, chez plusieurs libraires et dans différentes villes , on en trouve des exemplaires avec l'indication de ces villes et de ces libraires sur le. titre. Il n'y a entre ces exemplaires et celui dont la désignation se trouve ici aucune autre différence.

Ce Dictionnaire a été réimprimé avec des additions assez nombreuses dans le Lexicon Iieptaglotton de Castel qui accompagne ordinairement la Bible polyglotte de Walton ; circonstance qui depuis quelques années a fait considérablement monter le prix de ce lexique , et n'empêche pas que l'on ne désire vivement une nouvelle édition du Dictionnaire de Golius

enrichie de toutes les augmentations dont il est susceptible. Cet important travail a été préparé par M. Et. Quatremère , Tun de nos plus savants et de nos plus modestes orientalistes.

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MuhamiDedis Fil. Retiri Ferganensis, qui vulgo Alfraganus dicitur, Elementa Astronomica, arabicè et latine. Cura notis ad res exoticas sive ♦ orientales, quae in iis occurrunt. Opéra Jacobi Golii. Âmstelodarai, apud Johannem Jansoniura à Waesberge, et viduam Elizei Weyerstraet, 1669. in-4**.

Ce volume se compose de trois parties distinctes : le texte arabe, qui contient 109 pages; la traduction latine, qui est renfermée dans un pareil nombre de pages ; et les notes ^ qui cm ont 3o6 : le tout sans les pièces liminaires et*1a table.

!k5o ESSAI BIBLIOGRAPHIQUE.

Quoique oe livre ne porte pas le nom des Elzévirs» il est aisé de reconnaître , tant aux caractères qu'aux vignettes et fleurons , qu'il est sorti de leurs presses. Le caractère arabe est y comme dans tous les livres en cette langue exécutés dans les imprimeries elzéviriennes, celui d'Ërpenius,

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