DE LA
IMUMOTIIKOOE NATKhNALi:
Le département des nimuscrits de la Bibliothèque nationale, grâce à l'active initiative de M. IL Oniont, conservateur de ce département, grâce aussi à l'appui qu'il a trouvé auprès de généreux donateurs, soucieux de l'enrichissement de notre grand dépôt, vient d'entrer en possession de •2']j manuscrits de la plus haute valenr pour noire histoire nationale.
\ oici dans quelles circonstances.
A la suite du laisser-aller des administrations de nos archives départementales dans la première moitié du dixneuvième siècle, à une époque où Guizol signait — sans la lire, évidemment — une lettre, citée par Lahordc, autorisant la vente de diplômes carolingiens, un riche amateur anglais, sir Thomas Phillips, acquérait en France, régulièrement d'ailleurs, des registres, des chartes, des pièces qui prirent place dans sa belle collection.
La bibliothèque de sir T. Phillips, une des plus riches et des plus précieuses que jamais particulier ait formée, se composait de 4oooo volumes manuscrits de toutes dates et de toutes langues. Conservée d'abord à Middlehill (\^'orccsfcr), puis à Cheltenham (Glocester), cette bibliothècpic cominen(;a à être dispersée, en i8(S6, quatorze ans après la mori de son possesseur. Dès 1887, le gouvernement prussien acquérait pour la liibliothèque de licrlin les manuscrits provenant de l'ancien collège de Glermont à Paris ; peu après, les gouvernements belge et hollandais achetaient les manuscrits relatifs à l'histoire de leur ])ays. A quelques
SUR LES
OEUVRES
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