IX. La \ ALISE TROUVÉE
672. — 1. — La II Valise || trouvée. || [Vig.] — MDCCXL, 2 parties. S. l. [Paris, Praulf]. in-12, pp. V111-18A, i85à 36o.
Bib. nat.. Inv. ¥'^48765. — Vente Guy Pellion (074), ra. r., Cuzin, 80 fr.
678. — 2. — La |! Valise || trouvée, || Par M. Le Sage. Il Nouvelle Edition, à laquelle on a joint || la Journée des Parques, || par le même, i^ le Bijou-
] 8o BULLETIN' DU BIBLIOPHILE
TiEu II Philosophe. Comédie, tradulle |j de TAnglois. Il Avec Figures. \\ A Maeslrichl, \\ Chez Jeaii- Edmc Du four cf Phil. \\ Roux, Iwpvimeurs-.Libraires , associés. || — m.dcc.lxxix. in-12, pp. ix-36g.
Dans lex. que j'ai examiné, Brilish Muséum, \2b10, dd. 20, il y a 4 figures : 1. en tète, la Valise trouvée, signée « J. B. P. Tardieu sculp. résidant à Malines ». — II, i""^ S. Journée des Parques, sig. « J. B. P. Tardieu sculp. » — III, 2™* S. Journée des Parques, signée comme la première. — IV, le Bijoutier philosophe, sig. « grave par Tardieu résidant à Malines. »
Le Bijoutier philosophe est une comédie de Dodsley.
— « A roccasion de la Valise trouvée, dont il a exhibé une édition [Maëstricht, 1779], M. A. de la Borderie attire l'attention de la Société sur ce qu'il appelle le Le Sage inconnu, c'est-à-dire, sur certaines œuvres de cet illustre Breton, complètement ignorées même des lettrés, quoiqu'on y trouve non seulement des traits, mais de nombreux morceaux, très dignes, par le style, l'esprit, le talent d'observation, de soutenir la comparaison avec les meilleures pages de ce grand écrivain. Telle est, en particulier, la Valise trouvée, recueil de lettres supposées contenant de curieuses peintures de mœurs : — le Point dlionneur, l'une des comédies espagnoles de Le Sage réputées illisibles, c[ui renferme d'excellentes scènes de caractères ; — même le Mélange amusant de saillies d'esprit et de traits historiques, où Le Sage a encadré de piquantes anecdotes littéraires qu'on ne trouve nulle part ailleurs ». (Bul. Soc. Bibliophiles bretons, 8" année (i88:'i-i885), Nantes, 18S.Ô. p. 33.)
« La Valise trouvée, dont 1 idée est empruntée au Courrier dévalisé, de l'Italien Pallavicino, et non à quelque Espagnol, comme l'avance Llorenle, est bourrée des retailles de ses grands ouvrages, et des Lettres d'Arislénèle qu'il retouche avec une Indulgence licureuse. Enfin ce qui n'avait pu entrer dans La V<disr Ciil oiïert au public eu
ŒUVRES D ALVIN-UENK LKSAGK 101
1743, SOUS ce litre dépourvu d'arlilicc : \lelamje aniasanl lie saillies d'espril et de traits historiques des i>his frappants . Ici par exemple on sent que le sac à malices se vide. Nous relevons dans ce l/é/nnjye jusqu'à trois anecdotes qui se lisaient déjà textuellement dans Esiéranillc, sans compter que la mémoire de l'auteur le trahit : ne va-t-il pas jusqu'à confondre Arricn avec Appien-lui qui avait fait de si bonnes humanités ! — et à le donner pour contemporain d'AristoteP C'était de quoi le brouiller avec le vieux Danchet ». (Lintilhac, pp. iSS-g.)
G74. — 3. — Œuvres choisies de Le Sa<;e. Pai-is, 1810. [Voir No. 2, T. XL]
G70. — /j. — Œuvres de Le Sage. .1 Paris, i8'>!i. [Voir No. h, T.XIL]
676. — 5. — Œuvres de A. René Le Sage. A Paris, 1828. [Voir No. 6, T. XIL]
G77. — * La Vengeance trompée par l'Amour.
Tiré de la Valise, dans les /?oma;!s illustrés, Havard i849-
Léo G lare Ile.
.4 suivre). Henri Cordier
UN SUPPLÉMENT A LA CORRESPONDANCE
DU
CARDINAL DE RICHELIEU
(Suite) (i).
A LA Reyne de Pologne
(en latin coe au Boy Je Pologne)
<C Madame >> Treshaulte et tresex[cellenle] Princesse
La connoissance que nous auons de vostre désir a veoir la restauration entière de la Religion chrestienne nous fait promettre que vous entendrez voluntiers <^ des > les propositions qui ont ce but. Cela est cause qu'enuoyant nostre Cousin le duc de Neuers vers le Roy M', nostre bon frère pour luy en proposer vng de ceste qualité nous luy auons commandé de vous veoir en particulier, et de vous en communicquer. \ous auons donc a supplier vostre Maiesté, Madame, de luy donner audiance & de fauoriser la sienne de vostre crédit etauctorité enuers le Roy M' nre bon frère, en sorte qu'vn sy s' & glorieux desseing puisse réussir a l'honneur et a la gloire de Dieu, au repos vniversel de la Chres-
(i) Voir le Dullelia du i5 mai 1908, p. 2^9 à 267; du i5 juin, p. 273 à 284; du i5 juillet, p. Saga 34<i; des i5 aoùli5 septembre, p. 876 à 899; du i5 novembre, p. 620 à 53i ; du 1 j décembre, p. b~2 à 091 ; du i5 janvier 1909, p. 34 à 45 ; du i5 février, p. 87 à 97; du 1 5 mars. p. 12G à 137.
ACQiisi'iiON I) IN :m\ii.iui:l n iMiMinii'itii; 9.9.,i
et requis sieur Henry Borsallicr, marchand libraire audict Lyon, pour luy faire compaignie jusquau dict Nizze, tant pour recevoir lesdicts deniers prestez que pour soubvcnir aux frais du voyage dudict Clonrardo que n'auoit aucun pouvoir faire. Ce que ledict lîorsallier auroit faict moiennant la promesse que luy auroit esté faictc par ledict Conrardo audict nom et aussi que ceulx qui auroient vendu ladicte imprimerie se voulloient rétracter par faulle de payement tellement que
/^^-m^^^èo-
Signatures de F. Conrardo et de H. Borsaleh.
ledict voyage a esté despendu de fayre par le compte entre lesdictes parties arresté jusques a la somme de cent onze escus et quatorze sols y comprins les vacances dudict Borsallicr... Ledict Conrardo a ceste cause a dict et confessé tant en son nom propre et privé que pour et au nom dudict sieur evcsque pour lequel il se faict fort en ceste partie, confesse debvoir et promect paier audict Borsallicr, à sa volonté et rcqueste, ladicte somme de cent onze escus et quatorze sols a peyne de tous despens, dommaiges et intérêts. » (Protocole de M^ Bernard, notaire à Lyon, registre 10^2, fol. 3i5.)
J, Baudrier.