PHENOMÈNES DE RADIO-ACTIVITE
La théorie cinématique des gaz nous a montré la vitesse considérable des vapeurs mercurielles dans leur diffusion avec les chocs nombreux de leurs molécules. Il arrive un moment où ces molécules ont des trajectoires de plus en plus rectilignes et des heurts de moins en moins fréquents : cet état de la matière, dans lequel peuvent se trouver les moléçules mercurielles a été appelé en 1812 par l'immortel Faraday état radiant (D' Bence Jones). L'existence de cet état de la matière à été démontré par un élève de Faraday, le physicien anglais Crookes.
Sans insister sur les célèbres expériences de Crookes et sur les nombreuses propriétés des rayons cathodiques, nom donnée aux trajectoires normales à la cathode, décrites par les molécules gazeuses dans le tube de Crookes, je rappellera qu'ils peuvent développer une quantité de chaleur suffisante pour fondre une plaque de platine.
Je mentionnerai l'action réductrice de ces rayons cathodiques : le cristal, subissant l’action de ces rayons, noircit.
Parmi ces phénomènes, dits de radio-activité, nous savons que le radium, sous un poids extrêmement faible, possède une énergie considérable.
C'est ainsi que M. Becquerel se demandant si les corps phosphorescents insolés étaient capables de phénomènes adioactifs, découvrit que les sels d'uranium sont capables
d'émettre dans l'obscurité des radiations analogues aux rayons X et cela sans excitation préalable par la lumière ou par tout autre agent connu. Elles sont analogues aux rayons X. ‘
1° En ce qu'elles impressionnent les plaques photographiques. :
2° En ce qu'elles traversent l'aluminium et les métaux.
3 En ce qu’elles déchargent des corps électrisés par un mécanisme analogue c'est-à-dire en rendant conducteurs les gaz qui leur livrent passage.
Il-est établi, aujourd'hui que beaucoup de corps peuvent posséder la radio-activité sans excitation prèalable mais cette radio-activité est le plus souvent de l’ordre de la dix millième partie de celle qui caractérise l'uranium ou moindre encore. Les corps, possédant une radio-activité sensible, actuellement connus, sont l'uranium, le thorium, et leurs composés et à un plus haut degré les sels de polonium, radium, et actinium.
On peut se demander, par suite des récentes découvertes de la science sur Les corps radio-actifs, si les vapeurs mercurielles n'arrivent point à constituer l'état radiant auquel cas cet état leur donnerait des propriétés spéciales de radio-activité dont les phénomènes de réduction sont au premier plan cette seconde action ne ferait que s'ajouter à la précédente et principale action.