‹ Essai Critique Sur Le Traitement De La Paraplégie PottiqueChapitre 8 sur 17 · TOR · texte numérisé non relu

TOR

Chipault (Obs. XLIX) opéra une fillette de quatre ans et demi, en lui reséquant les septième, sixiéme, cinquième, quatrième arcs dorsaux curetant et drainant les corps vertébraux ; quand la moelle fut découverte on ne voyait aucun battement dans la région, mais après avoir enlevé les fongosités et extrait une dizaine de sequestres, les battements apparurent un corps vertébral fut cureté, drainé et trois mois après l'enfant en voie, d'amélioration notable sortit de l'Hôpital sur la demande de ses parents. Depuis, elle a été perdue de vue. |

Ce même chirurgien (Obs. XL) reséqua les premier, “deuxième, troisième et quatrième arcs dorsaux, à un enfant atteint de paraplégie flasque et incomplète : les corps vertébraux correspendant aux arcs désignés furent curetés et drainés, une iégère amélioration suivit, mais six mois après, lenfant mourut de tuberculose pulmonaire, la paraplégie avait récidivé, mais l’autopsie montra qu’elle n’était pas due à des lésions du foyer ancien presque complètement cicatrisé, mais à un autre foyer nullement relié au premier et développé au niveau de la face rachidienne des sixième, septième et huitième corps dorsaux.

M. Picqué (Obs. L), resèque les arcs douzième dorsal, premier lombaire, gratte et draine les lésions des corps vertébraux sur un homme de 26 ans atteint de mal de Pott depuis plus d’un an et souffrant depuis neuf mois d’une paraplégie progressivement devenue complète. L’opéré meurt douze jours après l'intervention, probablement de tuberculose méningée suraigue.

Zavaleta (Obs. LI, voit opérer dans le service de Llobet, professeur à la Faculté de Buenos-Ayres, un enfant âgé de trente mois, la résection du douzième arc dorsal et premier lombaire suivie du curettage et du drainage des corps verteébraux, aboutit à une guérison observée pendant deux ans.

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Zavaleta et Masi (Obs. LI) communiquent l’observation d’un maladede 29 ans : onfait la résection des septième, huitième et neuvième arcs dorsaux, le curettage et le drainage des corps vertébraux, il y a d’abord un léger retour à la sensibilité puis le malade ineurt un mois après; les membres inférieurs étaient contracturés. :

Zavaleta et Ferrari (Obs. LIT) rapportent l’histoire d’un enfant de cinq ans et demi auquel on réséque les onzième et douzième arcs dorsaux et premier lombaire, les corps vertébraux sont grattés, quatre jours après l’enfant meurt de méningite.

Ces mêmes auteurs (Obs. DIV), donnent un cas de mort survenue quelques semaines après une résection des septième, huitième et neuvième arcs dorsaux et curettage des corps vertébraux correspondants.

Delorme (obs. LV) ouvre le canal rachidien au niveau des cinquième et sixième vertèbres dorsales chez un soldat atteint depuis onze mois de paraplégie, gratte un foyer de méningite, ouvre un abcés intra-osseux et en gratte la poche; le lendemain la sensibilité des membres inférieurs, de la vessie et du rectum reparaît, l'amélioration s’accentue, puis tout-à-coup, la mobilité revenue disparait, le malade a de l’hypéresthésie, les forces s’affaiblissent, la régivn sacrée s’ulcère et le malade succombe quatre mois après l'intervention. L’autopsie montra une tuberculose des corps vertébraux traités.

Kraske 1888-91 fait 2 fois cette opération il obtient 1 insuccès

1 Amélioration Schede 1888-91 — 5 — — — 4 morts

1 GUËRISON Page 1889 — 1 — — — 1 — Lane 1889-91 — 2 — —. — 1 —

UE Eiselsberg 1890 — 1 — —— — 1 —

sde

Jones 1891 fait 1 foiscette opération et ilobtient 1 GUÉRISON Guelliot et Miret 1891 — 1 — — — À — Thorburn 1894 — 5 — — — 2 morts

1 amélioration nulle 1 amélioration passagère

À guérison vi Gross de Naney — 2 — — — 1 mort {Congrès de Lyon 1894) 1 amélioration insuffisante

Soit en résumé, trente cas se répartissant ainsi: treize morts, sept guérisons, huit améliorations plus ou moins considérables et durables et deux insuccès.

Nous ne possédonsdonc pas encore la méthode idéale rêvée dont la statistique s’émaillera heureusement de nombreux cas de guérisons, d’ailleurs Chipault lui-même, au Congrès de Lyon 1894, condamne la méthode qui consiste à racler les foyers tuberculeux situés dans les corps vertébraux et il apporte à l'appui de cette nouvelle assertion les deux faits suivants :

« Un petit malade de M. Guelliot (de Reims), est atteint de gibbosité avec paraplégie spasmodique. Ce chirurgien réséque les septième, huitième et neuvième arcs dorsaux et curette les corps vertébraux malades. Amélioration passagère, puis récidive et aujourd’hui un an après l’intervention, état identique à l’état préopératoire.

« Un garçon, d’apparence vigoureuse, est pris brusquement, un mois avant son entrée à l'hôpital, d’une paraplégie que l’on attribue à un hématorachis ou à une. tumeur des méninges. Il n’y avait pas trace de gibbosité, pas de douleur et M. Chipault ne put localiser son intervention que par l'examen des symptômes fonctionnels. Il tomba sur un petit tubercule en contact avec une lésion minime du huitième corps dorsal. L’ablation parut radicale, le résultat fonctionnel

fut nul, et huit mois après, l’opéré mourait. À lautopsie, on 4 NT

Vo trouva à côté de la lésion traitée et guérie, une infiltration tuberculeuse de quatre ou cinq corps vertébraux. »

Mais examinons maintenant ce qui est résulté du drainage vertébral diversement combiné de M. Vincent (de Lyon) et de ceux qui suivirent sa méthode.

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