‹ Essai critique sur lesthétique de KantChapitre 137 sur 137 · CHAPITRE VH · texte numérisé non relu

CHAPITRE VH

l. Le Beau est-il objectif ou purement stibjectif? — L'esthétique générale de Kant plaide pour une conception purement subjective du Beau. — Textes plaidant pour des raisons objectives de l'impression esthéticiuo subjective. — Le i)roblème de l'objectivité du Beau se rattache à celui de l'existence objective du monde extérieur : contradiction dans laquelle est tombé Kant. — Le réalisme et l'idéalisme de la finalité : faveur que nous faisons à la nature ou faveur que nous fait la nature. — Jugements esthétiques pitrs : il n'y a de possible que des jugements

TÂB.E DES MATIÈRES 533

osthético-téléologiques. - Au fond^ Kant a admis des causes objectives du Beau. Kn quoi consistent-elles?

II. Causes objectives du Beau : Ni les objets extérieurs, ni la forme de ces objets. — La cause objective du Beau ne peut pas être un phénomène, mais doit être située dans la région des noumènes. — Au jugement téléologique correspondent objectivement les êtres organisés, n'y a-t-il pas quelque chose d'objectif correspondant aux jugements esthétiques ? — Trois sortes de noumènes : le substratum supra-sensible du monde sensible, le mobile supra-sensible du Devoir, et, entre les deux, le substratum supra-sensible du Beau, qui «n'est ni tiature ni UbevtY..., et dans lequel la faculté théorique se confond avec la faculté pratique d'une façon inconnue, mais semblable pour ^ows». — Cette théorie est encore subjective chez Kant : il n'a jamais séparé nettement le point de vue subjectif du point de vue objectif. — La finalité jusqu'à un certain point plus objective que la causalité. — Kant a merveilleusement décrit l'état esthétique, mais il n'a pas démontré que devant tel objet doive s'établir l'harmonie de Vima(jination et de l'entendement, et devant iel cutre, non

III. Interprétations subjectiviste et sentimeutaliste — - formaliste — tii idéaliste de resthéti(iue kantienne. — Théorie des Idées esthétiques : 1» Idée normale esthétique et idéal proprement dit. — 2" Visent vers un maximuu comme les Idées do la raison, mais sont des représentations de l'imagination et de la raison : les attributs. 3° Les Idées esthéticiues sont des représentations ineœponibles de l'imagination, les Idées rationnelles des concepts indémontrables de la raison.— 4» L'Idée esthétique exprime symboliquement la moralité. — 5° L'universalité esthétique n'est qu'une Idée. — Discussion : Kant, a réduit en fin de r.ontpie, l'Idée esthétique à ridée éthique. — L'existence objective de la chose et» soi. Sens négatif et sens positif du noumène. — L'intuition intellectuelle : tantôt jugée inconcevable, tantôt parfaitement concevable. — Kant a admis des choses en soi comme ohjets de Venti-ndement pur. —Déterminations positives de la chose en soi, on tant que fondement de la nature extérieure. Corrélatif de l'unité de l'aperceittion : en dernière analyse, c'est la chose en soi ([ui crée les lois de la liaison et de la reproduction des phénomènes. — Textes contraires. — Détermination positive de la chose en soi, en tant que fondement dernier de la nature intérieure, du Moi : Le Moi « sujet » et « cause » de la pensée. — Comment Kant passe-t-il des Idées, créations subjectives de l'esprit, à la chose eu soi, fondement objectif de la n.iture et de la moralité? Le comme si et la supposition relative, suppositio relaliva. Le Mittelweg entre le dogmatisme et le scepticisme. — Le rai>port de la chose en soi avee h; monde des sens explicjué par analogie avec les catégories. — Donc, Kant a admis l'existence objective de la chose en soi : il doit en être de même du Beau. — Les belles formes comme faites exprès pour notre faculté de juger. — Théorie du gèni»* : le génie n'est pas un produit arbitraire de la subjectivité humaine, mais quelque chose d'objectif, jaillissant du fond même des choses et révélant V essence de ce fond. — Kant n'avait pas besoin de moraliser son esthétitpie : interprétation de Hermann Cohen. — Pour une théorie.' sentimentaliste du Beau, il n'v a jkis <le hr.mle objective

IV. Le Sublime. — Kant l'a coordonné au Beau. — Cniini jusqu'à un eeilaiti point comme la forme opposée du Beau : 1" (:<»nrerne les ulljel^ sans lornie. 2» Représentation d'un eoncept indéterminé, non de r.iileiideni.'nl. mais de la raison. > Lié à la nq)résenfation, non de la qualité, mais d.' la .pianlil--. l' lAnl.indirectement jtar le sentiment d'une suspension niomenlante des lon-es mIa e», suivie d'une violente effusion, .'i" Moins un'plaisir posilif quim plainir n.u-..lil 6° Le sublime absolument, irréductiblement sul.j'-'lil'. ~" ^'' '""'■ ' ''"''" ''" ""'

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timcnt moral et n'a pas besoin pour cela de (l«*duction. — Discussion : a) Le sublime n'est pas une modification du Beau, mais de l'esthétique, des Aesthetisehtn, en général. — b) Le Beau aussi est subjectif pour Kant. c) Le Beau aussi entretient les rapports les plus étroits avec la moralité, d) Le Beau aussi est la représentation d'un concept indéterminé de la raison. — Qu'est-ce que le Sublime? Sublime mathématique : appréhension et compréhension : l'Idée de l'infini, la suhreption. Sublime dynamique 552

V. Discussion de la caractéristique kantienne du Sublime. — Distinction entre le sublime mathématique et le sublime dynamique vaine : au fond, il n'y a que du sublime dynamique. — Kant a tort d'exiger pour le sublime mathématique la grandeur absolue : la grandeur relative suffit. — Introduction de l'Idée de l'Infini : elle est absolument inutile. — Discussion de la théorie de l'appréhension : dès qu'Hun objet entre dans notre perception, il devient limité et fini. — Discussion de la théorie de la subroption : le sublime est, à un certain point de vue, moins subjectif que le Beau. La théorie de la subreption exclut toute sublimité du sujet. — Solidité de l'analyse kantienne de la nature subjective du Sublime 565

VI. Nature vérttabU du Sublime. — i" Sentiment mélangé, — 2° Caractère de la quantité. — 3» La grandeur du sublime ne nous est pas donnée à vue d'oeil^ mais l'association joue, dans le sublime, un rôle aussi considérable que dans le Beau. — 4° Il n'y a qu'un seul sublime, le sublime de la puissance. — S» Le sublime se réduit, lui aussi, au symbolisme sympathique : c'est le don de nous confondre avec la grandeur de la nature et la grandeur intellectuelle et morale 583

VII. Modifications du Beau : Théorie de Vischer. — Problème factice. — Le laid. — Le comique. — Théorie kantienne : explication physiologique et psychologique. — Trois causes du comique : le bien-être physique, la coexistence do deux concepts inconciliables, la conscience de notre supériorité. — Le naïf. — L'humour , . . . . 592

Conclusion 603

Bibliographie 609

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