‹ Essai critique sur lesthétique de KantChapitre 24 sur 137 · Ihid., Hartenstein, p. 286 et 287; Barni, p · texte numérisé non relu

Ihid., Hartenstein, p. 286 et 287; Barni, p

4. Critique de la Raison pure, Hartenstein, t. HI, p. 35 et 3G ; Barni, t. I, p. 49.

nées a priori, on en abstrait tous les éléments empiriques qui y sont contenus * . »

La méthode kantienne, à en juger donc d'après le propre témoignage de Kant, est, au fond, la méthode dogmatique. Le philosophe Beneke a eu raison de dire qu'après avoir chassé la spéculation par pur concept par la porte de devant, Kant l'a fait rentrer dans sa méthode par une porte de derrière*. De même que les dogmatiques, Kant affirme que la connaissance doit être acquise par la raison pure, qui est une source de connaissance particulière, produisant elle-même, et d'elle-môme, des matériaux de connaissance. C'est de concepts et de principes, gisant dans la raison môme, que la réalité doit ôtre déduite, d'après le modèle de la mathématique pure, par analyse de concepts et par dérivation syllogistique : ce n'est pas seulement la liaison des concepts, mais encore le contenu des concepts qui doit être a priori. La méthode critique n'ajoute au dogmatisme Rationaliste qu'un seul élément, très important, «\ la vérité : l'examen scrupuleux de la valeur et de la portée des concepts et des principes déduits de la raison pure, examen qui aboutit, on le sait, à no reconnaître la valeur des concepts et des principes rtjoWoW que pour les objets d'expérience, de telle sorte que si, pour ce qui est de la méthode, Kant est dogmatique rationaliste, tout comme Lcibnilz et son école, pour ce qui est des solutions, de la valeur de la connaissance, il se rapproche au contraire des sceptiques sensualistes comme Hume.

Est-il légitime de prétondre, après tous ces aveux de Kant, avec Kuno Fischer, qu'au fond sa méthode de découverte a été inductive et non pas déductive, a posteriori et non pas a priori *, et que. c'est seulement sa méthode d'exposition qui a été déductive et synthétique*, et, avec Bona Meyer, que Kant s'est abusé sur le véritable caractère do sa méthode et qu'on fait, il a acquis tous les résultats de la Critique par observation interne, par introspection et par réflexion sur les phénomènes observés en lui-même, (au! dom Wogo der ronoctirondon Solbstbosinnung und Selbstbeobachlung *). Pour résoudre cette question de la véritable méthode de

\. Hoinio Knlmanii, Kant't Kntieitmut in der ersten und i!ev tweiten Avflagé der^ K'itik der retnen Vetnunft, LiMpziu', 1878, p. 13, vi K.iiit, Veber eine ^ntdefkun nach der aile neue Kriitk der retnen Vernun/'t dureh eine âlfert enibehrlick gemnc werden soll, Hartfiistein, t. VI, p. l;i, note.

1. H«-iirk«', AJétaph., p. 20, i:J3, 3G8, citt- par Vaihing«'r, t'ommentar tu Kantt Kntikder reinen Vemunft, 1881, t. I, p. l->:;.

:{. Kuno Fischer, Qeuhiekte der Neueren Pkilotopkie, IV, Jmmanuel Kant, 3« édition,

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