Wundt, Vorltsungtn Hber Menschen und ThiersetlCf p
tion '. Pour le sentiment maintenant, on sait que, d'après la dernière théorie de Wundt*, il est le timbre de la sensation qui, d'une part, est déterminé par l'intensité de la sensation, mais qui aussi, de l'autre, est dans une dépendance immédiate et extrêmement étroite de l'état total (Gesammtzustand), de la conscience, du développement de l'aperception. C'est là ce qui explique que Wundt définit le sentiment sensible, forme première et essentielle du sentir en général, la manière dont réagit l'aperception sur l'excitation sensible (die Reactionsweise der Apperception auf die sinnliche Erregung). Ce sont ces rapports du sentiment, d'une part, — que nous venons de découvrir, — du vouloir, de l'autre, — que nous avons déterminés tout à l'heure, — avec l'aperception, qui expliquent les liens intimes et indissolubles entre le sentiment et la volonté. L'aperception dépend, en effet, d'un côté, de l'irrilation externe ou interne et, de l'autre, de l'état total de la conscience, tel qu'il est déterminé par des impressions actuelles et des impressions passées. Nous sentons l'aperception comme une action interne et c'est bien là ce qui explique aussi la nature subjective que nous attribuons au timbre de la sensation, au sentiment. Cette action interne maintenant, nous l'avons identifiée avec l'activité de la volonté et, par conséquent, dès la première vue (lu^ nous jetons sur le sentiment, nous le trouvons joint indissolubU mont à la volonté. Dès que nous voulons nous rendre colnpte de que nous éprouvons, quand nous jouissons ou quand nous pAtiî sons, nous ne pouvons nous l'expliquer que par une tendance ver un objet ou par une répulsion pour cet objet. Les termes de sen timcnt, d'impulsion, de détermination volontaire, sont mis nécei sairement les uns pour les autres, parce que, dans la réalité, ce états psychologiques sont toujours unis, et ils ne peuvent être dis joints par l'abstraction psychologique, que parce que l'aperceptio réagit, tantôt activement, tantôt passivement, contre les excitation extérieures : dans le premier cas, nous parlons alors de sentimen' dans le second, d'impulsion, d'instinct, de désir ou de volonté *. D'après ce que nous venons de dire, il semblerait que Wunc admît un état commun et indéfini au début, qui tantôt se man feste par le sentiment et tantôt par les formes inférieures et pr mitives de la volonté, l'impulsion, l'instinct, etc. C'est bien là, en effet, la théorie de Wundt dans sa Psychologie physiologique. Pour
1. ^wuMyOrundtUge der phyiiologisehtn Psyckolotfit, i. \\, ji
2. Wundl a n-pudié, on rtTct, cxprcssémrnt la théorie qu'il ^ , la prnmiArp •'•dition d*»» « I.orons sur l'Amo humaine rt animale », et d'après laquelle le sentiment serait, en dernii're analyse, un raisonnement inconscient.