‹ Essai d'alimentation des tuberculeux par les hydrocarbones sous forme de bouillies maltoséesChapitre 5 sur 36 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

On s’accorde généralement pour attribuer un rôle considérable à l’état du terrain, dans le développement de la tuberculose.

Cette notion, succédant à celle de l’influence unique du bacille tuberculeux, a son origine dans l’expérimentation et l’observation clinique.

L’expérimentation a démontré que la maladie infectieuse peut être considérée comme un rapport entre l’organisme et le microbe pathogène.

Celui-ci peut pénétrer sans dommages dans l’économie, pourvu que l’organisme se défende et sorte victorieux du combat.

On immunise un organisme en atténuant la virulence du microbe ; on peut concevoir le même résultat, la virulence restant la même, en augmentant et renforçant ses moyens de défense. La clinique, d’autre part, s’est aperçue, après maïints essais, que c'était un leurre de chercher à détruire le bacille tuberculeux in vivo, et la chimiothérapie de la tuberculose a jusqu'ici été fort décevante. La thérapeutique s’est

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tournée vers l’organisme lui-même ; elle s’est appliquée, par la suraération et la suralimentation judicieuses, à lui rendre vigueur et défense active ; par cette voie, on s’est acheminé à des résultats meilleurs.

De nombreuses guérisons sont là pour l’attester.

On s’est demandé encore pourquoi tant de gens ne sont pas tuberculeux : le tuberculeux se promène, semant partout ses bacilles, et chaque individu en absorbe journellement, sans, nécessairement, devenir à son tour bacillaire. La graine germe donc chez les uns, pas chez les autres ; c’est que, chez les premiers, elle tombe sur un soi propice, où elle trouve les principes nécessaires à son développement.

On a cherché longtemps à connaître les conditions qui rendent le terrain favorable au développement du bacille. Ces conditions se compliquant de troubles certains de la nutrition, c’est vers l’étude de ces relations que se sont orientées, jusqu’à présent, les recherches de tout ordre. Les travaux sur la matière sont rares, ceux surtout appuyés sur l’analyse et l’expérimentation pures et non plus sur de simples vues de l'esprit.

C’est, en somme, le problème si complexe de l’alimentation des tuberculeux qui est ainsi posé.

La bibliographie est riche de renseignements. Mais, à dessein, nous n’avons pas voulu faire de la question une revue générale ; notre intention bien arrêtée a été d'étudier un seul problème, en essayant de mettre au point les idées nouvelles du rôle des hydrocarbonés dans l’alimentation de ces malades.

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Nous les avons choisis sous la forme de bouillies maltosées, dans lesquelles les hydrocarbonés sont présentés sous une concentration importante, d’une assimilation facile et régulière.

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