‹ Essai d'analyse grammaticales suivant les principes de l'abbé Girard [microforme]Chapitre 25 sur 58 · Peut-on diviser l'attribut · texte numérisé non relu

Peut-on diviser l'attribut

R. Les grammairiens qui suivent les anciennes méthodes, n'osent le faire ; mais avec les principes de l'abbé Girard, rien n'est plus facile : il suffit de savoir que l’attribut con. tient nécessairement un verbe que pour cette raison l’on nomme l’attributif, auquel souvent, comme à une tige, se rattachent un objectif, un terminatif, un circonstantiel, et quelquefois plusieurs de ces parties constructives, selou les exigences de l'expression.

8. D. Pourquoi ne mentionnez-vous pas ici les conjonctifs et les adjonctifs ?

R. C'est par ce qu’à proprement parler, ces deux membres de la phrase ne font pas partie de la proposition : les

conjonetifs ne servent qu'à faire des enchaînements de sens ou de propositions daus la période ; et les adjonctifs n'étant que des mouvements de l’Âme qui sent, ou de l'esprit qui réfléchit, jetés quelquefois ça et 1à dans la phrase, cumme l'étymologie du mot éntergection, l’exprime aduirablement bien, ne font pas partie de l'expression des choses que l'on trouve dans la nature, ainsi que nous vevons de l’expliquer ea définissant la proposition,

9, D. Est-il facile de reconnaître les différentes propositions qui se trouvent dans un passage 2

R. Rien n’est plus facile : il n’y a qu'à le diviser en autant de portions qu’il contient de phrases ; et à en retrancher les coujonctifs et les adjonctifs, pour les raisons que nous venons de donner, et à mettre l’expression au positif, si elle n’y est pas déjà.

10. D. Les phrases impératives, les phrases intérrogatives, et les phrases négatives sont-elles des propositions ?

R. D'après ce que nous venons de voir, disons non ;: mais que ce sont des propositions transformées en commandements, en interrogations, et en négations. Un exemple sufira pour démontrer cela. Vous vous promenez dans votre jardin. Voilà une proposition. C'est l’expression d’une chose que je suis sensé voir dans la nature, telle qu’elle s’y passe : c’est la première opération de l’esprit, relative À ce fait. Par un léger changement, je transforme cette même proposition en une phrase im pérative : : promenez-vous dans votre jardin. C’est une seconde operation relative à l’expression de ce fait. Par uu autre léger changement, je transforme cette mème proposition en une phrase interrogative : vous promenez-vous dans votre jardin ? Ajoutous, :.:r les mêmes raisons, que la phrase négalive : ‘ DOUS ne VOUS promener k ag dans pure Jardin, n’est pas une proposition, mais n’en est qu ’une transformation, comme V’impérative et le négative : ce qui nous montre que toute proposition est bien une phrase ; mais que toute phrase n'est pas une proposition.

Remarque. Observons sur le tout, que d’après les principes de l'abbé Girard, la phrase considérée par la forme de sa structure, est expositive, i impérative, ou interrogative ;

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mettre propos ces tro aux élè suivant:

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Phrases prése

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