‹ Essai d'analyse grammaticales suivant les principes de l'abbé Girard [microforme]Chapitre 41 sur 58 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

DUREGIME CONSRUCTIF.

Notions Préliminaires.

e 4 à Les mots ne sont pas seulement établis D As chacun uue idée ou pour distinguer un M ei encore chargés de représenter Re dire l’image des idées, pour exprimer un sens he reille par la voix de la pensée, Cette image PIERCRTES + tien es : et à l'œil par l'écriture, ee Pate à qui l’on l'un qui peint sa De Lies st à die troisième qui montre le tableau ou à qui l'on parle: € iédéane dés est peint ou de qui l'on parle. La opus ns trois sujets par le nom de personnes, qu 21 de discours en première, en ur % Le remière per- AE M Ur pers DE a rire je ne sonne : Ex. J'ai beau courir re saurais l’atteindre. Dans le secoûd sie PA ns en seconde personne: Vous désirez ce que . ET pas. Dans le troisième cas le discours se à At Ro personne : Ex. La bonne compagnie est u | M ne 2 té le discours s'exprime, tout En quelque personne que le sens est ce qu’on

dm LÉ PR ds de. réunis ou liés ‘omme phrase, usieurs Se a | use que l’on nomme période, ’ Un so) Fe a de change soit lié, soit isolé, fait la simple phrase. | L p SRE à de forme et d'ordonnance selon le ea | rca dépend et le degié de leur liaison. {ps ce degré de liais

+ vraie règle de la ponctuation. ; 1.

| Si dans un discours il se trouves RAR as Les réunions de sens, et qu’elles y ee a fa le style lié : termes distinés à remplir cet emploi ; cela Nr cela fait sielles sont rares ou HU RAR ais fétfliue qui le style coupe: première division du s ». Mi reel le en amet aussi beaucoup d’autres, 1 ; et l'attention plus ou le moin de liaisons entre les pe 9 uhoïx à énoncer ou À supposer CES :.4150NS, mails ec NC

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des expression basses ou nobles, des termes naturels ou recharchés, des mots propres où impropres, l'emploi littéral ou figuré ; la netteté ou la confusion de l’arrangement, la diction mesurée ou négligée, la hardiesse des transpositions ou l’attachement ser"ile au tour vulgaire de la pbrases, enfin un charactère émané ou de la qualité de l’onvrage ou du goût de l’auteur, sont autant de sources différentes d'où naissent les diversités du style, Cette matière est trèsdélicate, mais on l’abondonne pour se borner uniquement à ce qui regarde l’union grammaticale des mots. Cette sorte d'union établit entre eux un régime qui est trèsdistingué de ce que je viens de nommer style : ce dernier consistant dans les rapports de convenance dont le goût fait choix pour la conduite du discours, et l'autre dans les rapports de dépendances soumis aux règles pour la construclion de la phrase.

L'arrangement. des membres de la phrase n'est pas toujours le même : il est différent selon qu’elle est expositive, impérative, ou interrogalive : c’est ce qu’expiiqueut les règles suivantes,

Le régime constructif expliqué en dix règles.

Première règle. Dans la forme expositive le subjectif marche ordinairement avant l’attributif: celui-ci y précède à son tour l'objectif et le terminatif, lorsqu'ils sont énoncés par des expressions formelles et non simplement désignés par des pronoms personnels ou relatifs. Ex. Le médecin a retranché ln nourriture au malade. On ne saurait changer cet ordre sans renverser entièrement le sens : au lieu qu’on le peut en latin, et dire la même chose de cette façon, injirmo cibum ademit medicus. La raison de cette diffé. rence est qu’en latin la terminaison marque la fonction que certains mots remplissent dans la construction de la phrase, et qu’en français la place qu’ils occupent en décide seule, leur terminaison étant toujours la même.

Cette règle s’observe éga! ment dans la fc, ine impérative qui n’admet de subjecti‘ uen troisième p2rsonne. Ex. Que toùt soit soumis à lu : i uivine. 11 n’en n’est pas de même dan: : forme interrogative, Cet arrangement ny

1yant lieu que lorsque le subjectif est énoncé par le pro-

om qui ou par une dénomination accompagnée de l'adjectif pronominal quel, Ex. Qui trouvera le vrai système du monde ? Quelle vérité est connue ? et quelle raison triomphe du préjugé ? Lorsque ‘0 cette forme le subjectif est énoncé par un autre pronom que qui, où que l'adjectif quelue s’y trouve point, alors il ne se place qu'après le verbe qui sert à énoncer l’attributif, Si néanmoins ce verbe était à une formation composée de l'auxiliaire et du participe, le subjectif énoncé par vn pronom personnel on par on, ne se mettrait pas après toute la formatiou, «ais seuleinent après l’auxiliaire et avant le participe. Ex. 4 quoi sert le mérile sans protection ? Quel honneur lui ont fuit tant de Jolles dépenses ? Connaissez-vous assez les intérêts des princes ? Avez-vous pénétré dans le secret du cabinet ? Act-on suivi les maximes d'équité dans tous les jugements ? Lorsqu'on joint dans l'interrogation un subjectif surnuméraire au pronom personnel, celui-ci se transpose, et l’autre reste entête: Ex. /essence de l'homme consiste-t-elle dans la raison ou dans les passions ? L’amour-propre a-t-il jamais cédé à la pure vertu.

Seconde règle. Le subjectif des petites phrases, faites en formules de citation et placées comme membres adjonctifs pour appuyer ce qu'on dit, doit nécessairement marcher après son attributif, ou du moins se placer entre l’auxiliaire et le participe, quand il est énoncé par un pronom personnel ou par l’indéfini on. Ex. Enfin, disait ce bon roi, Je ne me croirai heureux qu’autant que je ferai le bonheur de mes peuples, Touts les hommes sont fous, a dit Boileau, et ne différent entre eux que du plus ou du moins. Messieurs les courtisans, leur avons-nous répondu, vous ne fuiles attention qu'uux plaisirs et non à la gloire du prince.

Troisième règle. 11 y a dans la forme exposiive une autre occasion où le subjectif peut se placer après lattributif, et quelquefois même avec plus ‘ grâce que devant. C’est lorsque le sens exclut tout obj::. f, ou que du moins il n’est énoncé que par un de ces pronoms se, que, le, ou par l’adi°ctif del, Ex. D’abord paraïl un salon immense, après lequel sont en enfilu de une salle de ronipagnie, une belle chambre, des gardervbes, et des cabinets : à côlé

Partie, l’« l’autre de phrase, jectif pe que vous d'autres gi Personne à celte disti ‘exécuter.

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de tout cela règne une galerie très ornée : à notre arrivée se présenta un écuyer pour nous conduire ; el de distance en distance se montrèrent divers domestiques jusqu'à la dernière pièce de l'appartement, où se fit post a voir le maître de l'habitation. Ce que pense le philosophe n'est pas loujours ce que dicte la raison. C'est ainsi que le voulut la providence et que le souhailent tous les honnétles gens. Tel parut à ses yeux l'éclat de sa beauté, et tel fut sur son cœur le pouvoir de ses charmes : telle est sa façon d'agir.

L'adjectif autre composant avec le substantif chose ua objectif de simple différence, se place avant l’attributif et renvoye le subjectif après. Ex. Autre chose, est promettre, autre chose est tenir. Autre chose élait chez les Romains la qualité de praticien, et autre chose élait la noblesse. Autre chose veut le mari, autre chose plait à la femme. Ce changement d’ordre dans ces occasions ne produit aucune obscurité : parce qu’alors il ne peut y avoir de confusion entre le subjectif et l’objectif, ce dernier n’y devant pas être, ou y étant énoncé par des mots impropres à un subjectif, comme il sera expliqué à la synt. :a des pronoms.

Quatrième règle. L’attributif ne marche jamais à la tête de la phrase dans la forme expositive : mais il e”y trouve assez ordinairement dans la forme impérative et et dans l’interrogative. Ex. Règle ta propre conduite avant que de gloser sur celle d'autrui. Gagne-t-on le ciel en tourmentant les hommes ?

Cinquième règle. Les pronoms relatifs, que, qui, dont, quoi, lequel, servant à énoncer, soit en entier, soit en partie, l'objectif ou le terminatif, obligent l’un comme l’autre de ces membres à se mettre à la tête de sa propre phrase, qui est souvent subordinative : et alors le subjectif ne paraît que dans le rang suivant. Ex. Le livre que vous lisez avec tant de plaisir ennuie beaucoup d'autres gens. Qui voit-on de sincère à la cour? La personne à qui elle donne sa confiance ne mérite pas celte distinction. Le plan dont on a fait choix ne peut ‘exécuter. À quoi nous déterminerons-nous ! Le quel préférez-vous ? Il est aisé de remarquer ici l’effet de la F

règle, et de voir qu'elle à lieu dans les deux formes de phrase où ces pronoms peuvent avoir place ; car l'impérative ne les admet pas, à moins que ce ne soit en commun avec une autra phrase, Ex. Al{achez-vous à qui vous aime. Prenez lequel vous voudrez.

Sixième règle. Lorsque l'objectif et le terminatif sont énoncés par des pronoms personnels non accom pagnés de prépositions ou par des relatifs autres que qui, que ; ils se placent entre le subjectif et l’attributif dans la forme expositive, et toujours avant l'attributif dans l’interrogative, Ex. Les passions nous tourmentent plus qu'elles ne nous salisfont. La fortune lui a tourné la lêle. L'incertiltude me déplait. Dieu vous a-t.il mis au monde pour en étre le censeur? Ne leur prometlezvous pas plus que vous ne pouvez leur donner. Quand ces pronoms concourent, c’est-à-dire quand l’un exprime l'objectif et l’autre le terminatif, voici l’ordre de la marche. Les pronoms me, nous, vous, se, affectent toujours de paraître les premigrs et les plus éloignés de l’attributif, ensuite le, la, les, après ceux-ci lui et leur, enfin le pronom en se présente le dernier, se tenant dans le plus proche voisiuage de l’attributif. Ex. S'ils me re- Jusent ; peul.être qu'ils se le reprocheront dans la suile : je ne le leur demanderai plus, el je m'en passerai sans leur en faire plus mauvaise mine. On suit cette même règle dans la forme impérative pour la troisième personne, et même pour la seconde et la première si le tour y est négatif. Ex. Qu’on me le pardonne si je suis un peu prolixe. Ne leur épargnez pas la peine. Ne nous en inquièlons point. Si le tour est affirmatif dans le commandement fait en seconde et en première personne ; tout change. Ces membres énoncés par ces pronoms vont alors se placer immédiatement après l’attributif ; et de façon que Le, la, les s'emparent de la première p'ace faisant reculer les autres, et que le pronom en qui jouissait du voisinage de l’uttribntif s’en trouve le plus éloigné. Ex. Renvoyez-le moi demain. Présentez-les leur de bonne grâce. Punissez.les en rigoureusement. Approchons-nous en avec respect.

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Septième règle. L'objectif énoncé par le collectif tout se place après l’attributif quand celui-ci est énoncé par un verbe simple. Ex. ZE engloutit tout. Mais quand le verbe est à une formation composée de l’auxiliaire et du participe ; cet objectif se met entre les deux. Ex. Zl a tout englouti, «

Huilième règle. Le circonstanciel énoncé par un adverbe exige le voisinage de l'attributif et se place pour l'ordinaire immédiatement après lui dans la forme expositive, ou quand le cas y échoit entre l’auxiliaire et le participe. Ex. Z{ fait assidument sa cour au prince, el voil rarement ses amis., Il a beaucoup aimé le jeu: ùl s'y est entièrement ruiné. Cette règle souffre une exception pour certaines conjonctions, qui venant à la suite de l’attributif ne peuvent absolument s’en éloigner, et même pour d’autres circonstanciels de temps et d’habitude, qui, quoique énoncés par plusieurs mots, précèdent néanmoins ceux de manière énoncés par un seul adverbe. Ex. Vous vous rendez donc promplement où les plaisirs vous attendent. Il mange et boit pour l'ordinaire copieusement, et dort une heure après trés profondément. Dans la forme interrogative ce circonstanciel énoncé par un adverbe ne se met qu'après le subjeetif transposé. Ex. Aimera-t.elle constamment ? Nos amis arriveront-ils aujourd'hui? Avez vous beaucoup gagné ? Dans la forme impérative il est renvoyé après toutes les pronoms personnels ou relatifs qui, n'étant pas accompagnés de préposition, suivent l’attributif pour faire fontion d'objectif ou de terminatif. Ex. Moquez-vous en hardèment. Offrons-la lui galamment. Si ces deux membres objectif et terminatif se trouvaient énoncés dans le commandement, l’un, ainsi que je viens de le dire, par le pronom personnel ou relatif sans préposition, l’autre avec accompagnement de préposition ou par quelqu’autre mot, alors l’adverbe faisant fonction de circonstanciel de phrase pourrait marcher avant le membre énoncé de la dernière façon en se plaçant entre les deux, selon que la netteté du sens ou la beauté de l'harmonie l’exigerait. Ex. Fuisons lui respectueu-

sement nos remontrances. Adressez-vous immédiate. ment au maître. Sacrifiez leur plutôt celle-ci. Pré. sente-toi humblement à lui. Délourne-les adroitement de nous. Détache-la de lui finement.

Neuvième Règle. La netteté du sens décide de la place que doivent occuper le circonstanciel et l’ädjonctif énoncés par plusieurs mots. Ex. Avec tout son esprit il commet de grandes fautes. On ne saurait placer le circonstanciel ailleurs qu’à la tête ; car au milieu ou à la fin de la phrase il rendrait le sens louche, en ce que la préposition avec semblerait indiquer l’instrament ou le moyen, au lieu quelle ne doit indiquer que l’accompagnement. Loraque la netteté du sens n’en souffre pas ; il est arbi. traire de placer ce circonstanciel au commencement, au milisa ou à la fin de la phrase. Si quelque chose en décidait alors ; ce serait l’agrément du style et non la . règle de grammaire. Ex. En peu de lemps il a fait baaucoup de chemin. Il a fait en peu de temps beaucoup de chemin. Il a fait beaucoup de chemin en peu de temps. Quelque préférence que je donne au second deces arrangements, je ne me crois pas fondé à blâmer les autres comme mauvais, Il faut ajouter que ces sortes de circonstanciels énoncés par plusieurs mots ne doivent point, dans le bon style, se placer entre l’auxiliaire et le participe : je parle de la prose ; car il faut bien donner à la poésie cette liberté ; pourvû qu’elle n’en abuse pas. C’est pareillement par la netteté du sens qu’on décide du raog que doivent garder entre eux l’objectif et le termipatif formellement énoncés par d’autres expressions que par des pronoms personuels ou relatif, dont la sixième règle constate la syntaxe. On dirait très bien, j'envote mes lettres à la poste: mais on dirait mal, 7’envoie les lettres que vous m'avez prié d'écrire à la poste. Il faudrait alors faire passer le terminatif avant l'objectif, s envoie à la poste les lettres que vous m'avez prié

’écrire.

Dixième Règle. La place du conjonctif énoncé par de simples conjonctions dépend du goût de ces conjonctions : les unes devant être à la tête de la phrase, comme mas,

hate .

Prément

de la pnctif prit il e cirja fin )rÉpo- 1oÿen, ment.

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