‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 100 sur 139 · GARÇONS FILLES · texte numérisé non relu

GARÇONS FILLES

ES ME RP PAR E ASE 6 1/2 2 3/4 CE OR A ELA D A re 14 16

Les fillettes du C.P. ont un âge moyen légèrement supérieur (5 mois) : c’est à considérer.

Pour la deuxième épreuve :

GARÇONS FILLES TL RO EE EP DRE 5 3/4 5 3/4 | COR RNA RS ES UE OPA 14 1/2 20 1/2

La synergie visuelle immédiate et consciente joue, encore ici, un rôle négatif pour les garçonnets de 5 à 6 ans et n’exerce

Ve

qu une influence heureuse et infinitésimale chez ceux de 7 ans. C’est un recoupement précieux cependant que l’on obtient ainsi puisque l’on serre de très près l’âge du seuil qui nous préoccupe. La septième année masculine marque, de nouveau, d’une manière plus précise que jamais, le renversement des valeurs synergiques qui décèlent les passages de l’activité subconsciente à peu près exclusive, à l’aube encore incertaine du conscient qui le déterminera, de plus en plus désormais, grâce à la prééminence croissante de la vision.

Les fillettes ne paraissent pas suivre la même évolution. Pour elles, la synergie VD est conditionnée favorablement par

‘le premier facteur, dès l’école maternelle, d’une manière très

sensible, puisque le gain alors dépasse 100 pour 100. Il se maintient jusqu’à 7 ans dans une proportion moindre

environ 25 pour 100. Cette chute, dans des conditions toutes différentes, souligne encore l’importance de la septième année au point de vue du dynamisme spécial dactylo-visuel. Il marque bien l’aube de la conscience psychologique, semble-t-il.

La différence des comportements au point de vue du sexe réapparaît ici. Elle est surtout curieuse vers la septième année, dont l’importance est encore soulignée ainsi.

Comme nous l’avons fait pour le test François Sarrieu, il est bon d'examiner maintenant les reproductions de modelage du cadenas (planche I). Une erreur de mise en place a été commise par le photographe pour les deux derniers clichés. Ils ont été intervertis. En réalité, le modelage de gauche devrait être à droite et réciproquement. Le photographe a fait subconsciemment un arrangement analogue avec les deux objets précédents. Il nous fournit ainsi une contribution à son étude psychologique, et l’on ne s’étonnera pas de trouver, chez lui, des prédominances de logique visuelle subconsciente ou instinctive.

Et cette logique élémentaire n’est pas toujours sûre. La planche II le prouve. Si les deux premiers sujets, fillettes d’école maternelle, ont mieux vu que palpé la forme un peu spéciale de

TE tt

notre cadenas, on remarque, en revanche, qu'un détail (celui de la serrure) a été mieux perçu par la dactylésie seule par le numéro 2. Les deux garçons du même âge ont agi tout différemment. Leur modelage dactylésique est meilleur que celui qu'ils ont fait après l’observation visuelle. C’est surtout frappant au numéro 4. La prédominance visuelle s'affirme, par contre, de nouveau, chez la fillette du cours préparatoire. Son deuxième modelage est bien supérieur au premier, à peu près informe.

En résumé, la synergie VD, vers la sixième année (école maternelle), est plutôt visuelle chez les filles et surtout dactylésique chez les garçons. On pourrait entrevoir, par ces premiers résultats, mais avec toute la prudence qui s’impose, l’évolution des éléments primitifs et subconscients de l'intelligence humaine.

La dactylésie semble fournir un premier substrat de caractère spatial et tridimensionnel déjà curieusement précis et dont il faudrait, encore une fois, étudier l’évolution chez les aveugles-nés. Ceux-ci fourniraient des recoupements très précieux d'activité dactylésique pure, sans intervention possible de synergie visuelle quelconque.

À la forme perceptive et subjective correspond, par dynamisme réactionnel plus ou moins finement adapté, l’activité motrice ou réalisatrice : par gestes, actes ou paroles. Ainsi, voyons-nous, dans le modelage, la réponse dactylésique à une perception homogène. C’est là ce qui rend de telles expériences doublement utiles et probantes. Quand nous rencontrons, par exemple, à Saint-Thomas (Haute-Garonne), en 1929, un enfant de 5 ans capable de modeler spontanément, et d’une manière remarquable, un chat en colère ou un lévrier aceroupi, chaîne au cou, près de son écuelle, nous pouvons juger d’une synergie subconsciente exceptionnelle qui révèle un surnormal à cet égard et probablement un futur artiste. Notre méthode analytique permet l’investigation progressive qui suit les effets comme les causes, et la recherche inductive qui remonte, par les constantes évidences, de ceux-là à celles-ci.

Les applications pédagogiques seront étudiées dans la conclusion.

ER EE RE TE TO RS : a TE MR. 7

ass

3° Test dit « F.-L. Bertrand ».

Afin d'éliminer encore davantage l'influence des images antérieures, tout en permettant aux plus jeunes sujets, une observation et une réalisation plus faciles, un nouvel objet fut imaginé pour une troisième épreuve. Il est représenté au début de la planche TI. C’est un parallélépipède en bois de 8 centimètres de long et de 3 en hauteur comme en largeur, semblable, dans sa forme générale, au fragment d’un carrelet, mais sensiblement plus gros. En outre, pour dépister l’analogie, ses deux bases sont perforées au milieu. Enfin, deux des faces latérales présentent des clous, à tête hémisphérique, plantés symétriquement. Cet objet parut à la fois assez simple et suffisant pour permettre une investigation nouvelle parmi les élèves d’âge très différent.

Pas de changement dans les modalités du test. IL y eut encore des épreuves de modelage : la première après palpation seule, les yeux bandés; la seconde, ordinaire.

Le tableau du relevé des notes, rédigé par M. Abadie, comprend quatre paragraphes comme pour le test François Sar-

rieu : «

1° Forme; 2° dimensions et rapports; 3° nombre des par-

: ticularités; 4° relief.

Le premier prévoit trois percepts visuels ou dactylésiques ensemble, trous et clous; ainsi que le deuxième. Le troisième comprend seulement les trous et les clous. Le quatrième, deux également : épaisseur de l’objet et saillie des clous. On aurait pu le compléter utilement.

Quoi qu’il en soit, ce nouveau test est plus compliqué que le précédent, mais plus simple que celui de François Sarrieu.

Celui-ci prévoyait 22 rubriques perceptives, alors que l’épreuve actuelle n’en permet que 10. Les notations relevées dans les tableaux ci-après, sont donc moins simples que dans le deuxième test, mais beaucoup moins compliquées et élevées que celles du premier. On a toujours noté d’après le

même barème (de o à 1, par quart de point pour chaque percept) afin de permettre une comparaison logique entre les résultats des six épreuves successives.

L — ForMEs.

(Dactylésie seule)

GARÇONS FILLES MP CU PRE M 3 1/4 1 3/4 CPR PS eee eee er 0 & CHER IAE LENS ENS 6 4 3/4 CNE MER Are 5 5 1/4

(Avec vision)

GARÇONS FILLES ENTER EE Ne Eee 4 3/4 3 1/4 CPR Po ste tiie 9 1/4 8 CHERS MARS ER ERIC 8 6 CAMES ee at 5 1/2 5 1/2

Pour les garçons, les nouveaux résultats montrent un optimum D vers 9 ans et l'intervention favorable de la vision dans tous les cours avec un maximum vers la septième année; puis un minimum confinant au zéro, vers la douzième. Quant aux filles, elles accusent un gain visuel encore plus considérable à chaque âge avec le même arrêt, encore plus accusé vers la douzième année. Mais le maximum d'effet de la synergie visuelle n’est plus à 7 ans pour elles, bien qu'il atteigne alors 100 pour 100, mais tout de suite après, vers la huitième année, où elles gagnent de : 3/4 à 6. L’optimum D, pour elles, ne se marque qu’à la fin.

De cette nouvelle épreuve, il se dégage une constante : l’arrêt de l’influence synergique visuelle à la fin de la seconde enfance et dans la période pubertaire. 11 se dégage aussi, de nouveau, l’importance du seuil de la septième année (g) ou huitième (f). Le comportement spécialement visuel des fillettes s'affirme toujours, de plus en plus même.

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