‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 19 sur 139 · CLASSES ÉLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

CLASSES ÉLÉMENTAIRES

La cinquième enquête reprit les classes élémentaires afin de vérifier, par recoupement et répétition, selon notre habitude prudente, les résultats de la seconde et de la troisième qui n'étaient pas assez précis. Deux leçons de difficulté moyenne (grammaire et sciences) furent faites aux garçons et aux filles, de nouveau.

La capacité d’attention semble encore aussi bonne chez les jeunes élèves du C.E. que chez leurs aînés, mais jusqu'à la vingtième minute seulement. Ensuite, l'avantage des jeunes gens (au C.C. notamment) se manifeste. Le pourcentage de comparaison nous donne :

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La capacité temporelle d’attention peut donc s’accroître du simple au double avec l’âge : de 8 à 14 ans. La supériorité féminine se retrouve dans le travail conceptuel que nécessite la leçon de grammaire. Mais après les vingt-cinq premières minutes, les garçons reprennent l’avantage et, ajoute M. Sarrieu dans son commentaire, leur effort est plus soutenu dans les dernières interrogations. Le potentiel physiologique, dont nous parlions tout à l'heure, est donc plus limité, plus vite épuisé chez les filles, à égalité d'âge.

Cette étude du comportement suivant le sexe, imposée par les variations des expériences liminaires, s'enrichit alors d’une nouvelle constatation. Le cours supérieur des filles (13 à 15 ans) accusa un fléchissement très marqué, sans équivalent chez les garçons du même âge. D'accord avec le docteur J. Huguet, qui

assistait alors assidûment à nos séances, nous avons attribué ce fait, souvent constaté depuis, aux conditions physiologiques spéciales de la puberté, très délicate et déprimante chez la jeune fille.

Le graphique > montre bien, en effet, chez les garçons, une constante assez satisfaisante; alors que, chez les filles, le fléchissement est bien marqué dans les deux épreuves et atteint jusqu’à 5o %.

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Sixième enquête.

Ces premiers résultats obtenus, on rechercha si l’attention ne serait pas, en partie du moins, une « attitude » physiopsychologique dans le sens que Marbe et Binet attachent à ce terme. La sixième enquête eut pour but l’étude de l'influence que la station debout peut avoir sur la capacité d’attention. Celle-ci, en effet, se manifeste élémentairement, primitivement par un équilibre ou tonus musculaire qui, d’après des travaux récents, pourrait être lié aux modifications de l’oreille

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