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L'examen du tableau 6 prouve que, sauf pour les fillettes du C.E., le centre d'intérêt a donné de meilleurs résultats que le préavis. Nous nous y attendions un peu pour une leçon pareille, toute d'observation indirecte, rétrospective, exigeant de la réflexion, et d’allure plutôt conceptuelle. Par son caractère même, en général, comme on l’a vu déjà, le centre d'intérêt, qui déclenche un dynamisme associatif subconscient régi par un schématisme de catégorisation naturelle ou logique, convient mieux à ce genre d'adaptation psychique.
L'étude du graphique 4 fait ressortir les différences du comportement au point de vue du sexe. Les filles sont plus sensibles que les garçons à l’adaptation, au C.S., pendant la crise pubertaire. Après comme avant cette crise, dont l’importance psychogénique ressort une fois de plus, les courbes masculine et féminine se rapprochent. Ceci est d’autant plus frappant que le C.M. offre un groupement inattendu : c’est une véritable identité momentanée de comportement; identité d’autant plus typique qu’une divergence sérieuse des sexes se manifeste à l’âge qui précède immédiatement (C.E.). Lisons le graphique de droite à gauche, dans l’ordre d’âge des sujets, et nous constatons
1° De 7 à 9 ans, une réaction féminine meilleure pour le préavis et moins bonne quant au centre d'intérêt;
2° De 9 à 12 ans, une identité de comportement pour les deux sexes;
3° Après 12 ans, garçons et filles réagissent mieux au centre d'intérêt; la supériorité féminine étant évidente.
Il semble donc possible de croire que la période pubertaire est une étape très importante dans la genèse ontologique de l'attention. Jusqu'à cette période, elle ne se manifeste guère que sous la forme d’abord inconsciente et infantile des adaptations organo-sensorielles; puis sous une deuxième modalité subconsciente, synergique, déjà physio-psychique, d’adaptations perceptives associées. Celles-ci exigent une participation plus complète et évoluée du système neuro-cérébral, Mais tout cela paraît dépendre encore surtout du mésencéphale. Nos remarques personnelles à propos des mouvements pupillaires pendant l'effort attentionnel, si nous les rapprochons des tra-