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vaux récents de MM. G. Dumas et H. Piéron sur l'émotion, permettent d'avancer que l’activité corticale reste encore assez restreinte et limitée jusqu'à la période prépubertaire. L’écolier appartient encore alors au cycle perceptif-sensoriel.
Aux approches de la période pubertaire, quand le corps finit de se former, le potentiel physiologique de base s’accroît et s’équilibre'. Le cerveau se complète. La cénesthésie gagne en profondeur et finesse, car si le thalamus suffit à ses manifestations ordinaires, l’inhibition corticale la discipline et perfectionne. Ainsi l’être humain s’élève enfin au niveau de la vie complète « aussi intense qu'’extensive » selon J.-M. Guyau. La conceptualisation, élaborée peu à peu, grâce au dynamisme progressif des synergies antérieurement acquises, finit probablement aussi de se former alors avec les schèmes indispensables à cette troisième modalité psychique.
Ici nous nous rencontrons avec M. Revault d’Allonnes. Peut-être apportons-nous, par nos observations psychogéniques quelques précisions utiles à sa théorie séduisante des schèmes attentionnels. L’attention, en effet, libérée de son substrat primitif sensoriel-perceptif, comme du premier cadre étroit des images élémentaires, se dégage de la chrysalide de la subconscience sous l’inipulsion d’une cénesthésie intense à quoi elle doit son essor. Nous avons dit comment, par la substitution, à la même époque et sous les mêmes influences, de l’auto-suggestion libératrice à la suggestibilité passive de l’enfance, chaque jeune esprit se révèle à lui-même dans la crise de l'adolescence.
Voilà pourquoi, dans nos formules psychogéniques à venir, nous ne représenterons l’attention en facteur distinct qu’à cette période : celle de son émancipation psychique. Faisceau d’attitudes kinesthésiques et cénesthésiques d’abord, polymor-
phes et de plus en plus complexes ensuite; puis schète syner-
1. Rappelons ici simplement le rôle, peut-être majeur, des glandes et tissus endocriniens; mais avec toute la prudence que recommande M. Gley dans ses conférences de Bruxelles (1928) et ‘loulouse (1929). Sa théorie de la physiologie individuelle et de la spécificité des plasmas aura certainement, tôt ou tard, ainsi que ses autres travaux sur les hormones, une influence déterminante sur la psychologie individuelle. El est assez curieux de savoir que M. Gley est un parent et un admirateur d'Alfred Binet.