‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 51 sur 139 · POURCENTAGE DE RÊVES INVRAISEMBLABLES · texte numérisé non relu

POURCENTAGE DE RÊVES INVRAISEMBLABLES

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Nous voici momentanément perplexe. Si dans le jeune âge — ou, pour préciser, jusqu'à g ans — les fillettes paraissent plus logiques et positives, les garçons prennent ensuite un avantage généralement marqué. Ce caractère précis et logique du comportement masculin, dès la période prépubertaire, ne serait nié, je crois, par aucun pédagogue. La solution de cette énigme apparente ne sera cherchée que dans les dernières conclusions de cet ouvrage. Il est indispensable, en effet, de connaître toutes les données possibles avant de se prononcer. Pour l’instant, disons simplement que la supériorité cénesthésique féminine constatée va de pair avec la supériorité marquée par le même sexe, dans cette forme primitive de volonté qu’est la préoccupation subconsciente du travail scolaire. Plus que la précision et la logique masculines, la finesse cénesthésique féminine serait-elle condition favorable à la formation de la volonté? Et qui ne voit l’homogénéité physio-psychologique de la volonté et des modalités supérieures de l’attention, grâce aux mille liens complexes et serrés de l’intérêt sous toutes ses formes

Cette opposition féconde des rêves logiques et des invraisemblables se retrouve dans la partie C du graphique n° 7. On y voit combien les deux courbes féminines sont plus régulières et parallèles que les deux autres. La constance de la base du comportement féminin découle, d’ores et déjà, de ces recherches. Elle s’oppose à l’irrégularité du comportement masculin. Remarquons le double croisement symétrique aux deux courbes de chaque espèce de rêve qui existe vers la neuvième année, et au passage du C.E. au C.M., comme, trois ans plus tard en moyenne, dans le passage du C.S. au C.C. Ces deux croisements encadrent la période pubertaire déjà signalée. Ils décèlent encore un double renversement des valeurs; et ce renversement, différent dans les deux cas, pourrait être spécifique à chaque sexe. Avant la crise pubertaire, le comportement masculin gagne près de 4o % au point de vue logique, alors que le féminin fléchit légèrement. Pendant cette crise, au contraire, un brusque fléchissement masculin ramène la courbe de ce sexe au niveau du C. E. Après la crise, l’ascension des deux courbes recommence avec un parallélisme approximatif, mais une supériorité masculine indiscutable.

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