‹ Essai d'analyse psycho-sensorielle et de psychogénie scolaireChapitre 57 sur 139 · STORE · texte numérisé non relu

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Ces moyennes sont supérieures aux possibilités d'attention sur lesquelles ont été basées les instructions ministérielles de 1887, comme nos emplois du temps officiels. Il s’agit, si l’on veut, ici, d’enfants éduqués spécialement dans une très bonne école maternelle où les directions techniques et le sens psychologique ne font pas défaut. Mais ces remarques valent pour

ailleurs néanmoins. |

Si l’on examine maintenant lés résultats du même test chez les garçonnets, qui ont été observés en même temps que les fillettes et dans les mêmes circonstances, voici leurs moyennes par âge :

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La moyenne de 3 à 4 ans est la même pour les deux sexes. Mais de 4 à 5 ans, les fillettes gagnent 10/21 sur les garçons, ce qui est considérable. Elles sont encore en avance de 1/13 de 5 à 6 ans. Il faut donc constater une différence de comportement au point de vue du sexe, comme nous l’avons déjà trouvée dans tous les tests, sans exception, portant sur des sujets plus âgés. On pourrait penser que le comportement commence à subir l'influence du sexe vers la quatrième ou cin-+ quième année. Il y aurait là, pour reprendre la terminologie de Binet, une « frontière » à noter, dans l’ontogénie de l'attention.

Cherchons maintenant s’il existe quelques constantes dans ces tableaux. Les jours qui suivent des congés (lundis et vendredis) diffèrent-ils sensiblement des autres par leurs moyennes? Pour ce dernier calcul, il convient de rappeler que chaque moyenne repose sur une base de trois ou quatre jours; elle paraît donc assez sûre.

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