V. — le circonstanciel
VE — Je conjonctif,
VII, — l'adjonctif.
Dans ces exemples, nous désignerons aussi par des signes les douze différentes espèces de phrases suivant l’ordre que nous avons ubservé en les définissant, Ainsi
Ph. 1. désignera la phrase subordinative,
Ph. 2. — la phrase relative, Ph. 3. — la phrase détachée, Ph. 4. — la phrase incomplète, Ph. 5 — la phrase complète, Ph. 6 —— la phrase intégrale, Ph. 7 — Ja phrase simplifiée, Ph. 8. —- la phrase compliquée, Ph. 9 — la phrase implicite, Ph. 10 — la phrase expositive, Ph. 11. — la phrase impérative, Ph. 12. — la phrase interrogative.
Muni de ces moyens d’analyse constructive, l’instituteu donnera à ses élèves les exemples suivants, ou les autre
w’il jugera à propos de choisir, sans les accompagner des signes anulytiques. Mais il fera bien de faire njouter ces signes par les élèves, à mesure qu’ils nommeront les parties constructives et les différentes espèces de phrases.
L'instituteur pourra aussi, de temps en temps, leur faire ajouter à ces signes ceux de l’analyse énonciative, afin de faire marcher de front ces deux moyens de décomposer la phrase, avec lesquels on ne saurait trop se fainiliariser. :
Avant de donner de nouveaux exemples d'analyse constructive, nous donnerons les phrases que nous venons d'analyser, en les accompagnant le plus souvent des signes on ee dont nous venons de parler. Ces signes sont aussi expliqués dans les tableaux analytiques où il sera très facile de les trouver. On en peut faire usage jusqu’à ce que l’on soit familier avec cette nouvelle méthode. Nous commencerons cependant par les deux phrases qui sont dans le premier de nos tableaux analytiques, parce que ce sont les premières que donne labbé Girard pour établir ses principes d’analyse constructive.
I. Le mérite II. a V.ordinairement 1IT. un avantage solide IV. sur la fortune. ,
1. Le mérite est le subjectif de cette phrase, parce qu’il représente un sujet auquel on attribue l’évènement ou l’action d’avoir.
IL. a est l’attributif, parce qu’il sert à appliquer l’évènement ou l’action qu’exprime le verbe a, au subjectif le mérite L’attributif concourant à la structure de la phrase en suivant le régime auquel l’assujétit son subjectif, a se trouve au singulier et à la troisième personne pour se conformer à son subjectif, le mérite, qui est de pareil nombre et de pareille personne.
III. Un avantage solide est l'objectif, parce que ces mots expriment ce que l’attributif a particulièrement en vue, en fixant son attribution à un objet déterminé entre tous ceux qu’elle pourrait avoir; ce qu’ils font en nommant la chose qu’on veut que le mérite ait,
IV. Sur la fortune est un terminatif, parce que ces mots expriment le terme où se porte l’attributif a.
V. Ordinairement est un circonstanciel, parce que cet adverbe énonce une circonstance qui modifie Pattributif a en forme d’habitude. Ph, 3, 5. 8, 10.
Cette phrase, considérée par le sens, est détachée, ce qu’exprime le signe ph. 3 ; considérée par le nombre de ses membres, elle est complète, ce qu'exprime le signe ph, 5 ; considérée par l’énonciation de ses membres, elle est com-
liquée, ce qu’exprime le signe ph. 8 ; et considérée pur la forme de sa structure, elle eat expositive, ce qu’exprime le sg ph. 10. Je réunis tous ces chiffres sous les lettres ph. et j’exprime ainsi tous ces détails : ph. 3. 5. 8. 10,
I. Nous II. donnons V. toujours III. la préférence IV. à la fortune ‘ ph. 3. 4, 6. 8. 10.
I. Nous est un subjectif, parce qu'il représente un sujet auquel on attribue une action ou un évènement cxprimé par l’attributif donnons.
11. Donnons est un attributif, parce qu’il sert à appliquer l'évènement qu’il exprime au subjectif nous. Cet attributif concourt à la structure de la phrase en suivant le régime auquel l’assujétit son subjectif ; donnons étant à la première personne du pluriel, parce que nous, son subjectif, est de pareil nombre et de pareille personne,
III. La préférence est un objectif parce que ces mots expriment ce que l’attributif donnons a particulièrement en vue, en fixant son attribution à un objet déterminé entre tous ceux qu’elle pourrait avoir; ce qu’ils font en nommant la chose que nous donnons.
IV. À la foriune, ces mots forment un terminatit parce qu’ils représentent le terme où se porte Vattributif donnons.
V. Toujours est un circonstanciel, parce que c’est un adverbe qui sert à énoncer une circonstance qui modifie Vattributif donnons en forme d’habitude.
Cette phrase considérée par le sens est détachée, ce qu’exprime le signe ph. 3 ; considérée par le nombre de ses membres, elle est complète, ce qu’exprime le signe ph. 2 ; considérée par l’énonciation de ses membres, elle est compliquée, ce qu’exprime je signe ph. 8 ; et considérée par la forme de sa structure, elle est expositive, re qu’exprime le signe ph. 10. Si l'on réunit tous ces chiffres sous les mêmes lettres comme nous venons de le faire, on a le signe ph. 3. 5. 8. 10.
Lions maintenant ces deux phrases de la manière suivante.
Monsieur, quoique le mérite ait ordinairement un avantage solide sur la fortune; cependant, chose étrange, nous donnons toujours la préférence à celle-ci.
Chaque phrase a deux membres nouveaux, savoir, un conjonctif et un adjonctif,. Le conjonctif dans ces deux phrases se présente dans les mots quoique et cependant, qui sont deux conjonctions adversatives. Ils lient les deux sens exprimés par les deux phrases, de manière que l’un a rapprot à l'autre, et qu’il en résulte un sens complet, qui fuit celui de la période.
L’adjonctif est, dans le premier membre de la période, Monsieur ; dans le second, ces deux mots, chose étrange. Car, peu essentiels à la proposition, ils ne sont là que par forme d’accompagnement : le premier pour appuyer par un tour d’apostrophe ; l’autre pour joindre à l’expression de la pensée un mouvement de surprise et de biâme, j
Chacune de ces phrases considérée par le sens est relative ; par le nombre de ses membres, intégrale; par l’énonciatiou de ses membres, compliquée ; et par la forme de sa structure, expositive.
Phrases analysées à l’école des Glacis, que l’instituteur peut présenter aux élèves, sur une table noire, sans les accompagner d'aucun signe,
NS. VII. Mes enfants, VI. si Ï. le maître II, donne V. quelquefois IT. des images IV, aux écoliers studieux, ph. 2, 6. 8, 10,
2, I. CIE est IV. pour les encourager : ph. 2.5. 8. 10.
3. I. Le mérite H, a V. ordinairement IIT. un avantage solide LV. sur la fortune : ph. 3.5, 8. 10. |
4. I. Nous Il. donnons V. toujours IIL. la préférence FEV. à la fortune : ph. 3. 5. 8. 10. | |
"M Monsieur, VI. quoique I. îe mérite IT. ait V. ordinairement III. un avantage solide IV. sur la fortune ; ph. 2 6.8, 10. |
6. VI. Cependant, VII. chose étrange ! I. nous II. donnons V. toujours NL. la préférence IV, à celle-ci: ph. 2, 6. 3. 10,
Ces deux phrases relatives sont devenues une période par le moyen des conjonctifs quoique, cependant, njoutés
pour les lier, et de quelques légers changements dans la forme des expressions.
7. 1. César IE, fut V. toujours IT, victorieux : ph. 53. 5, 7. 10.
8. I. Le plus profond des philosophes II. ne connaît pas V. avec une certitude évidente, HI. le moindre des ressorts secrets de la nature : ph. 3. 5. 8. 10.
9. VII. Hélas ! madame, I. votre fils et votre fille LU. sont et seront V. toujours, sans inquiétude, AIT. lu cause de vos maux et la source de vos chagrins : ph. 3. 5, 8. 10.