HISTOIRE DU BOUDDHISME £T DU THIBET. I
et le propre perfectionnement de Thomme sont le but de sa religion j son cœur est pur, son esprit élevé ; il est profond dans ses pensées comme dans son esprit , et le peuple l'appelle le Bouddha vivant.
Le Bandjûn réside dans un moniastère du Thibet intérieur , appelé Djachi-h*-Loumbo, Il y est adoré comme le Dalaï-Lama Test à H'iassa ; car il est une incarnation d'un Kinkang; il est instruit dans la loi , comprend tous les livres sacrés , et donne la bénédiction aux Lamas (prêtres). — Quand le Dalaï-Lama meurt, c'est lui qui explique sa renaissance dans un autre , pour qu'on se conforme à la règle. Le Dalaï-Lama fait de même à la mort du Bandjûn.
Au-dessous de ces deux chefs sont beaucoup de Khoutoukhou et de Khoubilkhan , et une quantité innombrable de Lamas. Le monastère seul de Bandjûn en contient deux mille cinq cent. Le célibat est obligatoire à l'état monastique.
Les fonctionnaires civils de justice, de finances , etc. y sont nommés par le Dalaï-Lama et les généraux chinois.
Les mariages se font par consentement mutuel et par échange de présents. — Souvent trois ou quatre frères n'ont qu'une seule femme, --c- Une femme mariée se donne à un étranger, et le dit à son mari sans qu'il s'en irrite. — Les enfants des deux sexes sont élevés ensemble; une fille est un bonheur particulier.
On donne à manger à des cMens ou à des vautours les cadavres découpés et les os piles. C'est la sépulture terrestre pour les premiers , et céleste pour les seconds, mais également heureuie* La sépulture malheureuse est d'être jeté à l'eau.
Les Lamas sont brûlés, et on élève un obéliscjue sur leur cendre. (Kœmpfer.)