HISTOIRE DU B0UD.OHISME ET D0 THIBET
et Touest de l'Asie. — Aussi fut-ce sous Mangou- Gaan ^ petit-fils de Tchin^Ghiz-Khan , que se fit la fusion de ces deux ppiscipes.— Sous lui , lesxnaitres de la doctrine de Bouddha , qui jusque-là et pendant six siècles avaient une existence assez incertaine à la cour des princes Tatars ou Thibetains > q4ii les protégeaient 9 furent élevés au rang de Lama; un siège lamaïque leur fut attribué à Pontala y avec des domaines sur les terrés Thibetaines^ et le polythéisme des chefs Tatars fut dorénavant fixé à ce centre religieux. -^ Une hiérarchie vicariennefut établie aussi depuis le Lama jusqu'aux districts territoriaux, et un culte nouveau et solennel fut constitué. (Herbelot.)
Mais la secte des Bonnets rouges , qui se rattachait au Lama Sakya-Pandita ^rapôtr^Bouddhiste des Mongols, vit par la suite naître une secte rivale dans celle des Bonnets jaunes , qui se rattachait au Lama Zongk'haba, le roi de Ja loi, qui avait fait une nouvelle rédaction de la doctrine de Sliakya- Mouni , et un ouvrage intitulé : le Chemin divin qui mène à la perfection ,^ et qui fut protégé par Timour ou Tamerlan, lequel vint, vers le milieu du quatorzième siècle , remplacer la race des Gengis-Khaniens ^ protectrice des Bonnets rouges, par celle des Timourides , protectrice des Bonnets jaunes. — Tamerlan , de la rtiême race royale que Gengis-Khan , mais ayant été dans son jeune âge berger et voleur , fut appelé aussi Saheb-Keran ^
1^ LIVRB II, CHAPITRE YI.
titre des réformateurs sociaux, fut un grand conquérant et aussi un savant théologien; car il discuta avec lesdccteui-sBouddhistesu*— LeLama fut alors élevé à un degré . de puissance spirituelle qu'il n avait jamais eu. — U fut appelé le G^and roi de |a précieuse doctrine. Précepteur de l'empereur. Dieu vivant, etc. — Huit i-ois, esprits secondaires, formèrent son: conseiL — Enfin, vers la fin du quinzièm^e siècle, le titre de Dalaï-Lama ( mer de si^es^), leur fut donné par-dessus tous les autres.
Cependant, les Timourides furent à leur tour renversés par les Gengis-Kbaniens , qui reprirent l'empire qu'ils avaient perdu, et dont le chef fut depuis connu sous le nom de Grand-Mogoi.
: Et dans ce temps-là la doctrine Bouddhiste s'était encore modifiée , et avait encore plus confondu le dieu avec le monde matériel ; car d'abord les Bouddhas , qui auparavant étaient ensevelis à jamais dafis le ISirvritti (repos) avec Adi-Bouddha, furent regardés comme pouvant s'incarner une fois pour conserver L loi; et puis on ajouta qu'ils pouvaient s'incarner autant que cela était nécessaire; et enfin Adi-Bouddba lui-même passa sans cesse dans les corps des Lamas successifs , qui furent ses incarnations perpétuelles et infinies.
Et il y a maintenant deux grands chefs religieux au Thibet : le Dalaï-Lama et le Bandjiin-Erdenî. — Le premier est supérieur au second, et particulièrement révéré à H'Iassa. La tranquillité de l'âme