‹ Essai d'histoire universelle ou exposé comparatif des traditions de tous lesChapitre 33 sur 37 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

tlailte^Aiié. — Ateyrie. — Judée. ~ Ptaéidcie. ^ Asie midéare, — Mâxmie. — I^rdie. — AimXxmeê. *- Taa-

* Vue. — Pélops. — Thraoe. — Bacchiig. — ficythte. ^ Mœurs. •*- Arméitàe.

Onjïiôtis devbttS dîf e ici té qtfâfâiettt été pendant le second âge led divers royaumes oti bâtlôtis que les Pèrsèft trônaient de sôtiinetti-e à funîté, et allaient transmettre k celle des Grecs ^ qni, k léilr tbur; les dbnnei*âit au^ Romains.

AiSYRiK. -^ Et nous commencerons par Tempire de Babylonie et d^Assyrie, qui y après Xisoutbros , sauté d'un déluge, et reconstructeur de Babylone , 6û il régna après Ninyas, présente tirente^ix noms

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de rois, dont le dernier est Tonos Sconceleros, le Sardanapale des Grecs (Eusèbe. Le Syncelle,etc.). Et un premier groupe de ces noms formé de onze rois, qui sont : Arius, Aralius, Balœus Xerxès, Armamithrus , Belochos, Balœos, Sethos ou Altada, M amythos, Mancaleos, Spearos et Mamylos, occupent la première période du second âge, soumettent tous les anciens ennemis de la Babylonie, tels que les Bactriens et les Caspiens (Sagas), étendent leur empire de l'Inde à l'Arménie , et finissent au moment des grandes révolutions sociales qui commencent la seconde période de cet âge , tels que le dé* luge de Thcssalie , d'où sort Deucalion , le chef de l'époque hellénique; l'invasion des Hyksos en Egypte ; l'arrivée de Dardanus en Phrygie : et les tremblements de terre et autres désastres qui désolèrent toutes les nations en ce moment.

Et le second groupe , qui contient vingt-cinq noms de rois : Sparetos^ Ascatades, Amyntes, Belochus, Baletores, Lamprides, Sosares, Lamprœos, Panyas, Mythrœa , Teutamos, Teutœus, Arabelus, Chalaos, Anebos,Balias, Thinœus, Dercylas,Eupanes, Laosthènes, Pertiades, Ophrateus, Ephecheres, Acrayanes et Tonos Sconceleros (Sardanapale); répond à la seconde période de cet âge , puisque la guerre de Troie , qui arrive vers le milieu de l'époque hellénique , a pour .contemporains plusieurs rois du milieu de cette liste , et qu'à la défaite de Sardanapale par Arbacès le M^e, qui commande

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une armée de Mèdes, de Perses, d'Arabes et de Babyloniensy commence un double empire , le babylonien et le mèdo-perse, que Ke Kosrou ( Cyrus) réuiiit en un seul royaume , après dix rois babyloniens et neuf rois mèdes, dont les deux derniers^ Baltassar et Aspadâr, TAstyage des Grecs , sont vaincus par lui.

Les rois babyloniens sont Phulbeîoc , Phulassar, Salman Assar, San'acherib, Assar Adon, Merodach, Ben Merodach, Nabucadnessar, Nabucadnessar le Grand, Evilmerodach et ses trois fils , Regassar, Lab Assar Dach, et Baltassar, et figurent tous dans l'histoire de l'Egypte, de la Perse et de la Judée, à la fin de la seconde période et au commencement de. la troisième de cet âge. ,

Les rois mèdes sont Arbacès, Madaucès, Sozar^ naès, Artias, Arbianès , Arti , Artunas, Artibarnas et Aspadas, ou Astyage.

Puisv à Ke Kosrou commence en Babylonie le règne de la dynastie des Kaianides, jusqu'à Alexandre, qui est suivi des Séleucides, rois de Syrie : Seleucus Nicator, Antiochus Soter, Antiochus Theos, Seleucus Callinicus, SeléucusCeraunus, Antiocbusde Grand, Seleucus Philopator, Antiochus Epiphane, Antiochus Eupator, Démétrius Soter, Alexandre Bala et Démétrius Nicator.

Antiochus le Grand sembla parmi les Séleucides , vouloir réaliser cette pensée d'un royaume unitatrd de toutei'Aaus;,,que pQtiu:suivdieot4epuvs

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si longtemps lés princes babyloniens , assyriens i mèdes, pèfses et macédoniens. Et il porta la gtierre dans rinde , en Egypte et en Grèce ; mais après lui le royaume de Syrie ne cessa de se morceller, et finit par apporter Ses fragments à la grande unité tomaine , dont la main ratnasisait tous les aiiciens éléments sociaux y ({ui n'étaient pas directement ftôumis & la î^évélation indieikne.

Judée. — En continuant latour derAii« oocideiit tftle^ qut les Perses eoumetteient à leur puissance, tioUB ttouterons lea Juifs i et la Phénicie^ et TAsie mineure, et la Thrace , et la Scythie, et l'ÂrnSéliie. Nous dirons d'abord des Juiia que nous avoua Vus sortir d'Egypte avec Moïie » ce réformateur égyp^ tien qui avait joint Tunité Âbrafaamique despua^ miera Hébreux , à Tuiiité Brahmanique des Palis Ethiopiens; qui avait défendu à son peuple de s'al«- Uer avec aucun autre, et qui parvint à coiistituer L'é-> goisme natioMl le plus implacable dont Thiëtoire offre l'exemple*

Aussi ce petit peuple, toujours préoccupé de sa (Conservation , ne figure^t-il guèk*e dans l'histoire généraki que comme conquia. Tbute aon exîatetioe

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indépendante et comme nation , après sa vie nomade du premier âge » sa turbulence pendant le second » et son établissement en Palestine, qui suit l'expulsion d'Egypte, est comprise dans sa tradition^ entre le livre de Josué et les Paralipomènes,eeqai fiiit environ la dernière moitié de la seconde période du second âge. A la fin de cette période « après les David et les Salomon, il s'introduit un désorilte si grand dans le sein de ceue petite société, qu'il a'élèvé kokaqne instant des {irophètes de tHstes6e> teli que Jéhui Élie» Miehée» Elisée, Isaïe , mais qui ne peuvent arrêter le désordre des familles qui êe c^vo^ rent entre elles. — Anwà les gt^ndés poiftsances égyptienne, babylonienne et perse, envêlot>pénteUes dans leur conquête ee pauvre petit peuple , que Nabttcadnessar le Grand emporte tout etitiM^ k Babylone ; que Ke £ho8rou (Gyrus) rend à sotl pays ; que Cambyse persécute ; qu' Artaxerce-AsBué-« rat protège; qui de nouveau, pour s'être révolté contre ses maîtres, se voit ravagé et enlevé de son sol par les Persee ; qui reçoit Alexandre le Macé« donien comme un sauveur; puis est di^uté et ocou« pé tour à tour par le Lagides et les Seleuddes ; et enfin après avoir vu se lever les Machabées pour lui rendre son indépendance , ouvre ses portes k Pompée et à l'armée romaine , qui > pour prix de leur protection , lui infligent lé titre de provihce romaine.

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PhAnicie. >— Et quant à la terre de Kanaan , elle fut habitée d'abord par Kolpia et Baau sa femme , et leurs premiers enfants furent Aïon etProtogone, qui furent sédentaires et habitèrent sur les arbres, et eurent des enfants mortels comme eux, qui inventèrent le feu et en firent usagé ; et ce furent Phos Pur et Phlos, et de ceux-ci naquit une race d'une grandeur et d'un orgueil extraordinaires qui habita les montagnes et laissa son nom au Kasius , au Liban, à l'Antiliban et au Brathy, et cette race fut commandée par Memroumosqui inventa les huttes de roseau , de joncs et d^écorces , et dans cette race les lemmes étaient communes.

Et Kolpia et Baau eurent aussi deux autres enfants, Guénos et Guénéa , qui couraient les plaines brûlantes et étaient nomades; — et Ousoûs, leur fib, se couvrit de peaux de bêtes qu'il prenait à la chasse, et répandait leur sang sur des stèles, et inventa les transports pio* eau sur des troncs d'arbres; — et tandis qu'Ousoùs courait dans la Phénicie, Memroumos établit son habitation' à Tyr, et ils furent ennemis.

Et puis vint Ghrisor l'oracle , le devin, l'enchanteur, qui inventa beaucoup de choses. Et puis on inventa les murailles en briques , séchées ati s(deil, liées avec du ciment mêlé de paille. — Et puis vînt Agrouéros le laboureur, et on fit des enceintes aux demeures. — Et il sortit ensuite deux races, les coureurs de plaines et les chasseurs, qui s'en allèrent

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(Chercher d'autres demeures , et les pasleurs habitants des villages.

Et puis vinrent Misor et S^^dyk. Et Misor eut pour fils Taaut, qui inventa les premiers caractères, — Et Sydyk eut pour enfants les Dioscures, les Kabires^ les Korybantes et les Samothraces , qui inventèrent les arts mécaniques, qui guérissaient 9 par des paroles, les maladies et les morsures des animaux.

Et puis, comme le premier âge était terminé, un homme , appelé Elioun, habita avec sa femme Berouth; aux environs de Bjblos; et d'eux naquirent Ëpigeios et sa sœur Gué. Et ces derniers, quandleur père fut mort, lui firent un culte de libations et de sacrifices , et eurent quatre enfants , Uns , Betylus , Dagon et Atlas.

Et Uns chassa son père , et fonda Byblos, et dans un temps de famine et de peste , sacrifia son fils Sadid , et aussi sa fille , et se circoncit , ainsi que tous les siens. Et puis Bus châtra son père, qui était revenu contre lui , et alors il naquit de son sang beaucoup de nouvelles races. Astarté s'établit àTyr; Baaltis à Byblos; les Kabires h Berythe; Ilus , Zeus et Belus, trois fils d'Ilus, à la Pérée ; Pontus à Sidon.

- Et Ûagon trouva le blé , et Pontus le Sidonien attaqua Astarté la Tyrienne , et Demaros, élève de Dagon, vainquit Pontus, et institua de nouveaux sacrifices aux dieux; et Mélkart fut fils de

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Demaros, et eut à Tyr un cuUq et qp temple, que les Grecs ont appelé ceux de THerQule 46 Tyr* ( Sanchonipton. )•

Et là finit la premier^ période du qecand A^ ; et la seqonde période commence par la fuite dlo du Pélopopèse en Egyptç, inveatéç par les Grecs pour rattacher Cadmus à leurs races. Et lo eut en Egypte , du Nil , un fils Epaphus , qui çut une fille, Lybie , laquelle eut , de Poséidon , Agepor et Belus; BqIus resta en Egypte, mais Agenorvint en Phénicie, où il épousa Téléphasse, qui lui donna troi» fils, Cadmus, Phœnix, Cilix, çt une fille, Europe. — Et Cadmus s'e» alla avec Téléphasse sa mère et Harmonie, sa £^mme, et ce fut lui qui s'établit à Thèbea, en Béotief mais Phœnix resta en Phénicie , et lui douQa son nom , et Çilix donna aussi sqju nom h la QUcie. (Diodore de Sicile. )

Et Thistoire de cette çeconde période du second Age se termine par vingt -* quatre noms de rois Tyriens, qui comprennent le temps qui se trouve entre David et Nabuchodonosor, temps où ces rois se trouvent en contact avec la uation juive. Et ces rois sont : Abibal , Hiram % Àbdastrate, Balea»tarte , et ses trois fils , Astarte , Aséri^us çt Pliili$; uis viennent Ithobal , Badezar , Margen , Pygmaion,Didon, Ithobal, Baal, Ecnibal, Q^elbès, Abbarus, Myjgtamus, Gerastrate , Balator , Merbal et Iram. ( Eusèbe. •— Le SynceUe » etc. )

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Et parmi ce3 rois^ la cbose la plus importante à remarcfuer} e^t l'apparition de Didon, qui va former à Garthage, en s' unissant à la race africaine du Japhetl) primitif, au dernier reste des Atlantes , cette puissance conimerçante , véritable rivale de Borne la guerrière, et qui luttera si longtemps contre elle , jusqu'à ce qu'elle soit exterminée.

£t après les derniers rois de cette listé vient Nabucadnessar , qui renferme dans son imii^ense puissance l'état Phénicien, et ses deux grandes Villes, Tyr et Sidon.

Asis uinsTJM* — Et comme Jai^us, ayant quitté l'Arménie I vint danp l'Asie, mineure , IVÏœon en fut le premier roi, et donna au pays le nom de Mœônie; et ayant épousé unç femme, appelée Bindyme, il en eut une fille qu'il exposa sur le mont Cybèle. Et Cybèle fut élevée par des bergères, et recueillie par Marsyas, prêtre phrygien, très-savant et très-chaste. Et elle inventa des instruments, et jguérissait les maladies par des purifications et des chauts; et elle^'çnamoura d'Atys; et son père fit mourir Atys, et çUe sç sauva comme folle, couinant, pleurant et battant du tambour; et comme il vint des postes, des maladies et des stérilités, les

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peuples Mœoniens consultèrent les oracles, qui leur ordonnèrent d'adresser un culte à Atys et à Cjbèle. Ce qu'ils firent. ( Diodore. )

Et dans la Carie , vivait au mêoie temps Staphylé et Chrysothémis , qui eurent trois filles; lune d'elles fut mère d'Anius , qui aborda dans un cpfire à Délos, ou Apollon lui apprit la divination. Et les deux autres s'établirent à Bubaste et à Castabe, dans la Chersonnèse.

Et à Nysa , dans le même temps aussi , fut élevé Bacchus, à l'histoire duquel on a réuni plus tard celles du Dios Grec , du lacchus de Demetra , du Zagrœus Sicilien, du[Sabazeus Arménien, del'Eleuther Péloponésien , qui, tous, représentent des inventeurs des boissons fermentées et de lagriculture; qui sont sacrifiés, déchirés et mangés pour créer de nouvelles races, puis ressuscites par une puissance supérieure , et dont les courses et les conquêtes établissent leur culte en divers lieux. Aussi est- il du Bacchus de Nysa.

Et ensuite, à Pessinunte, il arriva ceci. De la semence de Zeus, tombée par terre, naquit un hermaphrodite, appelé Agdistis, qui eut die Nana, fille du fleuve Sangar, Attis, qui se châtra pour éviter les poursuites d'un roi de Phrygie ou d' Agdistis; et c'est pour cela que les prêtres de Cybèle , les tiorybantes, les Galles et autres, pratiquent sur eux-mêmes la castration. Et il y eut un grand culte institué en l'honneur d' Attis, dans lequel il y avait

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