CHAPITRE Vn
Haute-Asie. — Perse. — Izeds et Dews. — Kaiomorts. — Meschia et Mesdiiané. — Pischdadiens. — ■ Guerre du Touranet^de riraii; -^ Katanides. — Zoroastre. — Morale. — Théologie. ~ Pratique. ~ Scander. — Seleucide$« — Partbîe et Pout.
Au commencement^ dans l'Iran (laPei^e) habité par Elam, il y avait les Izeds, commandés par Hanouma , et les Dews par Péétiaré. Or, les premiers étaient purs et les seconds impurs. — Et lorsque le taureau tomba mort frappé par celui qui ne veut que le mal, Kaïomorts naquit de sa semence tombée par terre, et Kaïomorts avait le corps d'un jeune homme éclatant de lumière, et il fut le premier roi du monde et le premier roi de la Perse; il bâtit le premier des maisons et des villes, car les hommes jusque-là n'avaient habité que des cavernes, il inventa les étoffes et la fronde , il fut le
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premier qui se fit adorer de ses sujets en se faisant baiser les pieds, et son frère, qui ne le voulut pas^ alla s'établir ailleurs. — Et il eut beaucoup à lutter contre les Dews, qui étaient les. êtres méchants, tnais il se maintint contré eux. — Et il eut deux enfants, dont Taîné, nommé Natbek, fut tué.par des Dews dans les moiatàgnés duDamavehdf où il chassait, et le second, appelé Sianiek, reçut la couronne déKaïômorts^ mais il fut assassiné par les Géants, ce qui força Kaïombrts à remonter sur le trôiiê pour venger son fils. Ayant retrouvé son corps , il Iç fit enterrer, et il alluma sur sa tombe un grand feu , qui y fut toujours entretenu, et qui a été rôrigine du culte da|eu.
Et après cela vint Tachtér, qyi avait trois corps , un corps d'homme , ûx\ corps dé cheval et un corps de taureau , et il. était puissant par la lumière , par l'eau et par le vept';. et comme il y. avait beaucoup d'eau sur la fèrxe, tous les Kharfesters péçirent^ et il naquit des crapauds, et comme Taschter., sous Torme dé cheval blànd,' allait contre eûx^ie Dew- Apeveisch, eh clieval ijjoir/vint contre lui et le Vainquît; mafe, Taschter, soutenu par Ormuzd, vainquit a spn tour ^e Déw. ■ — Et comme ensuite le Dev^ était revenu encore contre Taschter, .celuici l'assomma d'un co.up de massue , qui' était le feu Vadjeschter. (Zend-Avqsta. ) — Et ainsi finit le premier âçe, où' avait été établie la séparation entré les purs et les impurs*
346 wvM lY, cHimas yfiu
, Et le secoEjd 4ge coijapçi^çp par k toprçf^u £|ii-.
reseqk , d'où;fu|en|; pro^uitçp te^.pl^l^tça^. gr-f4l«,rt
qui avait été gardée, naguit le ppemier homme.: et le cjel lui ét^^t destiné, à cpAdUion quil aeyatf l^umblç dQ cœur, pur de pensées,, de paroles et d actions, et qnil ninvoquerait p^a les De\ys; ainsi, faisant rhomme et la femme , Meschia ot Meschiàné devaient faireTefBonneurrun ide Tautrcï. Aussi firent-ils au çoipmencéinent, et puis il^ 5^approclièrent et eurent commence. Etik «e dire^t : 'C'est Ormîizd qui a fait toute9^'clio$>es. Et Ahrio^au vint, ^ui leur dit : Ce so{it les Pe>^3 (jui ont Ta?t toutes chosesu Et ils le crurent , et iUmataj^^rent du friiit ^ue leur donna le Dew y c^ Us se î^^y ^^ habits de peau,^ et ils firent du feu em frçttaut du hois^ et ils s'abHtèreot. Et ils firent des haches avec du fer^ q4 comme iU ne remercièrent pas lOlen!, ils w blessèrent eux-mêines^ et , devenant i?i{(iemiB FuQ deTautre, iU se frappèii^nt^ se blessèrent^ «t s'en allient chaqua de lew c^^t eÇ jW-làU»
furent pitnis^ — fit le dbef des Dçw? leur dit : Adorez le^ Pqm^i et Os répaudîren^ 4s Uit «U, |*i(^d^ cçqn^i jeudit les Dews pmiss^^^jts; a| pendant; «aqus^nt^ ans , Me^hia et M e^hian4 fureuLt ^té^iloi^ » et puis ils s'i)nirQut| et il iia(|uit d'euic un equple mâle et femelle; mais Qrmu^d Iqs leur prit et les
HISTOIRE m w ^ArTprASIE. 347
ge^t; eouploa mâle^ et femejîe^ , top. frèrf s qt /iqp^wi , qui g^gejï^miept à «m^gantp ^ps, ^ nwjnwwV^
etVeschak^la femme, d'ouvinrent F^revsil^ rhop^^ip^ et |'j;?Yfk^i} 1^ ftlRme^ .i'où ^^qp^çe»!: .qï^ipze çqupleg..OH guin^^^^3jpècç^ ,4« FÇ^rfS»».. î^ <W qUJn^e espé,9§8^ pepC P^^ïpJftJ-AVF^kî^^? >4w t^W reau Sare§(^pk^ jiajijs les six^c|§çùva|s j^Ç l^^tçfsqj^ et six restèrent dans le ji^pumeretz ^ q^ ^st ^u jj^jj^ Uçu. Uncpuplç, appelé Tf»z et Tçi^ç/d'où yi^u^ej^ les T^zians (Arabes), un emUe Ho^king et Gpu4^ jeh , 4 où viennent) l^s I^a^iain^( Penses) , etiiin ^i^ti'^P çpuple fut Mazendran ^ dpQt le^ dèsceqd^i^^s oj^% ïi^bité !les Villages de Squrâ^ 4'^vir, î^e Toijr, ^f Thîq^stan ^ de Paï et de $atad« — Paps les'yiÛagç^ de Salem est Arpùm; — d^ns les yiîkges de SiAd^ ll^pmme à une oreille, k un c^W^k ^^ pied ^ et cqlui qui ^ des aile$ ço^n^ie !iu pevTt^^PâoS Iç dé3@rt est ri^pmïne à c^ue^e , qui Sk du ]?Qil ?ur \^ cpi'p^ (^^ndTAvesta.Jr ,
Qr,, Hoscljeq^hji guropnaixié P^sciid^d^ fut le c);çf d^ h dyns^sXie deaPisçh^d^id^ns^ etl'^^ute^r 4^9 plus apcieni^^s loi^ dç la ^r^. J),e spn tepipfi on fit avec l^^métaw» d?§ ippe§ ^t dp^ i»§tri;imçnt^ dç l^tnQlirigfe , eji il ftt fair« des Q^^U5 ^t dresser des 90irri.9iix powir. la cjiasse; et. il ept;ççipnt beaucoup d>5p44^ipii? fliilit^irçs» 4aias lesquelles il tricwiph? d'animaui( ny>DStrueux qiji, déya^^içiit le pa;^^; ^
après ses conquêtes il revint dans ses états, où il fit fleurir la justice et les arts ; mais il fut écrasé par les Géants, qui troublèrent beaucoup , dans la Perisc , la fin de cette première période du second âge. (Zcnd-Avesta, — D'Herbelpt.)
Et la secondé période commence par Tehpaou- Tets et ses deux frères : Sapîdvar et Kareh , qui sont guidés par Toiseau' merveîlleùi Simorg Anka , doué de raison , parlant toutes les langues , conservateur du dogme des premiers hommes, ennemi ties Dews, protecteurs dés purs, et Tebmoufets^ appelé aussi Divbénd (vaincjueur des Dews) com-^ bat les Géants^ et l'idolâtrie, et ïé*luxe dés riches , et fonde sept villes dans Tlrak arabique et dans Hrak persîqtîe , " et bâtît aussi Merou dans ^le Khorasan et Amidâ en Mésopotamie. -^ Et il poursuîtjûsque daiisIéGinnistan les Ginn, dernier reste de îâ racé dés Géants*, qui vivaient dans les hibntagûés, sôûs lé' conimandemént du géant Argedk , et qui' faisaient une guerre perpétuelle aux Péris. Et il délivra du Géant Deihrusch la Péri Mergian, qui était retenue énfennée par luî dans son untre. -^^'Et Themourets inventa aussi la culture dû riz et les étoffés de spie. Mais il pérît dans une guerre contre le Géant Houdkonz.
Et Djemschid vint ensuite , qui bâtit Tchilminar, aux quarante colonnes (Persépolis)-, entourée de terres labourables , et Estekar, dans les fondements de laquelle i) trouva un vase de turquoise ,
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symbole du monde , de la divination , des augures, de la chimie, du vin et du grand secret.— ^ Et il inventa la muâque et les instruments , et les greniers préservateurs de la disette , et la division de ses sujets en guerriers , laboureurs et artisans. — Et il épousa la sœur d*un Dew , et donna au Dew sa sœur Djemak,; et de ces unions naquirent les hommes des montagnes, qui ont une queue; et Zohak, le noir de peau, l'infernal, l'impie, que Schedad , le roi d'Arabie , envoya contre Djemschid qui fut défait; etla reine Feramak sauva Feridoun, fils de Djemschid, qui vint ensuite venger son père sur Zohak, qu'il enferma dans une grotte du Damavend ; et il chassa de l'Iran les Tazians (Arabes), et il partagea son royaume entre ses trois fils: Salein, Tour et Jretz, qui se battirent entre eux, et Salem et Tour tuèrent Jretz , et envoyèrent sa tête à leur père; et c'est de cette époque que date la lutte des royaumes de Touran et d'Iran ; car Monougehcr, fils d'Iretz, tua Salem et Tour. — Et Manougeher établit des magistrats de province et de bourg, et fit des canaux et des forts, et avait po«rr général Sam Neriman , puissant héros , .exterminateur des monstres et des animaux farouches, dont le fils, Zal Zer, eut de Roudabah Touranienne, Rostan , le plus vaillant hompie de la Perse, dont les exploits se continuent encore sous la race des Kaianides, qui succède aux Pishda* diens. ( Zénd-Avesta. — D'Hçrbelot , etç, )
35o UYRft if, C8AP1TEK tll.
Et les Kaianides y qui commencent la troisième période du second âge , sortirent a un grand désordre , causé par rafffeuse guerre qui eut lieu entre le Touran , Représenté par ATfasial» , et lïran , représenté par Zoo y le dernier des Pischdadîens. Et Afrasiab, qui tétait établi dans Tlran, lutta encore contre les premiers Kaianides, et ne périt que sous le troisième, Ke Kôsroti y de ht maiA de Rostan , le taillant fils de Zat Zer.
Et voici la suite de la dynastie (les Kàianîdes , avec les nonft de leurâ généraux ou de leurs fils ôonquérants, qui étaient seuls connus des Grftès et deé Jâi& y et qui étaient pris par eût pour des fois. — « I. KeKh<>bad.— '2. KeKaous. ^ 3. KeKhosrûu*-^Kufous, Cyrtis, desOreôs etdè^Juîfe. ^- 4- Ke Loiit*asp'. •-- Catnbyse. -^ 5. Ke Guschtaép. -u. A Btflyflonei Barrus; fih d'fly^ap, tfes Grecs et des Jttife. *— 6.- Bahtnan 'Atdschîî* ou Artaxerce Loftgu€Aiiaift, des Grecs; et à Babyloné Artaxentès dft Josèphe , Assuérus dû livre d'Estiter,- Xcrxès des Gveos î puis^son iSs et celui d'tfne Juive ( Esthet ) , Kiresk ou Cyrus Artaban, ou Cyrus le Jeune, ou second Gyrus des Grecs. — 7. Homàï Tchehrazad femme. — A Babyloné, Darius Nothus, puis Arta- 3ferce ou Darius Memnon , puis Artaxerce Ochus. — 8. Darab. — Arsès ou Narsès. — 9. Dara ou Darâé. — Darius. — ^10. Eskander le Roumi. — Alexandre le Macédonien.(Zend-Avesta.— D^herbelot. — Diodore de Sicile.-^L« Bible.— JosèpIie,—-FlaIoni etc«)
HIStOtRE M LA HAtJTE-AStE. 35 1
Et oomme la titiÎBième période jdu fiecônd Âg^ est dominée en Vetse par la doctdne de Zoroa^tre ; qui commença * à dtre adoptée ^us les premiers Kaianidei, c'est ici que nous en devons parler.
Zoroastrê ( Zerdust ou Zeretosehtrd ) ayant vu les diverses sectes qui partageaient la Pèràe, et qui formaient un polythéisme noikibreux , résolut de les combattk*é et^e leii ï^éukiir. — ^ H y avait, en effet, alo» Us Poériod^éschajns , ou sectateurs de la dernière grande religion établie par Djeitischid.' T^ Puis il y en^ avait d'àuttés , qui adbraient des paissanoés âémèntaift» jhnférîMtes ; aVée^cMltt^ o\é mmctAîBtJOénéJiVi ^ Ptiis^d^ak:rtré^ ëiiiioré consSdérmént Ormu2d ( Hanouma ) et Ahriman ( Péétiaré ) , comnfie^ deux puissances^ priftiitives égaled en pouvoir f et susceptibles de changer de rôle , c'est4i-dire , OrmU2d de faire du mal , et Ahriman de &ire dtt bien. *^ Enfin , dautrès adoraient ex- <^sivenient les Dmrs.
Et aloi« Zot^MSIre établit comme règle fttôralé dana 1^ Yendidad , qu'il ÊiHait exterminer iô mal ,' dans le but de satisfaire Ormuzd, et de rapporter avantage au Parse. Ckir , dans le monde , tout est agréable k Ormusd ou à Ahriman , tout est pur ou impur.— Un seul être n'est ni l'un ni Fautre, c'est celui qui a tout ctéé ; ^ar le monde n'est que néant
35a UTRB XV 9 CBAPITRB TH.
aux yeux de celui qui l'a fait — Les rois, les sujets , les maîtres et les serviteurs, sont sans distinction sous les dômes ronds (le ciel et l'Atesch-Gah, le temple ).;. et k parole de Dieu ne aéré ni augmentée ni diminuée. — r Celui qui fera le bien en recevra une récompense proportionnée; et les âmes de tous les hommes resteront en enfer un. temps proportionné aux çrinies qu'ils auroQt commis ; et Dieu qui a créé le^ monde fera à la fois dii^raitre les méchants, et les réduira au nésint, comme il les en a tirés; lui qui a cré4 le ciel, dçonéja lumi^peaux étoiles, et dont l'empire ne finira pas; roi brillant et glorieux.
Or, Mithra est celui qui Subsiste toujours au ciel , entre la, lune et le soleil, qui rend fertiles les terres incultes , et frappe les Devers par la ceinture avec sa massue éternelle; c'est lui qu'on invoque pour qu'il vienne apporter les plaisirs^ l'intelligei^ce et la vie; pour qu'il vienne secourable, avec le bonheur et la joie ; pour qu'il vifenne compatissant , apporter la santé, la victoire et la pureté; pour, qu'il anéantisse le Daroudg. C'e$tllui qui donne le roi, qui donne le fils, qui donne Tàme , qui donne la sainteté et la pureté. C'est lui qui , comme un chef pur , veille sur ceux qui sont en paix; qui veille aussi sur les hommes qui se frappent dans les combats ; et qui fait naître et entretient l'harmonie (fntre les diverses parties du genre humain. — • Msû doit-ou lui oiSrir \e via ^ui danoe. l'ivresse |
HISTOIHfi BE LA HAtJtS*A9lE. 35â
qui fait voir le ciel; le lait qtri procut'e rimmortalité ; les parfums ( la rose) qui donnent les sciences et la prophétie; et la grenade qui rend invulnérable.
Aussi celui-là seul est Parse* qui a été purifié k sa naissance* avec l'urine de bœuf et la boisson du hom; qui a pris le KcTSti (cordon) à sept ans, et le NazoutK (purification) à quinze; et alors le Parse peut choisir l'état qu'il veut, car les fils de rois sont -seuls héritiers de H dignité de leur père: • ..... ^ - , * - , . .
- Et Zoroastre trouva lîsi nation divisée en trois classes : î» les prêtres, divisés eux-mênaes en Herbeds , Mobeds ou Mago-Vad , et Destour-Mobeds , et conimandés par le Destouran Dertour ; !2* les militaires qui jpartageaient avec les prêtres le droit de commander les villes et de porter les armes ; 3« les laboureurs , sources de bien, mais aux travaux desquels ne devaient jamais descendre les prêtres ; — auxqYielIes divisions il faut ajouter les ouvriers qui exerçaient tous les états permis, ne rentrant pas danis les premiers. — Et ayant vu cela ; Zoroastré dit que celui à qui appartenait un lieu , devait en être le chef; de même pour une rue; de même pour mie ville, pour une province; que celui qui donnait le plus de soin aux troupeaux et qui entretenait le mieux le feu d'Ormuzd, devait être le chef des purs de la campagne; que l'homme^ pur et très-distingué devait être ch^f des militaires , et
354 UYfEi ^y, CHAFITUI yii.
toutfft çfs.^çbodes jetaient de Vinftitutiqp dç Z^ro^^tre, comme U e^i dit dap^ le dix-neuvièmp {la 4çs I^qçlméa.
Or , il faut être pur de pensée , pur de parpj^ ef pur. d'acûous , et pgur pela il faut ^ç laver avec de Vurmi^ de bcsuf^^e lacérer avec des laaiè]|*e$ de. pe^ de <^beyal » faire des offraodes expiatoires au corps de letat, éviter de ^approcher des cadavres , etc.
Maïs I^ d^uijc graods actes d*exi4atioii sont If mariage et le labourage. — Un homme peut avoif cmq fiimmes ; par il pept répudier toute femme qui ne lui .fait pas d'^fants; mais une seule est s^ femme légitime ; un homme pi^t 4pouser sa mèrf et sa sœpr. «— Une £^wiie qui refuse de se marier » et veut reirter vierge , est voi;iée k l^nfer. Uqf femjne ne peat fai):« jXeseseh ao^ dienx, maisii spii mari qui est «on di^u. lit Tadultàre , la sodomie ef le viol sont punif dç mort.
Or Fàme , après la mort ^ kïbU et sans &rcç , voltige le premier jour dans le lieu de la mort ; Iç second jour dans le.Kçsche où est le cadavre; I9 troisième dans le Dakhmé , ponr tâcher de rentre^ dans le corp$; le qu^itrième elle arrive au pont Tchinevad, où Mitfara et Rosçhne-Rast Tinterror gent, et pèsent ses action^, et l'envoient dans len^ fer ou dans le paradis.
Or, Tenfer est appelé Z^rend , et est habité par des grenouilles , des crapauds , des serpents , et uw
ftinli d^Aulraft reptUes 0t d# Btvw qui toummolent les damnés.
Et puis il y a ensuite d'autres l^eux dans ie ciel. *r4 Au milieu sont trois villes^ Gjaingherd » ville du soleil et de la lune ; puis Tasé et Kubha ▲rin.
Et il j a encore trois autres lieux , séjouva de Topos , de bonheur et d'équilibre perpétuel entre toutes les saisons et les températures; c'est le Beb^ascht-Gangh ou Gapgh^Dîzy qui est situé an sommet du mont Divin » et où résident Ormuzd, les Izeds , les Amdiaspands et les bienheureux , et «f est le paradis. — Et puis à Torient est Arin , et à Voeoident Deranegh.
El ces peines et csa» réœmpenses dureront just «pt'à la résurrection y où les Ames et les corps revk trront ensemUe , et vetront le bien et le msi qu'ilf ont⁢ et alors toutsarjt purifié , même la poutf lilure et Timpuretë, qui est dans le Bousahh, et le monde sera immortel par la parole^ çt la ]terre féconde sera sans souillure ^ sans maux et unie, — ( Hyde. -*• Zend^Avesta. — Anquetil Du^permn , — etc. )
Or, le premier des Kaianides, Ké Khobah mr mena à Fadoration du vrai dieu, établit quatne grands gouverneurs, et une mesure générale pour les chemins.
Et Ke Khosrou le troisième ( premier Cy rus des Grées)) envoyé de Di«a]^ prophète ^ d4fit Afra«
356 tlTMIlr, GHAMTKE ttl.
«ah le Ttmrankn , conquit la Médiesur Atbaùe^ et la Babylonie sur Baltassar,
Et Ké Lohrasp établit une cour de justice et une discipline sévère, et son fils Ke Gusditasp se révoltatîontre lui et se retira en Touran ou en Lydie, ou en Macédoine , et en revint avec une nomlnreuse armée pour forcer son père à lui céder son trône. •-— Et alors il força tous ses sujets à se soumettre à la doctrine de Zoroastre : et après avoir établi des Meschgeds (temples) dans plusieurs endroits ,de la Perse , il poursuivit par la guerre ceux qui ne voulaient pas embrasser la nouvelle foi; et Asfandiar, son fils, défit le vaillant Rostam qui restâk attaché au vieux culte. — * Et Cambyse conquit pour lui rÉgypte et la Palestine, etfut remplacé par Darius , fils de Gustasp , qui revint ensuite en Perse pour apaiser une révolte de seigneurs, et, après avoir étendu son royaume de Tlnde à la Perse, voulut aussi s'emparer de la Grèce, mais il fut arrêté par Miltiade à Marathon.
Et Bahaman Ardschir (Ârtaxerce Longuemain) triompha enfin de la résistance de la Hmiitle de Rostam , et ôta aussi la lieutenancc de la fiabylonie -aux descendants de Nabucadnessar, à^qui ses prédécesseurs l'avaient laissée, pour la donner à Kiresh (Cyrus le jeune), fils d'Artaxerce-Assuérus et d'une Juive , et qui fut favorable à la uation Israélite , et lui permit de relever ses temples. — ^Et tandis qu!il fut suivi des lieutenants Darius Nothus^
HISTOIRE DE LA HAtTE-ASÏÉ. 357
Artaxerces Memnon et Artaxerces Ochus , que leg Grecs et les Juifs connurent seuls : la reineHomai Tchehrazad y fille de Bahaniân^ régna dans la Perse comme régente de son fils. Elle bâtit un superbe palais à Tchllminar. Mais elle abandonna son en-fant, qui , recueilli par un foulon , puis s'étant distingué à la guerre , fut reconnu par sa mère , et régna sons le nom de Darab. Il fît la guerre à Philikous, roi de Macédoine j épousa sa fille, puis la lui renvoya enceinte , et elle accoucha chez son père d'Eskandcr leRoumi, qui , ayant refusé de payer le tribut imposé à Philikous par Darab , fit la guerre à Dara , autre fils de Darab, et le vainquit.
Et là on voit encore qu'Alexandre est rattaché à la généalogie des rois perses, comme en Egypte il avait été rattaché aux dieux par Amoun.
Mais cette grande puissance conquérante que les Kaianides avaient tenté d'établir, et qui un instant les avait rendus maîtres de toute la haute Asie , se démembra sous les successeurs d'Alexandre; et, lorsque les Séleucides virent attaquer leur royaume de Syrie par tous ses voisins, il, se forma deux royaumes nouveaux; l'un de Parlhie, fondé par Arsàce sous AntiochusTheos, et dont les neuf rois Arsacidcs se terminent par Pbraate III, qui se soumit aux Romains vers le temps de^la mort de César; — et l'autre royaume fut celui de Pont, qui avait été créé pour Artabaze, fils de Guschtasp , roi
358 tlYRB IY| CRAMTRB vn.
de Perse; et qui > depuis Alexandre jusqu'à Pompée f qui le réduisit en province romaine , fut gou- ^ Temë par cinq Miihridatea, dont le dernier» impla^
' cable ennemi des Romains, se tuà plutôt que d« s«
voir vaincu par «ux.
HIStOiftfi D£ U âiCTS-ASIB. 359