habitants | 4 million d'habitants
Norvège .... 1855 4... 180 107 Ecosse...... DA Te Or aE 164 34 Danemark MERE 195 258 Brance ete 1000. 99 100 Bélgique "1858.70 92 50 Saxe. 0 EE ABSOLUE: 67 245
On pourrait, il est vrai, objecter qu’un grand nombre d’anormaux n’est pas interné et donc pas compris dans les statistiques d’aliénés et que, d'autre part, ceux-ci sont étroitement surveillés et qu’ils ont donc de très grandes difficultés d'accomplir le suicide.
Il n’en reste pas moins vrai qu'on ne saurait, sans abuser des mots, voir un fou dans tout suicidé. En somme, comme dit Durkheim, les suicides vésaniques se distinguent des autres comme les illusions et hallucinations des perceptions normales et comme les impulsions automatiques des actes délibérés ; il reste vrai qu’on passe des uns aux autres sans discontinuité, mais si c'était une raison pour les idenüfier, il faudrait également confondre, d’une manière générale, la santé avec la maladie, puisque celle-ci n’est qu’une variété de celle-là.
Ceci étant donc établi, il nous reste à examiner tout
d'abord les motifs et circonstances qui poussent tant de malheureux à se tuer, à remonter à l’étiologie des suicides.
Et tout de suite une première pensée s'impose à notre esprit, c'est que ce doit être des motifs bien graves qui font aboutir à de pareils actes. Mais le professeur Chavigny a écrit avec juste raison : «Il y a là une réelle erreur de raisonnement », car même « chez des sujets intelligents, très bien doués, le motif du suicide peut être bien insuffisant » aux yeux de toute personne pensant normalement.
Une classification qui essaie de tenir compte de la multiplicité des influences sur les suicides est celle du docteur Masaryk, de Vienne, et il nous à paru utile d’en suivre la disposition générale. La voici :