Qui d'ailleuts ne touchent qu'à là rondelle de 1: bobine
mier temps, les lèvres de la plaie étant fixées par la pince, l'opérateur les perfore avec l'aiguille. Dans un second temps, il saisit avec la pince le bout du fil qui émerge du chas de l'aiguille, lequel est situé, comme nous le verrons, à l'extrémité antérieure de celle-ci; puis, ce bout étant maintenu, la main droite retire l'aiguille de la plaie en laissant dévider une certaine quantité du fil enroulé sur la bobine à l'intérieur du manche. La longueur de fil nécessaire étant obtenue, il faut maintenant le sectionner, pour séparer la portion sortie de la. bobine de celle qui doit y rester. Avec les instruments actuels, le chirurgien pour y arriver devrait avec sa main gauche :
1° Poser la pince à disséquer qui lui a servi jusqu'ici, 2° prendre une paire de ciseaux, 3 couper le fil, 4 poser les ciseaux devenus inutiles, 5° reprendre la pince à disséquer ; et ensuite recommencer la même manœuvre pour passer un autre fil.
Cette série de mouvements prendrait à chaque point beaucoup de temps et exposerait à des contacts septiques. C’est pourquoi, à notre avis, ce système n'est pas entré dans la pratique courante, quels que soient par ailleurs ses avantages, et c’est pour parer à ces inconvénients que nous avons combiné ensemble une pince et des ciseaux, un seul instrument servant ainsi à la main gauche, tantôt pour la préhension du fil, tantôt pour sa section. Sans cetle adjonction de lames coupantes à la pince ordinaire, toute aiguille de ce genre devient à notre avis sans intérêt pratique pour l'exécution de points séparés.
29 Ponce-Ciseaux.
Cet instrument a 6té réalisé de deux façons différentes.
La première manière semble la plus simple au premier abord.
Sur une pince à disséquer ordinaire, mais à branches plus fortes, se trouvent fixées à la partie inférieure, à un travers de doigt au-dessus des extrémités libres, deux petites lames de ciseaux. Elles sont rapportées, indépendantes, de façon à pou-
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voir, en dévissant les deux vis qui les tiennent, les repasser lorsqu'elles sont fatiguées. Leur forme est triangulaire à base supérieure et l'intervalle qu’elles créent constituent un V ouvert en bas, mais toujours fermé en haut. De la sorte, quel que soit l'écart des branches, le fil une fois engagé entre les deux extrémités de la pince est forcé d'aller se couper entre les deux ciseaux, ne pouvant ni s’accrocher dans les parties basses, ni échapper en haut. Le mode d'emploi se devine : tant que l'on ne veut faire que de la préhension, on se sert seulement des extrémités libres (lisses ou à griffes) et cela comme d'une pince à disséquer ordinaire; au contraire, si l’on veut couper le fil, on engage celui-ci plus profondément entre les deux mors de la pince qui se trouve en quelque sorte à cheval sur lui, et il suffit alors de rapprocher les deux lames pour que le fil soit coupé.
Cette solution qui paraît la plus séduisante a des inconvénients : quelque ajustage que l’on donne aux deux ciseaux, il y a toujours une certaine dureté à vaincre pour rapprocher les deux branches de la pince; sinon ils ne coupent pas. Cette dureté enlève la délicatesse à son emploi comme organe de préhension, et le chirurgien s’en trouve gêné. Enfin, l'instrument est un peu lourd.
Tout cela nous a déterminé à chercher une autre solution, et en voici une seconde qui paraît préférable. Dans celle-ci, la partie pince est distincte de la partie ciseaux, qui la surmonte. La première est une pince à disséquer ordinaire, sauf que l’une de ses branches porte latéralement un anneau pouvant admettre le médius. Du sommet de la pince partent les ciseaux, dont la lame mobile est commandée par un levier; ce dernier, lorsque les ciseaux sont fermés, vient s'appliquer le long de la branche lisse de la pince. ILest lui aussi muni à son extrémité d’une œillère destinée à recevoir le bout du pouce. Les lames des ciseaux sont courtes et à pointes émoussées. L'ensemble ne dépasse guère la hauteur d’une pince à disséquer et le poids supplémentaire est insignifiant. L'emploi est le suivant : s'il s’agit de préhension, la position des mains el des doigts est la