RUE DE RIVOLI, 174, A PARIS
H KAINH ATAOHKH, Novum TESTAMENTUM GRÆCE. Ex recensione Aucusri Haanir. Editio stereotypa. Lipsiæ (Tauchnitz). 2 fr. 50 c. Les Livres pu Nouveau TESTAMENT, traduits pour la première fois d’après le texte grec le plus ancien, avec les variantes de la Vulgate latine et des manuscrits grecs jusques au dixième siècle, les citations de l’Ancien Testament suivant le texte hébreu et la version des LXX, une division nouvelle de chaque livre et des notes explicatives, par ALBERT Rirzier. In-8°. 12 fr. Les saints ÉvanGiLes. Traduction de Bossuer, mise en ordre par H. Wazcon, membre de l’Institut. In-80. 4 fr. NouvEAU TESTAMENT DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHrisr. Traduction nouvelle, par F. LamENNais. 2 vol. in-18. 4 fr. Le NouvEAU TESTAMENT DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, ou les Livres sacrés de la Nouvelle Alliance. Version nouvelle, par E. ArNauD, pasteur. In-12. 3 fr.
Le NouvEAU TESTAMENT DE NOTRE SEIGNEUR JÉsus-CHrisr, traduit par une Société de ministres de la Parole de Dieu, sur le texte grec reçu et accompagné d’un choix de références. Troisième édition, revue et retouchée avec soin. In-12. Air; 90°C.
« Une version nouvelle du Nouveau Testament était autrefois un grand événement. De nos jours, il faut en convenir, les choses se passent plus tranquillement. Et cependant, comme les versions encore en usage sont antérieures aux importants travaux philologiques et exégétiques de l'Allemagne, on ne peut pas admettre qu’elles ne Soient plus susceptibles d’aucune amélioration. L'espèce d’indifférence que nous sommes obligés de constater, ne proviendrait-elle pas d’un sentiment vague qu’aussi longtemps que les questions religieuses continueront à se poser dans les mêmes termes, la révision des traductions ne peut aboutir qu’à des rectifications de peu d'importance ?... Richard Simon adressait ce reproche au Père Bouhours : « Vous avez fait passer l'interprétation des « Commentateurs dans votre version. » On avait également reproché à Port-Royal d'avoir traduit Estius et saint Augustin, et non
pas saint Paul. Richard Simon remarque que rien n'est plus fréquent que cette accusation entre les personnes de partis différents, et il trouve que c’est effectivement là la pierre d’achoppement de tous les traducteurs. Il aurait pu ajouter qu’en y tombant ils créent des difficultés pour ceux qui traduiront après eux. La version reçue s'impose aux esprits avec autorité; c’est par les mots et les phrases qu'elle enlace dans le système : et quelle force d'initiative n’est pas nécessaire ensuite pour se soustraire à tous ces liens, et se placer, sans idée préconçue, en face du texte! Pour bien traduire, après tout, l’essentiel est de bien comprendre, et pour bien comprendre les mots, il faut avoir d’abord la compréhension vraie des situations et des rapports... Les innovations étonnent; on ne tarde cependant pas à s’y accoutumer. Elles ont le grand avantage de commander l’attention plus qu’une version avec laquelle la mémoire s’est depuis longtemps familiarisée ne peut le faire, et en obligeant le lecteur à se rendre compte de-différences qui lui paraïitront souvent peu importantes au premier abord, elles lui ouvriront quelquefois des avenues dans des régions que, sans cela, il n’aurait pas songé à explorer. » (Le Semeur. Tome XIX (1850), page 176.)