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J4 MATTIHIEU, IX, 1-8.
Ïl vient de déclarer à un malade qu'on lui a présenté, que ses péchés lui sont remis; et comme lPeffet qui répond à cette parole est une grâce invisible de la réalité de laquelle on ne peut naturellement pas s’assurer de la même manière qu’on constate les grâces visibles que Dieu accorde, il leur représente les grâces visibles miraculeusement obtenues comme un motif péremptoire de croire à celles qui ne se peuvent voir, lorsque celui qui opère les unes se rend garant des autres.
Les scribes qui se trouvaient parmi les auditeurs de Jésus, auraient pu tirer cette conclusion de ses miracles précédents; mais ils ne l’ont pas fait. Ils accusent, au contraire, Jésus d’avoir blasphémé en s’attribuant faussement le pouvoir, qui n’appartenait qu'à Dieu, de remettre les péchés à cet homme.
Assurément le pardon des péchés ne peut venir que de Dieu seul; mais 1l en est dé même des guérisons miraculeusés. S'il peut déléguer le pouvoir de gué: rir, il peut déléguer aussi le pouvoir de pardonner. Et comment ne pas croire celui qui se montre par des faits irrécusables en possession du premier de ces pouvoirs, lorsqu'il déclare qu’il possède également le second ? Tel est le raisonnement qui sert de base à la démonstration de Jésus.
Rien ne nous apprend si le paralytique éprouvait une vraie contrition de ses péchés quand le pardon lui fut annoncé. Mais qu'importe ? nous savons que l’affirmation du pardon peut aussi bien éveiller vivement dans les âmes le sentiment du besoim qu’elles en ont,
si ce sentiment n’y existe pas encore, que Ie satisfaire s’il se trouve déjà en elles. Adressée inopinément à un malade qui venait demander avec confiance la délivrance du mal dont il était atteint, elle ne pouvait manquer d'élever $es pensées, de la grâce inférieure qu'il recherchait seule, à la grâce supérieure qui lui était proposée, et que Jésus avait la mission de proclamer sur la terre, en vue du royaume des cieux.
Le miracle mit en évidence, aux yeux de tous, la vérité de la déclaration qui l’avait précédé. C’étaient deux incidents d’une même scène, liés lun à l’autre : comment le peuple, qui en était impressionné à Ja fois, aurait-il pu les séparer dans son admiration ? Quand il louait Dieu d’avoir donné un tel pouvoir aux hommes, 1l ne pensait Sans doute pas moins au pouvoir que le Fils de l’homme avait sur la terre, ainsi qu'il venait d’en justifier, de remettre les péchés, qu'à Son pouvoir de guérir, déjà manifesté par tant d’autres exemples. Quel encouragement aux pécheurs à s'approcher de lui que cette preuve éclatante de l'autorité dont il était revêtu pour leur pardonner!
Les deux récits qui vont suivre se rattachent à celui-ci.
IX,.9. Kat mapdywv & ‘Incods éxetdey etdév dvOowrov xa0uevov Et To teélwvtoy, Mar0atov Asyépevoy, xal héyer adté Axo-
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10. Kat éyévero aûtoû dvaret- |pLévou: év, th oikig, mat (ob, \ 2 \ e À RoA ol TeAGVAt Kat Gaptw oO!
IX, 9. Et Jésus, en s’en allant de là, vit un homme nommé Matthieu assis au bureau du péage, et il lui dit : Suis-moi. Et s’étant levé, il le suivit.
10. Et comme il était à table dans la maison, voici que beaucoup de publicains et de pé-
ZABévreS cuvavéetvro To ‘Inooù rat vois pabnrais aùroÿ.