Mais si quelqu'un est une
On peut se dispenser de mettre
l'adjectif au comparatif, parce que son opposition à pefft sufit pour indiquer le degré de comparaison.
(2) Σχανδαλίζειν. De σχάνδαλογ, piége où l’on se prend par
les pieds, obstacle qui fait trébucher. (Dictionnaires.) — « Si « vous me demandez ce que signifie ce mot de scandales, ce sont a proprement les ebstacies ‘qu'on met devant les hommes pour « 165 empêcher d’entrer et de marcher dans la voie étroite. » (Cunrsowrouz, LIX° Homélie sur l'Évangile de saint Matthieu. Traduction de P.-A. de Marsilly. Tome 1H, page 8.) En francais,
14 MATTHIEU, XVIIL, 1—<6.
Eva τῶν μικρῶν τούτων, τῶν occasion de chute pour l’un de πιστευόντων els ἐμέ, συμφέρει ces petits qui croient en moi, il αὐτῷ ἵνα χρεμασθῇ μύλος ὀνιχὸς lui serait avantageux qu'on lui ἐπὶ τὸν τράχηλον αὐτοῦ xal suspendit au cou nne meule de χαταποντισθῇ ἐν τῷ πελάγει τῆς moulin (4) et qu'on le jetät au θαλάσσης. plus profond de la mer.
L’humilité est requise de ceux qui veulent entrer dans le royaume des cieux : « J’habiterai dans le lieu « haut et saint avec celui qui est humble d’esprit, ἃ « dit celui qui habite dans l'éternité et dont le nom « est le Saint. » (Ésaïe, LVII, 15.) Mais les disciples de Jésus n’en étaient pas encore revêtus, et dans le temps même où 1l les exhortait à ne se compter pour rien, ils aspiraient aux choses élevées. Ce qu'il leur avait dit de sa mort les avait, il est vrai, remplis de tristesse ; mais ils ne s’en étaient pas moins disputés, en allant à Capernaüm, à propos de la supériorité qu'ils désiraient avoir les uns sur les autres. (Luc, IX, 44-46.) Au lieu de conclure de l’entretien de leur maître avec Pierre auquel ils venaient d'assister, qu’il faut aspirer à être, non des grands du royaume, mais des enfants du souverain, ils ne se montrent
scandale se dit aussi de l'indignation qu'on a des actions et des discours de mauvais exemple, et de l'éclat que fait une action bonteuse. Comme il en peut résulter de fausses associations d'idées, j'ai préféré remplacer quelquefois ce mot par ceux de piége, obstacle, occasion de chute, qui en sont la traduction, et qui se rencontrent déjà dans plusieurs versions catholiques el protestantes publiées au dix-septième siècle.
(1) Litiéralement, une meule d'âne. Beausobre et Lenfant traduisent : « Une de ces meules qu'un âne tourne. » — « C’étaient « les plus grosses meules, disent-ils, les petites étant mises en « mouvement par des hommes. »
MATTHIEU, XVII, 1-6. 145 préoccupés que de la grandeur terrestre. Aussi, quand Jésus, dans le dessein de les en reprendre, se fut informé de quoi ils avaient parlé ensemble en chemin, lui demandèrent-ils ouvertement, après quelques instants de silence (Marc, IX, 34) : « Qui donc « est grand dans le royaume des cieux? »
Le Seigneur leur avait dit, dès le commencement, qui sont ceux qui y seront appelés petits ou grands. (V, 49.) S'ils s’en étaient souvenus, ils auraient su que la grandeur morale est la seule qui soit en rapport avec la nature de ce royaume, et qu’il ne peut, par conséquent, y être question d'aucune autre. Tant qu'ils songeront à y être grands d’une autre manière, ils ne pourront pas même y avoir accès. Jésus le leur déclare en leur montrant un petit enfant, qu'il a appelé et placé au milieu d'eux, afin de mieux fixer leur attention, il faut, pour y entrer, qu’ils changent et qu'ils deviennent comme les petits enfants. Puis il ajoute : « Celui qui se fait petit comme ce petit en- « fant, celui-là est le plus grand dans le royaume des «cieux. » Et pourquoi cela? Parce que le petit enfant est humble naturellement, sa taille, son ignorance et sa faiblesse ne lui permettant guère de se faire illusion sur ce qu’il est. Qu'ils apprennent à se connaître (Rév. de 8. Jean, IIE, 17), et ils arriveront, par le sentiment de tout ce qui leur manque, à une appréciation d'eux-mêmes qui, Îles rapetissant à leurs propres yeux, leur fera retrouver en quelque sorte cette humilité de l’enfance qu’ils n'ont plus. Et voilà pourquoi, « tandis que dans le monde le pré-