‹ Essai d'interprétation de quelques parties de l'Évangile selon saint MatthieuChapitre 28 sur 107 · C'est ainsi que vous fera · texte numérisé non relu

C'est ainsi que vous fera

MATTHIBU, XVIII. 29-35. 150

ἐπουράνιος ποιήσει ὑμῖν. ἐὰν μὴ mon Pôra céleste, si vous ne ἀφῆτε ἔχαστας τῷ ἀδελφῷ αὑτοῦ pardonnez pas chacun, de cœur, ἀπὸ τῶν χαρδιῶν ὑμῶν τὰ πα-- à son frère ses fautes.

paxtouata αὐτῶν.

Le roi qui veut régler ses comptes avec ses serviteurs, c’est Dieu. Le serviteur qui doit au roi dix mille talents (4) et qui ne peut les payer, c’est l’homme pécheur dont les iniquités dépassent en nombre les cheveux de sa tête. (Psaume XL, 12.) Le compagnon de service auquel le premier serviteur, après que sa dette lui a été remise, ne veut pas accorder du temps pour le payement des cent deniers dont il lui est redevable, c’est l'homme, quel qu'il soit, qui en ἃ offensé un autre. Le frère eût-il péché septante fois sept fois contre son frère, et ses fautes eussent-elles été les plus graves qu’on peut imaginer, qu'estce que cela auprès de l’immense dette que l'homme a contractée envers Dieu? Tous les détails de la parabole sont destinés à faire ressortir ce contraste, et sa conclusion est que Dieu n’usera point

(4) Quelques-uns ont supposé qu'il s'agissait dans cette parabole d'un gouverneur de province ou d'un administrateur du fisc; mais cela ne suffirait pas pour expliquer une dette si prodigieuse. Dix mille talents, c'est ce que Haman s engagea à verser dans le trésor royal, si Assuérus l’autorisait à faire périr tous les Juifs de son royaume, se réservant sans doute le surplus de leurs dépouilles. (Esther, ΠῚ, 8, 9.) C’est aussi l'indemnité de guerre, suivant Eutrope, IV, 4 (elle était de douze mille talents, suivant Tite-Live, Hist., lib. XXXVIIL, ὁ. 88) qu'Antiochus le Grand dut payer aux Romains pour obtenir la paix. On a estimé à cinquante millions de francs la valeur des dix mille talents dus par le premier serviteur, et à cinquante francs celle des cent deniers dus par le

second. Tous ee qui importe ici, c'est l’énormité de l'une des sommes, et l’insignifiance de l'autre.

de miséricorde envers celui qui se refusera à faire miséricorde. Ceux-là seuls qui pardonnent aux autres comme Dieu leur veut pardonner par Christ (Éphé-

siens, IV, 32) ont droit de cité dans son royaume.

On n’en saurait faire partie non plus, comme nous

allons l’apprendre, sans IV, 12; V,2.)

XIX, 1. Καὶ ἐγένετο, ὅτε ἐτέλεσεν ὃ Ἰησοῦς τοὺς λόγους τούτους, μετῆρεν ἀπὸ τῆς [αλιλαίας.

2. Καὶ ἠχολούθησαν αὐτῷ ὄχλοι πολλοί, nat ἐθεράπευσεν αὐτοὺς ἐχεῖ,

3. Καὶ προσῆλθον αὐτῷ of Φαρισαῖοι πειράζοντες αὑτὸν χαὶ λέγοντες αὐτῷ Εἰ ἔξεστιν ἀνθρώπῳ ἀπολῦσαι τὴν γυναῖχα αὑτοῦ χατὰ πᾶσαν αἰτίαν -

la pureté. (I. Timothée,

XIX, 4. Et après cela, Jésus, quand il eut achevé ces discours, s’en alla de la Galilée.

Et il vint aux confins de la Judée au delà du Jourdain.

2. Et de grandes troupes le suivirent, et il y guérit leurs malades.

3. Et les pharisiens se rendirent auprès de lui, et voulant l'éprouver, ils lui dirent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque cause que ce soit?

4. Mais il leur répondit : N'avezvous pas lu que celui qui a fait l'homme au commencement, «les « fit mâle et femelle? »

Θεός. (Marc, X, 6.)

(Genesis, I, 27. LXX.)

C’est à ce verset de la Genèse que Jésus résume ici, et non au texte de saint Matthieu, que j'ai emprunté le mot homme par lequel je complète le premier membre de la phrase à Jaquelle cette note se rapporte. Kuinoël m'y autorise en disant : « Cum non sit « nomen collectivum, ad quod αὐτοὺς referatur, subintelligi debet ἄνθρωπον collective capiendum e Gen. 1. c. » (Commentarius in libros Ν. Τ. historicos. Vol, 1, page 534.)

δ. Kat εἶπεν" "Evexev τούτου χαταλείψει ἄνθρωπος τὸν πατέρα χαὶ τὴν μητέρα χαὶ προσχολλὴθήσεται τῇ γυναιχὶ αὑτοῦ͵ χαὶ

ne Aéyousty αὐτῷ ci μαθητ ταὶ

(1) Genèse, 11, 23, 24.

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