CONCLUSIONS
1° Après Une maladie infectieuse, outre les troubles nerveux dépendant d’une lésion matérielle, inflammatoire, il en est d’autres plus fugitifs, revêtant parfois la forme de psychoses et même de névroses;
2° La marche de ces névroses n’a rien de spécial, et la maladie infectieuse qui les a créées, ne leur donne point une physionomie particulière ;
3° La pathogénie de ces troubles est complexe, et il faut avant tout se garder de vouloir proposer une explication unique et exclusive ;
4° Dans certains cas, ces troubles post-infectieux ne sont que la continuation des désordres observés dans le cours de la maladie ; certains microbes ou certaines toxines sont restés dans l’organisme et, se réveillant soudain, vont porter à nouveau, leur action sur le système nerveux. Ce mécanisme est surtout vraisemblable,
lorsque ces névroses apparaissent à une époque peu éloignée de la maladie infectieuse ;
5° Tout porte à croire que ces névroses sont produites principalement par intoxication ;
6° Les agents d’intoxication sont soit des toxines microbiennes, soit des poisons normaux non transformés, ou non éliminés ;
7° Dans cet ordre d’idées, le foie joue un rôle considérable, puisqu’il est chargé de neutraliser les poisons que l’organisme fabrique incess.amment ; vient-il à suspendre sa fonction, les poisons iront porter leur action nocive sur le système nerveux, si les émonctoires ne les* éliminent pas;
8° Pour cette dernière raison, le rein doit être incriminé dans beaucoup de cas. En effet, ces névroses ont été observées principalement à la .suite de maladies infectieuses, accompagnées de néphrite ou d’albuminurie; presque toujours les urines au cours de ces névroses, ont été trouvées hypotoxiques, et enfin on a noté fréquemment dans ces mêmes circonstances, des signes non équivoques d’insuffisance urinaire, tels que des températures subnormales ;
9° Ce qui est démontré pour le rein, ne l’est pas pour les autres émonctoires, mais chacun d’eux vraisemblablement joue un rôle plus ou moins important dans la production de ces troubles nerveux : tels sont la peau, les glandes diverses, l’intestin surtout ;
10° Toutes ces raisons pathogéniques, ne sont recevables, qu’autant qu’elles supposent au-dessus d’elle, l’hérédité soit névropathique, soit arthritique ; c’est l’hérédité qui déterminera l’orientation spéciale de ces troubles nerveux, soit vers l’hystérie, soit vers la neurasthénie par exemple, et souvent les causes énumérées précédemment ne feront que réveiller une prédisposition endormie.
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