‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 17 sur 189 · EXPLICATION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHES

Dans diverses critiques de notre’ ouvrage on nous a invités à ne pas omettre les coupes transversales des impressions des plantes, vraisemblablement dans l'idée quelles pourroient fournir des données sur lorganisation intérieure de ces plantes. Si cela avoit été le cas, nous n’aurions pas négligé de recourir de nous-mêmes à un moyen qui eut sensiblement facilité un travail, qui avoit surtout pour but de rechercher avec une exactitude scrupuleuse et presque minutieuse tout ce qui pouvoit nous offrir quelque caractère distinctif, Mais parmi des milliers d'exemplaires de ces impressions, tirées de diverses mines de houille, nous nen avons pas rencontre une seule dont la coupe transversale nous ait presente la moindre trace de l'organisation intérieure de la plante. — Dans le bois pétrifié cette organisation est souvent distincte et reconnoissable; mais dans le schiste houiller, le schiste argileux et le grès argileux, ou la marne, cela ne se rencontre presque jamais.

Lorsque les feuilles ou d’autres parties de la plante manquent, l'écorce et l'impression de cette écorce sur la gangue environnante sont, tant la partie extérieure quintérieure de cette écorce, les seuls moyens qui puissent être employés pour établir une détermination.

Nous en sommes donc réduits à noffrir au lecteur également dans ce second cahier que ces caractères bien faibles et bien incomplets.

Tab. XIV. fig. 1. est la tige d'un arbre placé debout, qui a été découvert dans la carrière de Wranowitz, seigneurie de Radnitz, à l'affleurement de la houille. Quelque soin que Fon ait employé pour avoir l'arbre tout entier, une partie en a été détruite, ce qui a rendu impossible la restauration entière de ce fossile.

Outre la partie figurée dans la planche citée, il existe encore divers fragmens isolés, qui pourroient avoir ensemble une longueur de 5 pieds. La partie supérieure qui devoit s’etendre au dessus de la superficie actuelle de la carrière, manquoit tout-à-fait; il n’existoit aucun indice de ramification.

Cet exemplaire appartient à l’espece que nous avons décrite sous le nom de Lepidodendron aculeatum, comme on peut en juger d'après l'impression de l'écorce sur le grès environnant, (voyez fig. 4.) a. |

La fie. 3. offre un dessin scrupuleusement exact de l'écorce même. L'impression crevassée qui se perd vers le haut de la tige (laquelle manque ici), n'est vraisemblablement quaccidentelle, comme cela se voit à l'écorce des tilleuls et des maroniers. La fig. 2. est la coupe transversale de l'extrémité supérieure. On n'y remarque pas la moindre trace de la texture ligneuse du végétal, et cela est malheureusement le cas pour la presquetotalité des impressions de la formation houillere. * Seulement vers l'extrémité inférieure de l'arbre, où un morceau de l'écorce a été détaché, on peut distinguer quelques traces imparfaites de la fibre ligneuse.

Palmacites curvatus squamosus et incisus de Schlotheim (Petrefacten-

kunde, p. 395. Tab. XV. fig. 2. 5. 6.) appartiennent certainement tous trois au genre Lepidodendron, mais pour les ranger avec précision comme espèces, il faudroit avoir eu les exemplaires mêmes sous les yeux.

Tab. XV. fig. 1. représente un morceau du tronc d'un arbre, ayant en bas 4, et en haut 3 pouces de diamètre; ce morceau a été trouvé dans la mine de houille de Swina. Les raies verticales ont un relief onduleux; dans le creux, formé par l'insertion du pédrencule de la feuille, on distingue une écaille avec une glande, que la fig. 4. représente distinctement dans une proportion aggrandie; de même la figure 3. représente l’ondulation des raies

dont il a été question plus haut, La figure 2. est la contre-impression dans l'argile schisteuse

DA ser

environnante. Jci les Euer se montrent en relief dans le creux de l'impression des raies onduleuses; elles sont à trois bords avec les bords arrondis; dans le milieu il y a une élévation qui, examinée à la loupe, présente trois faisceaux de vaisseaux avec l'impression en creux de la glande dans le milieu; à côté une petite élévation, quon ne peut pas bien expliquer. Palmacites variolatus dEssen en Westphalie, (Schlotheim Petrefact. XV. fig. 3.) appartient vraisemblablement à ce genre; Palmacites oculatus de Lach dans le 'Wielerthal (Schlotheim Tab. XV.) paroît se rapporter entièrement à notre contre-impression, fig. 2., laquelle pourroit bien netre quun exemplaire de la même espèce, aplati par ‚la pression, Que l'on compare les deux figures dans l'ouvrage de Schlotheim et dans le nôtre, on verra dans l'une et dans l'autre le triple faisceau de vaisseaux avec l'impression de la glande exactement concordants. Nous possedons deux exemplaires de ces impressions aplaties, lesquelles ont .été tirés des mines de Swina On voit par les fig. N0 1. et 2. avec quelle précaution il faut procéder à la détermination de ces impressions, pour ne pas s’exposer à donner comme ul espèces différentes le dessus et l'envers d’une seule et même impression.

Nous désignons ce genre sous le nom de (euro erkç) Ruti do lepis, à cause de son ‘écorce traversée par des rides épaisses. Dans la figure de HOT ou Tab. XV. fig. 3. a. b., les rides ou plutôt les sonflemens paroissent divisés, surtout F. b.; mais nous soupgonnons que cette division apparente provient de la houille qui est restée inhérente; peut-être aussi la figure représente-t-elle l'enfoncement trop grand !

Tab. XVL heures. set Tab: XVI: fes 1: Mr. de Schlotheim a dés toutes les impressions semblables sous le nom de Lycopodiolithes, et lon ne peut disconvenir, qu'au premier coup doeil elles ne présentent beaucoup de ressemblance avec les lycopodes, surtout les exemplaires de branches, où il ny a plus que les écailles, et point de feuilles, comme le Lycopodiolithes funiculatus Schloth., dont l'auteur nous a communiqué un dessin fait à la main, qui en effet a un tres-grand rapport avec le Lycopodium mirabile. Mais si l'on compare les figures que nous en avons fait faire, avec celles de Volkmann, Tab. XII, et un dessin fait à la main de Mr. de Schlotheim, quil regarde comme une simple variété de son Lycopodiolithes arboreus, alors on reconnoît que de chaque .écaille il sort une feuille, et ces arbres se rattachent immédiatement à notre Lepidodendron dichotomum, dont la ramilication et le branchage ont absolument le même caractere; mais il paroît être le géant (ou le premier) de ce genre. Notre Lepidodendron Lycopodioides, Tab. XVI. fig. 1, 2. 4. pourroit au contraire en être le dernier. Il a été trouvé dans la houillère. de Swina. Les écailles vont en se rapetissant jusqu à l'extrémité des branches, — ensuite vient notre Lepidodendron selaginoïdes, Tab. XVI. he.l8. et Tab. XVIL fig. ı. des houilleres de Schatzlar et de Swina; il se distingue par les écailles un peu arrondies à leur sommité. Les figures publiées par Volkmann, Siles. subterr. Tab. XIL fis. 6. fig. 3., et: Tab. XIV. fig. 4, quil a décrites sous le nom de Pinus mugo, Pinus montana et Euphorbia cyparissias, appartiennent vraisemblablement ici. Lycopodiolithes arboreus (Schloth. Petrefact. p. 413. No 1. XXII.) de Waldenbourg en Silésie, tré du musée de Berlin, est tres-vraisemblablement une espèce parüiculière. Les figures indiquent sur les branches éparses seulement les écailles, qui se rétrécissent à mesure que les rameaux s'amincissent, et à l'extrémité elles ressemblent à des feuilles. Les feuilles mêmes manquant, nous appelons cette espèce Lepidodendron phlegmaria. Mr. de Schlotheim décrit en même tems que cette précédenté, une autre espèce, dont il nous a communiqué un. dessin, et cette dernière est positivement une espèce différente, que nous nommons Lepidodendron taxifolium. Les feuilles à la partie inférieure du tronc ont au de-là dun pouce de longueur sur 4 lignes de largeur, elles sont lancéolées : cest ici vraisemblablement quil faut rapporter Lycopodiolithes funiculatus. I n'y en à qu'une branche qui a perdu ses feuilles. Les écailles plus longues et plus etroites se rapportent entièrement avec les précédentes, que l'on voit également sur les rameaux de l'arbre décrit plus haut. ;

Lycopodiolithes caespitosus (Schlotheim}), de Hering en Tyrol, paroît étre la même plante que Schrank a décrite sous leumem..id Eriea, mediferranes,

On ne peut disconvenir que cette plante, dont nous avons trouvé deux différentes nuances dans les dessins qui nous ont été envoyés de Munich, nait, au premier aspect, ‘une

srande ressemblance avec une bruyère; mais la tendance évidente à la dichotomie, qui se fait

remarquer à la plupart des branches, la circonstance en vertu de laquelle ces branches se trouvent en compagnie des branches du Lepidodendron lycopodioïdes, qui sont représentées dans le même dessin, semblent la rapprocher davantage de ce dernier genre. Au surplus -il est en général très-difficile d’asseoir un jugement décidé, sur des branches isolées, lorsqu'elles sont séparées du tronc; cette difficulté est d'autant plus grande dans les plantes du monde primitif, que Ton ne connoit que par des impressions où les signes délicats, qui souvent caractérisent la différence des espèces, ont disparu. On peut dire la même chose de certaines impressions d’ecorces, lorsqu'étant dépouillées de branches et de feuilles, elles ne sont pas figurées avec la plus grande exacütude. | |

Il est probable que plusieurs espèces de ce genre sont cachées parmi les Lythoxila squamosa squamis longioribus cuspidatis (Volkmann Tab. VIIL fig. 11.12. 15. 14. Tab: IX. fig. 1.), et si on ne devoit plus les retrouver, il seroit impossible de les determiner. | ; L Palmacites quadrangulatus et affinis (Schloth. Tab. XVIIL et XIX.) appartiennent encore à notre Lepidodendron: à moins de comparer les impressions mêmes, et même en les comparant il seroit difficile de distinguer sil y a deux espèces, ou sil y en à une seule. Les petites écailles quarrées sont entièrement converties en charbon. Dans un petit exemplaire, dont nous sommes redevables à l'obligeance de Mr. de Schlotheim, ces écailles quarrées n'ont pas à beaucoup, près une figure aussi régulière, et les angles en sont plus ou moins émoussés. C'est ici qu'il faut également rapporter les impressions que Walch range dans les unguella carbonaria, et quil regardoit lui-même comme des empreintes d’ecorces, comme on peut s'en convaincre dans son histoire naturelle des pétrifications, T. II. p. 119. T. IV. 2. fig. 8,: c'est encore ici quil paroît le plus convenable de ranger le Synonyme de Petiver. Schistus Byerleus quadrangulariter impressus; Gazoph. T.-XXIL fig. 1. Nous donnons à cette espèce le nom de Lepidodendron tetragonum. | | | T. XVIL fig. 2. La détermination des espèces dans le genre des Galamitis est proprement parlant encore impossible, vü que nous ne connoissons que des empreintes d'écorces articulées. Les raies plus ou moins larges, les articulations plus ou moins rapprochées, peuvent tout aussi bien appartenir à des individus de différens âges, quà des individus de

diverses espèces.

Mr. de Schlotheim énonce aussi l'idée que les plantes arondinacées, décrites par lui sous le nom de Casuarinites, poutroient bien aussi avoir appartenu aux Galamites. Elles sont très-voisines, il ny a pas de doute, comme les arondinacées ordinaires le sont des. bambousiers. Pour former la transition des graminées aux palmiers, il est possible que dans le monde primitif plusieurs genres ayent servi d'échelon, mais comme nous ne pouvons ‘pas nous procurer les caractères distinctifs des genres, il faut bien nous contenter d'établir les genres, et de distinguer les caractères d'après les restes encore visibles de l'organisation, ‘et les contours de la forme extérieure. | |

Le calamite figuré ici (T. XVIL fig. 2.), tiré des mines de Radnitz, est remarquable par une branche bien sensiblement formée. (Ces impressions sont rares. Nous appelons cette espèce calamitis nodosa. Galamitis nodosus et gibbosus (Schlotheim T. XX. fig. 1. 3.), qui sont également décrites comme rameuses, pourroient appartenir ici, de même que la figure de Walch, T. IL suppl. p. 148. T. L Ik. Galamitis aproximatus (Schloth. T. 2.) se distingue également comme espèce particulière, même dans les grands

he)

exemplaires,. par des articulations très-rapprochées. Mais nous ne voulons point nous engager

dans une analyse plus étendue des espèces, jusquà ce qu'à la suite de comparaisons répétées de divers exemplaires, nous soyons peut-être parvenus à découvrir quelques caractères

distinctifs.

FT. XVIL fig. 3. des galeries de Wranowitz, seigneurie de Radnitz, est une tige mince devenue cylindrique. par aplatissement. L'intérieur est rempli d'un sable gris; toute trace de l'organisation intérieure de la plante est effacée; les raies transversales qui se prolongent autour de l'écorce, donnent à cette plante une ressemblance avec la tige des Yucca, quand elles sont vieilles. Les Pandanus, en vieillissant, prennent aussi des anneaux, qui s’enchainent les uns dans les autres, comme ceux de notre fossile. Il est impossible de donner ici une

détermination plus précise ; mais on peut hardiment prétendre que cette forme d’ecorce n'est pas accidentelle, mais propre à l'espèce, car le même fossile a été trouvé dans divers endroits. Lithoxila de Volkmann, lineis rectis et transversis cancellata (Siles. subterr. p. 93. T. VI. fig. 2. et T. VII. fig. 1.) doivent infailliblement se rapporter, si non à notre plante même, au moins à une espèce très-voisine.

T. XVIH. les impressions de ce palmier à éventail (Fächerpalme) sont communes dans la houillère de Swina; mais nous n'avons jamais pu parvenir à dégager une feuille entière, parcequ’ä cause de leur grandeur (de 1 à 2 pieds) elles sont ordinairement traversées par

des crevasses du toit de la mine, composé d'un grès argileux mol et friable. On les trouve

à côté de tiges et de troncs d'arbres divers, mais dans une autre couche — sans pedoncule, — de sorte que jusqu'à présent il nous a toujours été impossible de reconnoître à quelle tige ou à quels troncs elles appartenoient; si c'étoit aux Galamites articulées, ou bien aux Lepidodendrons à écorce écailleuse, qui se trouvent tout à côté; ce sont les deux seules espèces d'arbres fossiles qui soyent ici, et il est probable que les feuilles mentionnées appartiennent au premier de ces deux genres. — Les éventails sont composés de 12 compartimens de feuilles ou lames, qui sont découpés jusqu'au pédoncule: — semblables aux feuilles des graminées, elles sont rayées finement, maïs cependant on ne peut pas toujours bien le distinguer. | |

Dim l'impossibilité de rapporter des feuilles isolées à un genre connu, et comme il est vraisemblable qu'elles ayent appartenu à des genres inconnus, nous avons préféré de donner aux palmiers fossiles des noms particuliers et propres; nous appelons cette espèce Flabellaria borassifolia.

T. XIX. fig. 1. 2. 3. sont des impressions de plantes arondinacées, lesquelles ont de la ressemblance avec celles que Mr. de Schlotheim a décrites sous le nom de Casuarinites. Dans les écrits des naturalistes plus anciens elles sont comparées aux Equisetum, aux Hypuris ou aux Myriophyllum. On les trouve en abondance parmi les impressions de la formation des houilles noires. Il est possible quelles ayent appartenu à plusieurs genres, notamment de la classe des plantes de marais. La fig. 1., des houilleres de Minitz, a de la ressemblance avec un Myriophyllum, mais la roideur de ses feuilles indique que la plante croissoit à l'air libre, et non dans l'eau. Nous serions plus disposés à la regarder comme une plante saline; peut-être est-ce la sommité de la tige de la suivante, — Fe D, 2e Cette dernière, tirée de Schatzlar, est une espèce propre, à laquelle les Gasuarinites toi Mr. Schlotheim se rattachent; c’etoient des végétaux arborescens, qui paroissent avoir formé un genre composé de plusieurs espèces. Elles different des Equisetum (les preles) tant par la construction des feuilles que par l'absence des écailles; du moins il ne nous est tombé aucun exemplaire entre les mains, où nous ayons remarqué rien de semblable ; en outre dans les plantes fossiles en question, à. l'endroit de l'insertion des feuilles, il y a un rétrécissement qui diffère beaucoup de l'articulation de la tige même.

Nous avons déjà fait observer que lon ne peut pas les comparer avec les Casuarines A écorce raboteuse; cest pourquoi nous les nommons, en l'honneur de l’auteur de l'ouvrage sur les pétrifications: Schlotheimia. Fig. 3., tirde des mines de Swina, se rapproche davantage des arondinacées proprement dites; ici on voit, non les feuilles, mais leurs pédoncules verticillés autour de la tige articulée comme les roseaux, et de petites feuilles, comme dans plusieurs espèces: de joncs, sont verticillées autour du pedoncule, — ce qui distingue entièrement ce genre du précédent.

Les figures 4. et 5. sont probablement deux espèces différentes d'un même genre; elles se distinguent des deux précédentes principalement par les feuilles du verticille, qui sont fixéés à un corps particulier annulaire proéminent, avec lequel elles se séparent entièrement de la tige, de manière que par là le verticille nest pas détruit. La fig, 4 est tirée des houillères royales de la vallée de Plauen près Dresden; la fig. 5. des houilleres de Radnitz: nous distinguons ce genre sous le nom d'Annularia

Cest vraisemblablement au genre fig. 1. quil faut rapporter, parmi les plantes fossiles figurées anciennement, les fig. 1. 2. T. LIL p. 115, t. q. et t. x. que Ton compare avec des Myriophyllum et des Geratophyllum; Milius, dans sa’Sax. subterr. pag. 30. vouloit même y reconnoitre la Thevetia ahovai du Brésil. Nous rangeons avec nos figures 4. et 5. les Galium de. Walch (T. LIL p 117. & w. fig. 2. et t W. 2. fig. 1.), cependant la

gr

dernière est une espèce à part; — de plus l'Equisetum de Volkmann, Sil. subterr. T.. IV. fee 7. appartient à notre fisure 2.5: il est douteux que ce soit à diffe-

suppl. :

rentes espèces de ce genre qu appartiennent de fis. 8. T. XI. fig. 7. T. XIV. et la figure 3. Tab. XV.

T. XX. nous offre une impression tirée de la collection du musée national de Prague. C'est Mr. le comte de Kolowrat, Grand-Bourgrave de Bohême, qui en a fait cadeau à cet établissement. Tres-certainement ces impressions sont de Bohème, et à en juger d'après limpression d'écorce, qui se remarque sur le revers, et le schiste charbonneux OTIS ; qui constitue cet exemplaire, il vient, du cercle de 'Beraun. Cette plante, qui tout au plus paroit

avoir été un arbrisseau, ne s'est offerte à nos yeux dans aucune houillere, ni dans aucun ou-

A ° . = vrage ancien. Nous ne sommes pas à même de lui assigner une place dans aucun genre

connu, on pourroit lui donner le nom de Nöggerathia foliosa, en l'honneur de Mr. le Dr.

Nöggerath, qui s'est surtout occupé des arbres fossiles trouvés debout, et qui travaille avec zèle à jeter du jour sur cette partie de l'étude des pétrifications.

T. XXI. est la feuille d'un palmier à éventail de la houillere de Hering. L'exemplaire se trouve dans la collection de Mr. l'académicien Flürl. Mr. le directeur Schrank nous en a envoyé le dessin de Munich. Nous lavions déjà fait graver, lorsque nous regumes de Mr. de Schlotheim le dessin d'une feuille plus srande, tirée de la même mine;.la même que ce savant a décrite, dans son ouvrage cité, sous le nom de Palmacites flabellatus. Les pédoncules des feuilles sont beaucoup plus longs, presque linéaires, rétrécis vers le pédoncule principal, en général plus étroits que dans notre palmier à éventail de Swina. Les sommites ‘des feuilles manquent; après l'avoir comparé plus soigneusement avec notre palmier, T. XVII., nous croyons y reconnoitre une nouvelle espèce. Flürl dit positivement dans la description de cette impression: „Les feuilles de cette plante forment très-souvent dans le „gres qui la recouvre au dessus ou en dessous, des impressions profondes d’une ligne, de „sorte que Yon voit ces impressions en creux et en relief, «

Mr. de Schlotheim avoit accompagné ce dessin de la remarque suivante: „Les feuilles „ont de légères côtes longitudinales, et dans le milieu elles sont courbees en forme de toit.« Notre exemplaire na que des raies presquindistinctes, comme les feuilles de graminées. Les feuilles qui sont plus larges, paroissent tout unies. Cest ce qui nous la fait regarder comme une espèce différente; ainsi nous donnons à ce palmier à éventail de Hering en Tyrol le nom de Flabellaria raphifalia. |

Fig. 2. est la representation de la plante déterminée par Schrank sous le nom de Jungermannia asplenifolia, avec laquelle, au premier coup doeil, elle a effectivement beaucoup de ressemblance. Cependant si lon compare cette: figure avec celle de la Jungermannia asplenifolia de la monographie des Jungermannes, par Hoocker, 4. XIH., on est aussitôt frappé de cette différence, savoir que dans la Jungermanne de Hoocker les feuilles sont opposées, arrondies et un peu inclinées, celles de la figure au contraire strictes et aigues; comme dans les asplenium, genre auquel nous serions tentés de rapporter cette plante.

T. XXII. représente une tres-grande et très-belle fougère des houilleres de Schatzlar. Elle pourroit fort bien avoir appartenu à un, genre particulier; mais comme il seroit trèsdifficile de le reconnoitre , et vi que les raies ou nerfs des feuilles ont le plus d'analogie avec le genre Osmunda, nous rangerons toutes les fougères, dont les feuilles ont des nervures semblables sous le nom d Osmunda, jusqu'à ce que de nouvelles découvertes nécessitent une autre détermination. Nous appelerons celle-ci Osmunda gigantea, parcequ elle est la: plus grande des espèces connues. Des feuilles isolées de cette Osmunda, ou d'une espèce ‘très- voisine, se trouvent fréquemment dans presque toutes les houillères. Mr. de Schlotheim en a cité plusieurs dans sa Flore du monde primitif, T, IL fie, 5.: parmi ses filicites osmundaeformes (Petrefact. Kunde, pag: 412 Flora der Vorwelt, T. Il. fig. 5. 6.) il y a vraisemblablement plusieurs espèces contenues, dont une, avec des folioles presque rondes, dont l'auteur nous a: communiqué un exemplaire, pa à juste titre être désignée sous le nom d’Osmunda numularia.

Filicites acuminatus (Petrefacten-Kunde, pag. 12, Tab. XVI. BA BAR nous pa roît appartenir à ce mêmé genre; nous Tappelons Osmunda smilacifolia. Parmi les dessins du même savant il se trouve. encore une très-belle espèce, mais une courte indication

d'une seule: feuille sans figure, ne sulliroit pas pour la faire reconnoître.

gabs XXII. fig: 10est ürée-des houïlléres! de Swina.', I. sera: toujours. drès- difficile, amsi que-nous: 1 avons: déjà remarqué; de: determiner. les» fougeres ‚Tossiles. Mais::comme,..on en trouve! beaucoup, nous croyons! utile de publier un -couple.-d'exémplaires..de..toutes .les espèces :fossiles : quisiscerapenaehent des: fougères: aujourd'hui. existantes; ce:sera. un; moyen d'äppuyer l'opinion: que nous! avons émise, savoir. que, dans des: derniers -dégrés,.de; l'organisation végétale; les formes des tems: primitifs. et. des temss presens.. différent très -peu,les;unes des autres. vcNous; ne nierons' pas, ‘que: la; plante ici ‘représentée nait! ‘puappartenir: au: genre Aspidium; :mais nous ne-sommes-pas à: même : de: la-rapporter à une espèce. connue; | nous la! nommerons »done-aspidium augustissimum. Fig. 2a. et.; b., représente, l'impression et la contre-impression d'une fougère des mines. dela! Haute-Silésie.... Sa, forme. indique qu'elle a pu-appartenir aux { Pecherfarrn )3 au: surplus, : quelque nette ‚et distincte. que soit Vimpression, «cependant ‘il n'est pas. possible. de la déterminer. ,Il,-parolt quon, la,.retrouvedore en: comme :noüs hehe nous en assurer d’après ‚Volkmann Sil., subie y ot esfcsdién: à NET jé 47h ré

si, XXIV.. -contient deux ER de; Hlanasr fissiles trouvees an: la tés # lien ER Fig. 1.:sy rencontre le plus fréquemment, particulièrement, dans. les environs de Commotäu,::Brux;: Oberleitersdorf, :mais jamais en grande quantité. . On les trouve aussi parmi les: produits pseudo-volcaniques de cette ‘contrée. Il est. impossible, d'y méconnoitre la forme:des feuilles d'un Asplenium ou d'un Ceterach; cependant la ramification dela nervure des feuilles; et l'arrondissement de ces: mêmes feuilles :A leur sommite, different des espèces qui nous::sont connues. : Nous: donnons à cet exemplaire le nom d’asplenium difforme, : Fige.2. est la sommité d'une ! petite espèce de Pteris des mêmes environs. La ‘feuille isolée: avec son pédonéule, que lon voit à côté de l’asplenium de la fig. ı., est sans aucun doute la feuille d'un arbre dicotyledone, dont la forme a un tres- grand .rapport avec les formes de la Flore actuelle. |

T. XXV. fig. 1. a. b. Cette impression, ürée d'une carrière de grès blanc sur la rive droite de lElbe, une demie lieue au dessous de la ville de Tetschen, dans le même endroit où l'on trouve aussi beaucoup dimpressions de testacées, fait partie de la collection de Mr. le comte François de Thun, au château de Tetschen. Les contours de cette feuille tiennent de ceux du platane et du Lyriodendron, sans cependant s’accorder parfaitement à aucune de ces deux espèces. Il paroit que ces feuilles ont été un peu épaisses et tomenteuses; elles proviennent incontestablement d'une plante dicotyledone. Fig. 2. des mines de lignite de la seigneurie de Tetschen, est également une feuille de Dicotyledone. Il est difficile de décider si l'échancrure qui se remarque dans le haut de la feuille, est accidentelle ou naturelle; le premier cas paroît le plus vraisemblable. Fig. 3., des environs de Töplitz, a beaucoup de rapport avec figure 2. de la planche Ra C'est également une pe- Ute espèce de Pteris. |

Tab. XXVI. Fig. 1. des houilleres de Swina, paroit avoir appartenu à une espèce de Polypodium, qui ne nous est pas connue; il nous est impossible de rien dire de plus positif sur cet exemplaire. Fig. 2., des houillères de Radnitz, diffère de toutes les impressions que fous avons vues jusquà présent. On seroit tenté de croire qu'elle provient d'un petit arbuste dicotyledone de la Didonancie ou Diadelphie, qui a perdu ses feuilles: il est difficile de distinguer si, entre les calices qui sont restés, il y a eu de petites épines, comme chez les Ononis, ou bien si ce sont les restes de pedoncules très-menus. D’après la forme des calices, cette plante pourroit appartenir aux joncacées. Fig. 3., des mines de Radnitz; vraisemblablement un aspidium. Nous l'avons fait graver uniquement pour montrer comment même les plus petits fragmens .de végétaux ont bien conservé leurs formes dans leurs impressions; phénomène qui ne peut s'expliquer que par une précipitation tranquille, et sans que le courant des eaux eut antérieurement entraîné ces végétaux du sein des zones éloignés. Fig. 4. a. et b., des galeries de Wranowitz, seigneurie de Radnitz. Quelque rare que soit la forme verticillée dans les fougères, cependant la forme et la rayure des feuilles nous induisent à reconnoïtre ici un Cryptogame, lequel étoit peut-être propre aux régions aquatiques ou marécageuses, et formoit un genre particulier. L'impression que Mr. de Schlotheim a décrite et fait dessiner sous le nom de palmacites verticillatus (Petrefacten-Kunde, p- 396. Flora der Vorwelt, p. 57. T. U. fig. 24.), est, selon nous, une espèce différente de ce même genre. À la vérité, dans les exemplaires de Mr. de Schlotheim les feuilles

sont 'ärrondlies par le’ haut, -et décrites ét fisurées ‘entières ; mais nous possédons ‘une impression déeette même plante, tirée des houillères de Swina, où le bord de la: partie supérieure des féuilles est rtréscfimement ‘incisé.: Ayant: attiré Yattention de Mr. de Schlotheim sur éétté “ciréonstances ik Soumit ses exemplaires à un nouvel examen, "et trouva des traces de petites’ incisions ‘on crénelures au bord supérieur des feuilles. Du reste la rayure est tout à fait la même: Il arrive souvent que: les impressions qui se trouvent sur une argile schisteuse à sros Sräins, ou sur du grès; sont précisement: pour cela même beaucoup moins distinctes que les impressions dés roches à grains plus fins, et dans la masse desquelles l'argile domine, C'est pourquoi il ne faut pas négliger de comparer ensemble plusieurs exemplaires ; et: de, les examiner soigneusement avec une loupe qui ne grossisse pas trop. : Nous donnerons à ce genre le nom de Rotularia, à cause de sa forme semblable à celle d'une roue; ensuite “nous ajouterons à lespece de Mr. de Schlotheim Tepithete de marsiliaefolia, et:à la nôtre celle d’asplenioides. Fig. 5:; des mines de Radnitz. Nous avons également fait graver cet exemplaire, pour bien constater que même les formes les plus petites et les plus délicates des plantes se sont conservées: du reste nous ne rechercherons pas, si cette plante à appartenu au genre des acrostichum, ou non. Fig. 6., des mines de Swina; est, selon toute apparence, une pteris; ce genre paroît ne pas avoir été rare dans les deux périodes de végétation que nous remarquons dans les formations de houille noire et de lignite, : Cependant nous n'avons jamais trouvé la même espèce dans l'une et dans l'autre.

Au surplus, ainsi que nous l'avons déjà observé plusieurs fois, il est encore beaucoup trop tôt, pour porter sur ces divers points un jugement définitif, il faut ‘pour cela attendre que des recherches exactes ayent eu lieu dans les différentes parties du monde: nous réité-

rôns à ce sujet les invitations pressantes que nons avons déjà addressées aux naturalistes de tous les pays. |

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