‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 26 sur 189 · Gres houiller gris . i , : A · texte numérisé non relu

Gres houiller gris . i , : A

die Grès jaunätre plus friable | . ; : f . 4 Les deux grès à petits grains, mêlés de paillettes tres-fines de mica, ne fermentent point avec les acides.

Couche de houille ancienne de la comtesse de Ruuth: houille

GE brillante schisteuse, peu bitumineuse, compacte . . RM. qu, 2 6. Grès gris foncé dur B ; . x 3 — — 9 — 10 7. Grès blanc à grains très-fins, fermente un peu avec les acides 5° — 4 — 1” 8. Argile schisteuse . ; i ; : : ; - } — —5— 5 9. Semblable au n°. 7. : \ | . f * = — À —'5 40. Semblable au n°. 8. } i ’ : ; i ; ; 2 —- ae À 11. Comme le n°. 7. À ! RE ; ; ; ; : 30 — 9 — 12. Houille de M®. Baggés A OR Be 3 Houille brillante schisteuse, partie avec des traces visibles de Calamites carbonifiés, enduits d’une couche tres- fine d’anthracite, près du mur avec pyrite. — Dans cette houille il y a une faille étroite d'argile schisteuse bitumineuse avec des fragments d’impressions de plantes.

13. Argile schisteuse bitumineuse avec des impressions de fucus. que M. Agardh doit avoir reconnus pour des fucus des mers des tropiques ; à À \ ; ; : » ; 19 — — — 31° — — — 1!” SECOND ESSAI DE SONDE.

1... Tente>glasse ‚ sablesetgaleis © ; . Er: N . 3° — a —— 2. Argile grise bleuätre à . . : . : N — —1— 10 3. Grès houiller gris . 5 » ; ; x À £ d DE Home... 3 5 à z R 2 ; Ä ; é —— — — 5; 5. Arsile schisteusercomme n°22, 7 u... : » ee 6. Comme n°. 3. \ . A : à ; ; ; à —— } — 7. Gres gris avec argile , h De np 8. Comme n°. 3. , : \ : ’ » : : . re 0 0. Comme n°, 7. à . . ; . : . . : + ln 0 10. Roche martiale argileuse ; 3 2 : ; 5 2 —— 1 — } 11. Grès jaune foncé . : i ; ; à à \ . u ee 12 Comment: 7: : | : : à : . a . (ze 55 13. Comime n°..11. R i : ; : R Ä N . 3 — 1 — — 4 Comment 7: » . . . à : ; . - T— 5 — 9 15. Grès jaune plus friable . N : ; > ” à 3 u A 16. Argile schisteuse bitumineuse . À \ x -—Z,yveo 17. Houille de la comtesse de Ruuth h À : 3 N Re DR, 18. Comme n°. 10. N , N } i ; ä , 1 en 19. Comme:n’. 17. ; ; a À . à te: —— — — } 20. Gres blanc : ç ; : : x \ k Va a 3 — 5 — f 21. Gres brun . 5 : = : : À : ; ; | 297. Comment; 7, e } = ; : ; R i ; Bremer 23. Grès gris- blanc E : < : à 5 3 : CRE mure 24 Grès gris-foncé tres-dur . ze 2, ..G 25. Houille de M. Bagges i : ir : - : : a 00 20. Argile schisteuse bitumineuse. N à ; , 3 j ET IE en Wr

Ces deux puits n’arrivent pas jusqu'au foyer de la houille, vraisemblablement les

A eee - à ä À n j mêmes stratilications se suivent encore à une plus grande profondeur. Ge terrein houiller

See

embrasse, en Scanie, une étendue de quatre milles D. On a aussi essayé l'exploitation près de Bosarp, mais la houille y était encore plus pauvre en bitume et mêlée de beaucoup d’anthracite; on l’a abandonnée.

Il y a quelques années, que l’on trouva ici une impression ‘de poisson, que le professeur Nilson range parmi les acanthopteriges: à Hôganäs, il a trouvé recemment, outre les fucus, une Glossopetra et plusieurs pétrifications.

Les rapports de cette formation, qui n’a pas été approfondie jusqu'a la roche sur Jaquelle la houille a été déposée, ne fournissent jusqu'à présent encore aucun aperçu posilif, Le porphyre, le conglomérat, le grès rouge (das Todtliegende), manquent complètement, le grès et l'argile schisteuse, compagnons ordinaires de la houille et du porphyre, sont à Ja vérité restés. Gette houille git tres-bas, .elle s’enfonce vraisemblablement jusqu'au - dessous de la mer, et aussi a-t-elle été formée au-dessous des eaux salées.

La houille elle-même ne se distingue pas, sous le rapport oryctognostique, de la houille primordiale, les rapports géognostiques sont différents. Des recherches ultérieures nous apprendront, si dans le voisinage des mers cela n’est pas généralement le cas.

Les notions sur les houilles de l’Amérique, qui viennent d’être publiées, nous four. nissent l’occasion d’en donner un résumé.

Nuttall, dans sa description geognostique de la valée du Mississipi, fait sur les formations qui s’y trouvent les remarques suivantes. 76)

A l’ouest de la chaîne des Alléghanis, les formations calcaires aussi bien que toutes les autres, s'étendent en stratifications presqu’horizontales; en comparant cette formation calcaire avec celle des environs du Derbyshire : en comparant également les pétrifications et les impressions des plantes contenues dans l'une et dans l’autre, et que les Petrefacta Derbiensia de Martin servent en grand partie à constater, l’auteur cité plus haut ne trouve entre ces deux formations d'autre différence, si ce n’est qu'en Angleterre les dépôts houillers gisent en général tres-bas, et que leur stratification n’est nulle part horizontale, ce qui fait que leur exploitation n’a lieu qu’a force d'art et d'argent; tandis que dans les parties occidentales des Etats unis, on peut les exploiter sans de grands frais, au moyen de galeries horizontales. | |

Les houilles de Richmont n’ont pas des couches étendues comme dans le reste du Mississipi, ce ne sont que des mines en sac, qui dans le milieu ont une puissance de 40 pieds et à l’affleurement seulement de 6 à 8 pieds. Elles sont accompagnées d’un calcaire différent. |

Les houilles de M. Heaths et presque toutes celles qui n’ont pas été brulées, sont recouvertes par un conglomérat de gres micace qui, comme le porphyre, contient des cristaux de feldspath. On y trouve aussi a côté des Culmaires gigantesques, un amas de Zoophytes dont on ne connait pas les analogues vivants, entre autres, le Phytolitus striati-

culmis (Martin. Petr. Derbiens.), aussi du spath argentifere de Kirwans, semblable à celui

de Cornouailles. Dans ce dernier se trouvent quelquefois enveloppes dès cristaux de spath-

fluor blanc et bleu.

Dans l'argile schisteuse bitumineuse qui accompagne ordinairement la houille, et à

: : \ ! N 5 côté d’impressions de fougeres et de pretendues prêles (Equisetum), on trouve des traces de

. r es , A . r . . .

feuilles enormement grandes et plates d’une graminde et d’une Scitaminea, semblable au gingembre (Zinziber), en outre des feuilles des palmiers pinnées qui se rapprochent des genres Zamia ou Cycas.

Les débris qui semblent être ceux de poissons, qui ont été trouvés parmi les autres substances, sont tres-douteux, vü que l’on n’en a trouvé que les prétendues nageoires. La houille est tres-bitumineuse, cassante, et contient beaucoup de pyrites.

10) Observation on the geological structure of the valley of Mississipi. By Thomas

Nuttall. Journal of the Academy of nature sciences of Philadelphia. Vol. II. 7070, 1. et 2.

Im

On ne peut pas indiquer, dans quel rapport le conglomerat se trouve à l'égard du calcaire coquiller; dans le premier on ne trouve que rarement du bois pétrifié.

Granger a fourni quelques légers aperçus sur la formation houillere de Zanesville, sur l'Ohio, et les impressions de plantes qui y ont été trouvées. 17) Les collines qui s’elevent à 200 pieds au-dessus du lit du fleuve Muskingum, appartiennent à la seconde formation. Les impressions s'y trouvent en grande quantité dans une argile schisteuse bitumineuse, dans le fer carbonaté (Eisenstein), et dans le grès. Dans ce dernier, dont les couches ont une puissance qui varie de 5 à 50 pieds, on trouve, entre les strates, des arbres entiers, ou des troncs, dont le bois se convertit en bitume ou en houille. Chez d’autres, les branches et les troncs sont pétrifiés, mais l'écorce ordinairement changée en houille. Les impressions qui sont figurées sur 2 planches, vu leur défaut de précision, permettent, tout-auplus, de déterminer les genres.

Tom. I. F:C. 4 et 5. et tom. IT. Fig. C. 3. sont trois diverses espèces de Lepidodendron, ‘dont GC à. pourraient se rapporter avec une impression d'Ohremburg, et C. 5. avec notre Lep. dichotomum. C. 2. est une impression de la troisième classe, vraisemblablement un Lepidodendron.

À. 1. À. 2. et C. 1. vraisemblement trois espèces de Syringodendron. B. 7 et 8. Calamites.“4G. 4. une fougere.

F. 1 et 2. ne peuvent être déterminées.

B. 1. forme étrangère, semblable à celle d’eventail, non partagée, mais jusqu’à present indéterminable.

Il a paru plusieurs ouvrages sur la formation des houilles, en Angleterre. Nous en extrairons ce qui nous a paru le plus important.

Conybear attire particulièrement notre attention sur une circonstance propre à l'Angleterre: savoir, que bien que l’ensemble des terreins secondaires qui recouvrent la houille, sont le plus souvent stratifiés tout-A-fait horizontalement, la formation houillère ou le terrein houiller proprement dit, et tout ce qui est subordonné à la formation intermédiaire, nous présente tous les caractères d’un grand désordre et de dérangements et bouleversements divers "#), de sorte que ces deux formations doivent être soigneusement séparées et distinctes.

Comme preuves de son assertion, l’auteur cite parmi les descriptions particulières des houilleres, les crevasses remplies de houille, les Dyks dans le terrein houiller de Northumberland et de Durham, dans lesquelles la houille a été précipitée souvent à plus de 100 yards (300 pieds) de profondeur, tandis que sur la montagne opposée on la retrouve à un niveau tout-à-fait différent. Il cite encore les failles et autres dérangements qu'a subis le vaste terrein houiller de Sud-Yorckshire, Nottingham et Derbyshire, — de celui de Whitchhawen, qui près de Howgill se prolonge horizontalement à 3,000 pieds sous le niveau de la mer, se relève par une faille à 360 pieds près de Whingill, et se rabaisse bientôt à son ancien niveau; — le terrein houiller du pays de Galles méridional, ou les failles et les Dyks ont porté le plus grand désordre dans les couches. Par une de ces failles, les couches de houille sont portées à 240 pieds d’élévation.

Enfin, 1l cite encore l’amas houiller de Sommersetshire et Glocestershire, qui est stratie en forme de Z, quoique les couches supérieures qui ultérieurement ont recouvert cet amas, soient régulières et horizontales.

Une carte jointe à l'ouvrage, et tracée avec beaucoup d’exactitude, rend très-sensible le

17) Notion of vegetable impressions in the coalformation of Zanesville, Ohio, from

Ebenezer Granger, in Benjam. Silleman American Journal of sciences and Arts. Vol. III. Nro. 1. p. 5.

18) Outlines of the Geology of England and Wales. By W. D. Conybear and William Philips. London 1822. p. 310. 360 et seq.

LD

parallèle des formations, et la manière dont les strates sont souvent comme précipitées } travers les crevasses, jusqu’au - dessous du niveau de la mer.

Ces témoignages de grandes secousses, la quantité de testacées que l’on rencontre dans toutes les formations plus récentes, semblent nous indiquer les puissantes catastrophes qui ont dû précèder, avant que cette partie de la surface terrestre, détachée du continent, s’élévât de nouveau du sein des eaux.

La formation houillère indépendante, suivant l’auteur, est celle qui a lieu entre le grès bigarré, le calcaire intermédiaire et le grès ancien (une variété de traumate suivant Buckland). Où ces substances manquent, la houille repose sur la roche intermédiaire, et dans le pays de Galles, sur le grès rouge ancien (le Todtliegende) comme toutes les houilles secondaires et tertiaires sont incontestablement d’origine végétale ; des lors, en raisonnant par analogie, il faut reconnaître à la houille primaire la même origine.

On serait tenté de considérer le graphite et l’anthracite que l’on trouve dans les prétendues montagnes primitives, comme une précipitation homogène de carbone, si on ne les rencontrait pas aussi parmi les houilles végétales. Cette circonstance rend, du moins jusqu’apresent, impossible de saisir le point de transition.

L’auteur compare les impressions de plantes d’Angleterre et celles de nos deux premiers cahiers, avec les fossiles de Steinhauer. Nous n'avons pas encore vu cet ouvrage et ne pouvons consequemment porter aucun Jugement a ce sujet.

Young et Bird ont décrit avec encore plus de détail et d’exactitude la formation des houilles du Yorkshire. *?)

Pour éviter les répétitions, nous nous bornerons à faire mention des pétrifications de plantes décrites et figurées par ces naturalistes. Avant tout nous devons nous référer, quant aux couches périodiquement différentes des terreins, contenant des impressions de plantes, à la série des stratifications adoptée et publiée par M. Buckland; savoir 1°. houille brune sur le calcaire de Plänen n°. 5, dans le grès ancien (Green- Sand) de la houille noire n°. 5, qu'il compare avec la houille de Bückebourg; dans la formation oolithique n°. 6, qui comprend le Lias qui est comparé avec le calcaire de la formation saline de Bex et de Hallstadt, le calcaire Magnesien, ou le calcaire alpin le plus recent, et l’Oolithe; la formation houillere indépendante du grès rouge ancien (Red Greewacke) n°. 8, enfin l’anthracite avec des impressions de fougères dans le traumate (Grauwacke) n°. 9. ?°)

On trouve les impressions du Yorkshire dans l'argile schisteuse, dans la roche ferrugineuse, dans le schiste alumineux et dans le gres; celles de la roche ferrugineuse sont les mieux conservées. Il est à regretter, que la lithographie très-imparfaite des planches et la mauvaise enluminure apportent à la définition des difficultés presque insurmontablés. Tom. I. Fol. 1. dans la roche ferrugineuse pres Sattiack. D’après la forme des feuilles et l’embranchement des côtes des feuilles, un Asplenium. Si les nervures des feuilles ne se prolongeaient pas jusqu'a leur bord, et si celui-ci était dentelé, alors cet exemplaire se rapprocherait de la Dicksonia repens. Fol. 2. même localité, d’après l’assertion verbale de M. le docteur Buckland, inexactement dessiné. Feuille pinnée, striée dans la direction longitudinale des folioles, donnée pour une fougère, se rapporte entièrement avec une impression de la formation argileuse des houilles de Hör, en Scanie. Nous sommes en possession de ce fossile et le ferons graver dans notre 4°" cahier. Nöus ne le regardons pas comme une fougère, mais plutôt pour une Cycadea.

Fol. 5. même localité. — Fol. 4 et 5. de Vargile schisteuse de la houillère de Tryop. Il est impossible de les déterminer d’après la gravure.

19) Geological Survey ofthe Yorkshire coal by the Rev. George Young and John Bird.

20) W. Buckland Order of Superposition of Strata in the Britisch Islands. | WF. Buckland über die Structur der Alpen und ihrer Verwandtschaft mit den

secundären Gebirgen Englands. Uebersetzt von Keferstein im Teutschl. geogr. geol. dargestellt, 2. p. 83 — 122.

Fol. 6. dans la roche ferrugineuse pres Sattiak. Suivant l'opinion de l’auteur, ce sont des fragments de la plante Fol. 2, mais si les contours sont exacts, ce doit être un fruit. L'ensemble a un rapport éloigné avec le fruit de la Hurra crepitans. Mais il est strié comme les feuilles et pourrait bien être tout-a-fait inconnu.

Fol. 7. même localité. Suivant l’auteur un Scolopendrium officinale; mais cela est plus que douteux. On trouve à Hôr des impressions semblables. Sans avoir vu ce fossile même, il est impossible d'établir aucun jugement d’après des figures imparfaites.

T. III. Fol. 1 et 2. L'auteur croit que c’est une espèce de fougere, également avec de longues stries dans les folioles. Ce caractère diffère aussi de l’organisation des fougères, si toutefois ces stries et ces nervures ne sont pas des hachures du graveur.

Fol. 3. du grès houiller pres Highwhitby, espèce de Calamite, assez mince et dans la position verticale, avec des traces de branches.

L'auteur le compare avec le Saccharum officinale, ce qui parait fort bien ne pas être fondé. On les trouve abondamment couchés dans les houillères de Alloa.

Fol. 4. du grès houiller: c'est un Lepidodendron dont on a déjà donné plusieurs espêces d'après cette figure, on ne peut rien dire de plus détaillé.

Fol. 5. parait être une impression de 3°* classe; mais il n’y a pas moyen de la déterminer.

Fol. 6. un morceau de bois pétrifié de la formation alumineuse. La texture fibreuse est évidente. É

Fol. 7. une Carpolite dans la roche ferrugineuse des environs de Whitby. La noix consiste en une roche ferrugineuse, rayée, dure. L’amande est changée en argile ocreuse. Si l’on pouvait regarder les trois protubérances qui sont visibles à la partie inférieure du fruit, comme le remplissement de trois trous qui auraient existé à cette place, ıl serait peut-être convenable de ranger ce fruit parmi ceux des palmiers. |

Dans les collections Bresiliennes a Munich, il existe un Echantillon de houille schisteuse traversée de minces filons de houille brillante. Cette houille est de la contrée de Bahia. Elle se montre al Passeyo publico, pres de la mer, sous laquelle elle se dirige. On trouve dans le sres qui lui sert de toît, des morceaux de bois carbonises, avec des traces de texture ligneuse.

On ne peut juger d’apres la collection même, s'il y a des impressions dans l’argile schisteuse qui accompagne cette houille.

On prétend que dans le Spitzberg, on a aussi trouvé de la houille avec des impressions, ce qui néanmoins mérite confirmation. Les notions que nous avons sur le terrein houiller du comté de la Marck et des environs de Neigen,*') laissent beaucoup d'incertitude sur la nature de la formation dans laquelle il faut le ranger.

Le traumate qui appartient à ce terrein, ainsi que le schiste silicieux et le phyllade, le calcaire intermédiaire et le grès, donnent à ce terrein le caractère de la formation por- ‚phyrique, bien que ce membre important de la formation paraisse manquer dans toute la contrée. |

Mais ce qui combat cette hypothèse, c’est la présence du calcaire fétide, de la roche cornéene, ainsi que de la marne calcaire, qui offrent tant d’analogie avec la formation de Hering où l’on voit aussi d'innombrables petites masses nodulaires de roche cornéene enveloppées dans le calcaire fétide.

Comme nous n’avons encore jamais visité cette contrée, nous ne hasarderons pas de

prononcer un jugement précis sur cette maticre,

HOUTLLE MAR NEUSE CAECNrTRE

| Les houilles du comté de Calenberg, comme celles du pays d’Osnabruck et du comté de Lingen, appartiennent à eette formation. Suivant les notices dont nous sommes redeva-

21) Das Gebirge in Rheinland- Westphalen von Dr. Jos. Nöggerath. Bonn 1822. 5%

bles à M. Schultz ??), le calcaire est le terrein principal du gisement de la houille Il se rencontre même des couches de calcaire assez puissantes, entre les strates de la houille. Par exemple, dans l'Osterwald,; ces couches calcaires sont sans petrifications. Pres de Suntel, elles sont plus minces, mais pleines de pétrifications de coquilles qu'il est a-peu-pres impossible de déterminer.

Cette formation a beaucoup de rapport avec celle de Hering et des Alpes de la Styrie.

La marne alterne avec le calcaire, elle lui est tantôt superposée et tantôt subordonnée,

Sous le calcaire, à Suntel, git une argile schisteuse noire, qui dans son banc renferme jusqu'a 20 couches de roche argilo - ferrugineuse; en sait que le gyps se rencontre dans plusieurs contrées dans ces formations.

„Les rapports du terrein houiller à la roche calcaire ,'dans le pays d’Osnabruck, pres Kloster-Oesede et Burgloh, paraissent être les mêmes que ceux de la houille au porphyre, dans le cercle de la Saale et dans d’autres endroits. Partout le calcaire ou la marne, ou tous les deux ensemble constituent le fond du terrein, si toutefois le développement de la formation houillère ne se trouve point arrêté par le calcaire qui l’environne.“

„Il y existe seulement une différence remarquable, c’est qu'ici le terrein houiller, quoique la puissance de la houille même soit médiocre, atteint une hauteur qui égale celle de montagnes calcaires rapides et élancées, et quelquefois la surpasse, comme cela est le cas a Sunte] et a Hils; tandis que dans le porphyre, le gisement de la houille est toujours place dans les fonds, qu'il fait en quelque sorte l’ourlet de la roche principale, et ne s’eleve jamais jusque vers les sommités de la montagne, ou même les recouvre, comme cela se voit ici.“

»Quoique cette formation houillere soit subordonnée au calcaire, cependant un examen plus suivi nous apprend, qu'elle appartient au grès ancien. En effet, bien que ce dernier ne sy montre pas partout distinct et homogène, il pourrait bien être regardé comme le membre principal des roches appartenantes à toute la formation.“

„Au Buckenberg et au Deister il est en masses considérables et tres-pure, et il y recouvre le plus souvent la houille, alternativement avec quelques couches moins puissantes d'argile schisteuse. On le retrouve aussi dans le mur entre les couches etc.“

„La houille de cette formation est très-variée. On la retrouve en couches de 15-20-60 pouces de puissance; mais pour établir une opinion précise sur ses rapports, il faudrait que ce terrein fût encore plus soigneusement étudié qu'il ne l’a été jusqu’à present.“

Il est à regretter, que dans cette description geognostique des houilleres, ainsi que dans quelques autres, en n'ait pas fait plus d’attention aux divers rapports d’elevation des strates au- dessus du niveau de la mer, et que l’on n'ait pas livré un exposé plus précis et plus positif des plantes fossiles ainsi que des petrificatiens, ce qui aurait essentiellement facilité leur détermination géognostique.

| Nous ajouterons quelques notices supplémentaires sur la houille de Hering que nous avons visitée cette année.

Nous avons trouvé la stratification telle que Keferstein nous la presentee *?); elle s’eleve environ a 1700 pieds au-dessus du niveau de la mer, avec le calcaire alpin qui, en grande partie, lui sert d’appui. Ce calcaire est tantôt pénétré de soufre, tantôt de bitume.

Le calcaire fétide forme le toît du charbon. C’est sur ce dernier que l’on trouve les impressions en plus grande quantité. Flabellaria raphifolia est rare. Ge qu'on y trouve le plus souvent, ce sont des feuilles détachées de Dicotyledones, dont nous donnerons plusieurs dans notre 4% cahier.

Quelques couches de ce calcaire fétide sont entremêlées d'une quantité de pierres corncenes, grandes et petites. On trouve des pétrifications de divers testacées dans une des

plus mauvaises couches de la houille même, ainsi que dans le calcaire fetide et dans un

22) Beilrage zur Geognosie und Hüttenkunde von Wilhelm S chulz..

23) Teutschland A geognostisch - geologisch dargestellt von Ch. Kefersieim:

pouding de calcaire et de quartz, qui en remplit les crevasses. Ces pétrifications n'ont pas encore été déterminées avec assez d’exactitude. |

Selon le docteur Buckland, quelques unes pourraient bien appartenir à la dernière formation. La marne calcaire recouvre ces terreins quelquefois avec 60—80 toises de puissance. Cette houille parait lui être subordonnée. Le grès rouge ici ne s'approche que d’un côté, et là il se plonge sous la houille. On ne le trouve d’ailleurs nulle part dans cette formation. Ce grès n’est pas non plus tout-à-fait dégagé de chaux, dans sa gangue. Un phénomène digne de remarque est, qu’une des couches supérieures est entièrement couverte de coax, quoique depuis que la mine est ouverte, on n'ait entendu parler d'aucun incendie. Ce coax dont l'éclat est métallique et qui ne se distingue du coax ordinaire que par une plus grande pesanteur, gît entre deux couches de calcaire fétide. La couche inférieure a été traversée par la chaleur, altérée, mais non brulée. En effet, la houille qui gît au - dessous, n’a souffert aucune altération. La couche supérieure est tout-à-fait brulée, bulleuse, légère comme de la pierre ponce, en partie changée en scorie,

Les naturalistes qui attribuent à la pression de l’atmosphere les incendies souterrains, pourraient trouver ici une preuve en faveur de leur opinion. Cependant cette circonstance mérite de nouvelles recherches, En effet, non loin de cette place, on reconnait à la surface du terrein, les traces d’une ancienne crevasse, qui peut avoir fendu la couche de la houille, y avoir introduit de l’eau, et plus tard s'être comblée.

On peut regarder la houille de Miesbach et de l'Irsenberg, comme une continuation de celle de Hering (il nous a été impossible, de nous procurer des impressions d’écorces d'arbres que l’on assure se trouver également dans ces endroits); en outre la houille de Speinsberg et de Braunersried, sur le VVurmsée, (cette dernière ayant 8 pieds de puissance avec des couches interposées de calcaire fétide); de plus la houille de Hirschau, sur le Lech, audessus de Schongau, qui est aussi accompagnée du calcaire fétide, et de la marne calcaire. Il doit s’y trouver des Térébratulites et d’autres pétrifications.

Enfin nous devons encore ranger dans cette formation, les houilles de la Suisse, que Merian à Bâle **) a signalées; mais elles ont en général moins d'importance.

Il existe à Bretzweil une faible couche de houille qui, nagueres encore, était exploitée. Cette houille git sur un gyps puissant et qui est enfermé dans de la marne bigarrée.

La houille même n’a montré que 2' 3” de puissance, elle avait pour toît et pour mur de l'argile schisteuse, grise, bleuätre et noirätre qui contenait, en quantité, des impressions de plantes fort-singulièress Auprès de ces couches, il y avait de la terre glaise, dans laquelle de gros noeuds d'une marne solide se trouvaient enveloppés; lesquels contenaient de belles pyrites brunes martiales, cristallisées en cubes et en dodecaëdres pentagonaux.

Les amas de houille qui ont été découverts pres de MNeuwelt, gisent dans la même marne arénacce qui contient également des rognons de pyrites brunes martiales. Les essais tentés à Golee, au-dessus de Binningen, et ceux de Betiningen, ont été commencés dans une terre glaise, qui appartient à la formation dont nous parlons.

La contrée de Rikenbach où l’on a trouvé des traces de charbon, consiste entièrement en marne bigarrée. A Dürnen on a trouvé de la houille d’un 2 — 1 pouce de puissance dans de la terre glaise qui renfermait des pyrites brunes martiales, et qui, dans le voisinage de la houille, contenait aussi des Gryphites et des Belemnites.

La houille trouvée en ce dernier endroit était une espèce de houille bitumineuse qui quelquefois s’approchait de la houille schisteuse.

A Mapprach au-dessus de Zeglingen, on trouva un amas de houille, en forme de carreaux ou lames, d’un demi- pied jusqu'à un pied de long, sur un tiers de pouce d’epaisseur; ces lames se terminent par un bord aigu; leur surface est partagce, par des lignes sail-

. r .N\ . ae lantes, en cases ırregulieres dont chacune a un point creux au milieu.

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24) Uebersicht der Beschajjenheit der Gebirgsbildung in den Umgebungen von Basel, won Peter Merian. 1821. p. 38. 30, 43.

L’argile schisteuse qui environnait les débris de charbon, contenait aussi de belles impressions de plantes.

On trouve diverses espèces de fougères dans l'argile marno-schisteuse pres de Neuwelt. Les feuilles et en partie la tige existent encore en un état de carbonisation. On a retrouvé une de ces espèces de fougères dans la couche de houille de Bretzweil; de plus, des impressions plus grandes, avec des incisions profondes, parallèles et échancrées.

En admettant que ces faibles couches de houille n’aient pas une grande importance technique, elles ne sont pas tout-à-fait dépourvues d'intérêt géognostique.

La présence de plantes du genre des fougères qui, suivant toutes les analogies, doivent avoir appartenu à la végétation du pays, et cela au milieu de montagnes qui d’ailleurs ne renferment que des débris d'animaux marins, reste toujours un phénomène remarquable.

A quelle période faut-il rattacher cette formation ?

Toute décision doit être différée à cet égard, jusqu’à ce qu’une determination plus exacte des pétrifications et des impressions nous fournisse les moyens de nous diriger plus surement.

Il nous a paru important d'attirer l'attention sur ce point, et de recommander la mesure des hauteurs relatives; car, d’après ce qui, jusqu’à présent, est parvenu à notre connaissance, on pourrait conclure que la formation marno - calcaire occupe, en général, le plus haut niveau, la formation du porphyre arénacée, le niveau moyen, et largilo-schisteuse, le plus bas.

Cependant comme M. Brongniart a trouve l’espece de marne qui fermente avec les acides, tantöt au-dessus, tantöt au-dessous de la craie; comme d’un autre cöte, suivant des observations faites par Prévost, dans les environs de Cäen, il y a trouvé dans l’argile, sous la craie, le même bois fossile bitumineux que l’on a trouvé en plus grande quantité dans l'argile superposée à la craie; comme enfin, d’après les notices qui nous ont, en dernier lieu, été fournies par M. le docteur Ebel, on a trouvé dans les environs du lac de Zürich, à Kopfnach, une quantité de dents fossiles de Mastodonte, tres-bien conservées, ainsi qu'une longue dent de défense, a une lieue et demie de Winterthur, et dans une autre houillere, des dents de Paleotherium; — il ne serait pas impossible que cette formation ne se distinguät par des phénomènes propres à deux époques différentes, ce qu’il n’est point indifférent d’ap-

profondir.

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