TRONCS DONT L'ORGANISATION INTÉRIEURE EST ENCORE RECONNAISSABLE
1. Exogenites. Bois formé par des couches régulières concentriques. (Staarsteine) Dicotylédones.
2. Endogenites. Bois formé par des faisceaux séparés de vaisseaux organiques, plus nombreux à la circonférence qu’au centre. Monocotyledones.
Dm Ca S Sr E.
TRONCS DONT L'ORGANISATION INTERIEURE EST CONFUSE ET L’EXTERIEURE AU CONTRAIRE DISTINCTE.
3. Culmites. Tiges articulées, lisses, un seul enfoncement à chaque articulation. Rate, 1 | |
h. Calamites. Sternberg et Schlotheim. Tiges articulées, striées régulièrement, avec de petits enfoncements de figure ronde qui forment un anneau à chaque articulation; ce caractère ne s’y trouve pas toujours. V1. us. 2,
Ces Calamites striées que Martius prononce appartenir à un genre éteint, sont selon Brongniart des prêles (Equisetum). Il prouve la conformité de la structure par des figures analysées, et il prétend que la nature arborescente de ces arbres fossiles n’est pas un motif pour les exclure de ce genre. |
Cette opinion mérite d’être débattue plus particulièrement.
5. Syringodendron Sternb. Tiges cannelées, non articulées, avec des impressions en forme de points ou de stries détachées. T. 1. F. 3.
L'auteur s'appuie sur des arguments tres-concluants pour prouver que ces plantes fos-
siles ne doivent point être rangées parmi les plantes grasses, notamment, parce que leurs
tiges ne sont jamais branchues, parce que les espèces de Cactus nous présentent une canne-
50) Adolphe Brongniart sur la classification des végétaux fossiles. Mémoires du Mu
seum, Tom. VIII. p. 203 et suivantes. Le même imprime séparément sous le meme titre avec O planches lithographices.
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lure: épineuse et à bords plus ou moins saillants, tandis que la tige des Syringodendron est convexe avec des impressions séparées par des sillons, parce que quelquefois les Syringodendron sont stries, ce qui n’arrive jamais chez les Cactus dont la partie inférieure de la tige plus compacte et plus ferme que le haut, est seule susceptible de fournir des impressions, de sorte que tout le reste perd cette régularité de forme qui se remarque dans toutes les impressions de Syringodendron.
Ces deux derniers arguments peuvent aussi s'appliquer aux Euphorbes parmi lesquels
Martius les range.
6. Sigillaria. (Lepidodendron Sternb.) Tige cannelée, sans articulation avec des impressions en forme de disque ou de bouclier. T. 1. Fig. 4. | 7. Clatraria. Tiges qui ne sont ni cannelées ni articulées, les impressions plus arrondies. T. 1. Fig. 5. | Ces deux genres ainsi que les suivants sont formés par nos Lepidodendron et Rhytidolepis. | L'auteur a cru devoir supprimer tout-à-fait la dénomination de Lepidodendron parce que ces végétaux n’ont proprement pas d’écailles, mais ce qui chez ces fossiles en a l’apparence n’est que la marque laissée par l’attache des feuilles. C’est ce que nous avons reconnu nous mêmes, comme on peut s'en convaincre par les descriptions contenues dans notre premier cahier. | Martius nomme ces marques cicatrices, Nees d’Esenbeck, attaches des feuilles. Ce qui prouve que ces attaches ont une grande ressemblance avec des écailles de poisson, c’est que les mineurs, en Angleterre et Allemagne, les ont toujours pris pour des im- | pressions de poissons. Hill a déja remarqué ?'), que les impressions que l’on croyait à tort produites par des écailles de poisson, étaient des écorces de végétaux inconnus: également Plumier?*) dans sa description de la Filix arborea pinnulis dentatis (Cyathea arborea Willd.) parle de la ressemblance de ces attaches de feuilles avec des écailles. Il y a mille exemples, en Botanique, de noms donnés à des plantes d'apres des ressemblances des formes extérieures.
L'auteur regarde ces deux genres comme des fougères arborescentes. Il donne comme analogue la figure d'un morceau de la tige de la Cyathea excelsa Willd., et il remarque à ce sujet que la plupart des espèces vivantes des fougères présentent un moins grand nombre de feuilles autour de leurs tiges que les plantes fossiles, et que les bases de ces feuilles ont. un volume beaucoup plus grand que celui d’aucune des plantes fossiles. Outre la Cyatheu, il y a plusieurs coupes transversales de fougères de figurées, pour montrer la ressemblance de la disposition des vaisseaux que, dans les impressions fossiles, nous avons désignés sous le nom de glandes. e 8. Sagenaria. (Lepid. Sternb.) Tige non cannelée et non articulée couverte de tubercules coniques, portant au sommet une impression en forme de disque ou de bouclier.
Tout l’espace intérieur de l’attache des feuilles que nous avons nommé écaille, est appelé par l’auteur tubercule, et le point central ou d'insertion de la feuille que nous avons désigné sous le nom de bouclier, l’auteur le nomme impression. Il ne fait d'ailleurs, dans la définition en grande partie négative de ces plantes, aucune mention des glandes qui sont loin d’être inutiles pour caractériser les espèces.
M. Brongniart range parmi les Lycopodes, les impressions que nous avons désignées
31) Hill Natural History. London 1748. T. I. p. 640.
32) Filix arborea pinnulis dentatis, caudicem a radice emittit unicum, rectum, 10—12 pedes altum, saepissime squamulis membranaceis leucophacisque omnino contectum; quibus decidentibus superficies caudicis exterior apparet dura et lignosa, tota foraminibus perfossa, vestigiisque costarum pro vetustate cadentium, reticulatim, aut veluti sguamatim insculpta. Plum. Filices D, 2,1 1.2. ART, 4,0,
sous le nom de Lepidodendron dichotomum, lycopodioides, phlegmaria etc. Nous partageons à ce sujet entièrement l'opinion de ce savant. Il a fait dessiner plusieurs Lycopodes pour démontrer d’une manière plus précise la ressemblance de la structure de ces fossiles avec les Lycopodes.
0. Stigmaria. (Variolaria Sternb.) Tiges sans cannelure ni articulations ; impres- SIions-arkondies. Mel: 7 | L'auteur a supprimé la dénomination du genre des Yariolaria parce qu’elle est déjà employée ailleurs. C’est ce que nous n'ignorions pas, ainsi que nous l'avons indiqué dans une note, p. 22, de-notre premier cahier.
Mais comme Morand avait, 30 ans avant Acharius et Bulliard, donné ce nom à ces plantes fossiles, ce qui fait qu'on ne pouvait lui contester le droit de priorité, nous avons cru agir avec conséquence, en conservant cette dénomination. Brongniart est disposé à regarder ces fossiles comme appartenant aux Dicotylédones, sans d'ailleurs s’expli-
quer précisément sur le genre.