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Ord I. Carpolrtes Schloth, CRUE Pre 50:
Ord, TEantholites/Sehlobb "BA Br
M. Brongniart annonce dans sa derniére note que le second cahier de notre Flore du monde primitif ne lui est parvenu que pendant l'impression de son ouvrage.
Il cite ensemble les synonymes de Schlotheim et les nôtres, et relativement à notre Noeggerathia, ıl demande si elle ne devrait pas être considérée comme appartenant aux Zamia ou palmiers et mieux encore au genre Caryota? Nous n'avons jamais pu reconnaître bien positivement si les feuilles étaient pinnées ou non, parce qu'on n'en a jamais trouvé d'opposées, ou placées l’une à côté de l’autre, ou bien accolées par la pression des corps environnants l’une sur l’autre, quoique nous ayons eu l’occasion d'observer plusieurs exemplaires. Nous en concluons qu'elles embrassaient la tige en forme de spirale, caractère qui n'est propre à aucun palmier, et nous regardämes cette plante comme inconnue.
M. Brongniart fait de notre Asplenium difforme, une Comptonia asplenifolia à cause de la forme des feuilles et de leurs nervures.
Nous avouons qu'au premier coup d'oeil nous avons été de ce sentiment, mais ensuite nous l'avons rejeté par les raisons suivantes.
Les pétioles velues de la Comptonia sont un peu plus épais, ordinairement il yen A plusieurs ensemble, les nervures secondaires des feuilles sont anastomisantes.
Nous avons constamment trouvé notre plante seule, et cela fréquemment et dans les impressions les plus nettes sur l'argile schisteuse, Jamais nous n’avons remarqué que les ner-
vures des feuilles fussent le moins du monde anastomisées. e*
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La forme de ces feuilles est une raret? parmi les Dicotyledones, et jusqu'à présent, 1a seule Comptonia nous en avait fourni le modèle.
Les fougères nous en fournissent plus souvent comme dans le Ceterach officinarum, et, dans une plus petite proportion, dans la Grammitis myosuroides Schkuhr Filic. T. 7 Au surplus, un examen répété permettra de prononcer sur ce point.
Cette classification de M. Brongniart, abstraction faite des analogues, sera d’une grande utilité pour la détermination des impressions des plantes, en ce qu’elle contribuera essentiellement à établir un accord general sur cette matière. Mais s’il arrivait, comme nous Vesperons, que l’on trouvät un tronc de fougere-arborescente avec des branches et des feuilles, le tronc, d’après les caractères établis, devrait apparterir à la seconde classe et les branches avec les feuilles à la troisième. Si une heureuse découverte nous mettait dans le cas de déterminer un Lycopode, il faudrait le ranger parmi les Sagenaria, loin des Lycopodites qui alors ne seraient plus des Lycopodes. Cette difficulté rendrait nécessaire une nouvelle classification.
De semblables considérations nous ont déterminé, en poursuivant nos recherches dans cette science, encore au berceau, à ne pas tracer, de prime abord, des lignes aussi précises, et de ne pas nous prononcer d’une maniere absolue relativement aux analogues.
Nous connaissons encore beaucoup trop peu de plantes fossiles, et ce qu’il y a de pire encore, nous ne les connaissons pas entières; mais dans la suite nous parviendrons à les mieux connaître, depuis que les géognostes et les botanistes ont fait ensemble une sainte ligue pour parvenir à ce but désiré, et depuis que les mineurs même, qui, jusqu’à présent, jetaient au rébut les productions les plus rares de la nature, lorsqu'elles étaient étrangères à leur objet, rendus attentifs sur leur importance, y prennent aujourd’hui intérêt, ils seront pour nous des guides d'autant plus sürs, qu'ils sont habitués à suivre journellement dans les plus secrets atteliers de la nature la marche de ses opérations. |
Déja nous avons eu le bonheur de découvrir dans la houille du porphyre, une fleur complete avec son péduncule; un tres-grand fruit d’un conifere, tout-à-fait inconnu, et une feuille assez complète d’une Cicadea. Malheureusement ces trois objets étaient séparés de leur tige et cela est fort à regretter; mais pourquoi désespérerions-nous de trouver enfin le tronc, la feuille et les fleurs réunis; de persévérantes recherches nous y feront réussir. Il n'y a pas de doute que l’on y füt parvenu depuis long-temps, si l’on avait accoutume des lors les mineurs à donner une attention continue à ces objets. Une seule découverte telle que nos voeux l’appelent, nous conduirait à des résultats plus certains que l’on ne pourra jamais y parvenir en pälissant a force d’études sur les fragments de nos collections actuelles.