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La précipitation tout-à-fait tranquille des dépôts de charbôn avoit déja fait naître dans Pes- | prit des anciens naturalistes. l'idée tres juste, que ces dépôts ne pouvoient avoir été produits par des bois flottés. En effet, je ne crois pas, que jamais l’on ait trouvé parmi les bois de cette nature, des troncs entiers tout=à-fait intacts avec toutes leurs branches et les feuilles ; encore bien moins des végétaux plus petits avec es parties bien plus délicates, et cela sur des plages eloig-
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nées de leur endroit natal.
Cependant les mêmes savans se laissèrent induire à ce sujet dans une autre erreur, savoir, de
chercher pour la plupart les analogues parmi les plantes connues.
Scheuchzer y donna lieu le premier en accompagnant les gravures de ses émpreintes fossiles de synonymes pris dans Ga spard Bawhin. Volckmann suivit son exemple, et il détermina diverses empreintes tirées des mines de Silésie comme feuilles d’ombelliferes, de nigella, gallium, buxus etc., tandis que c’etoient infailliblement des fougères, ou des plisitué inconnues. 2) On déclara pour inconnues d’autres empreintes, auxquelles il etoit de trouver des analogues, sans cependant tomber sur l’idée très naturelle, qu’à Pepoque, où la surface de la terre étoit soumise à des influences tout-à-fait différentes, 1l pie ÿ avoir aussi une autre température, et conséquemment une autre végétation. |
Plusieurs auteurs ont même de nos jours hazardé de déterminer des üges de roseaux pour l’arundo Epygejos, et des feuilles verticillées pour Pequisetum palustre, equisetum s ylvaticum, galium; ete., sans avoir vu les fleurs et les fruits; un botaniste n’entreprendroit pas à déterminer ainsi une plante vivace. Mr. de Schlotheim dans sa dissertation sur l’histoire naturelle des pétrifications soûs le: point de vue de la géognosie, à l’article: Terrain de sedim, ent, assure que tous les végétaux des terrains ee. qu'il a eu occasion de voir, présentent ces deux considérations remarquables: qu’ils sont a peu pres les mêmes par toute la terre, et que parlout ils appartiennent aux genres, qui vivent actuellement dans les pays méridionaux. La première de ces considérations paroit certame pour PEurope dont les plantes fossiles sont éonnues; la seconde ne sauroit être admise qu'avec restriction. Plusieurs formes de Bean fossiles paroissent tellement étrangères, et si différentes de tout ce que nous connoissons, qu’on auroit de la peine de les classer dans une famille, et par Scale bien moins encore dans un genre. |
Les schistes charbonneux de Mannebach, dont les empreintes ont été figurées par Knorr et différens auteurs allémands, appartiennent infailliblement à la formation houillière, tant pour l'identité du schiste même que pour celle des végétaux. |
La formation de mine de fer hydraté brun, qui accompagne dans une même direction les lits du charbon de terre, paroit également appartenir à l’époque de cette végétation; on: de trouve aussi, quoique plus rarement, des empreintes de VÉSEEE" | - Dans le cabinet de Mr. Faujas de St. Fond à Paris je vis sur des morceaux de mine de fer brun d’Angleterre ces mêmes feuilles d’une Des ou osmunda ‚ que Pon rencontre ‘souvent dans les harbapn de terre. | | 4
La formation des lignites suit de près celle du chbé de terre, elle semble’ appartenir entierement à la periode des alluvions (Aufschwemmungsperiode).
Le cycle de cette période paroit avoir duré longtems; comme on peut en juger par les profondes ouvertures que les fleuves ont du se pratiquer à travers les masses des rochers les plus dures, pour arriver à leur niveau actuel, et au desséchement des lacs intérieurs, qui en a été le résultat. di
Ainsi donc, si le minéralogue a le droit de classer dans trois genres tous ces bois fossiles et bitumineux de différentes espèces, peut-être sera-t-il permis au botaniste, à la suite de recherches plus scrupuleuses et plus exactes, non seulement de distinguer la végétation des lignites de celle de la houille, mais même celles des différens lits des combustibles charbonneux entre elles: Les lignites, dans lesquels la fibre ligneuse s’est conservée, contiennent RS des troncs d’un diametre plus fort. ??) Les empreintes des feuilles, quoiqu’ inconnues, portent à croire, Bi ’elles lien. nent à la division des dycotylédons. |
Les lits, ou OT, sont encore plus riches que ceux de la houille, et la végétation semble déjà appartenir à um continent plus étendu. Mais la manière, dont les Jignites se Ben
22) Folckmann Silesia subterranea. 110—129. 7! XIT, AI SP 25) Dans les mines de Putzberg a une lieue et demie de Bonne on en a trouvé d’onze à douze pieds de diamètre. N ögerath dans Pouvr. cité p. 54.
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varie beaucoup. En Boheme la formation de ce fossile va parallelement à celle de la houille, de Zwoda, Falkenau, Ellbogen, sur latrive gauche de 1’ Eger, jusqu’à Postelberg, Elle est moins fréquente sur la rive droite ; Pexploitation de Zwogetin sur la seigneurie de W olleschna-est la plus avancée dans l’intérieur du pays vers le sud; près de Postelberg on voit son affleurement sur cette même rive; elle quitte ici la rivière, et paroît avoir été divisée par la formation trappéenne secondaire (Flôtztrappformation Werner), et rejetée vers le nord-est, Trois lignes de couches abondantes se présentent dans cette contrée. La première suit les montagnes des schistes primitives, le long de:la frontière, par les seigneuries de Rothenhaus, Neudorf, Johnsdorf, et Oberleutensdorf. Une seconde ligne parallèle passe par Brix, Bilin, Schwatz, Dux, Töplitz, Culm, en suivant le vallon de Töplitz, bordée des deux côtés, nord. et sud, par les montagnes frontieres, et les montagnes moyennes (Mittelgebürge). La troisième s’enfonce entre ces dernières montagnes; elle est plus souvent interrompue, passe probablement au dessous de la formation très curieuse des pyropes de Bohême près de Meronitz, et atteint l’Elbe près d’A ussig. Au delà de cette rivière on la rencontre. encore, mais beaucoup. moins riche, à mi-côte de la montagne de Chlum, seigneurie de Tetschen; et de distance en distance jusqu’au pied des montagnes primitives sur la frontière de la Lusace près de Friedland, où se trouve. egalement le dernier cone basaltique: En Lusace elle vient de même à être découverte pres de Zittau, et dans la seigneurie de Muskau. Tous ces dépôts de lignite se trouvent au milieu de lalluvion; ıl n’y a que les couches supérieures, qui varient par la différence des pierres roulées qu’on y rencontre. Ce sont des gneis, des basaltes, des porphyres secondaires, enfin des morceaux détachés des rochers voisins, roulés par les eaux. : Dans Palluvion entre laquelle le lignite est déposé, le Kaolin prédomine du côté d’Ellbogen, le schiste marneux dans la vallée de Töplitz. Sous les lignites on rencontre de tems en tems des cristaux de sulfate calcaire; des empreintes éparses de feuilles de plantes dycotyledones, et d’une espèce d’asplenium se trouvent dans les conabés de schiste arägır , au dessus des lignites , et. dans le Kaolin des morceaux de bois imprégnés de pyrites ferugineux, ‚A cette formation appartiennent particulièrement l'argile schisteuse, l’argile ochreuse rouge, la terre à foulon, le savon de montagne, la pierre calcaire fibreuse, La gyps; le bois péuifié (Holzstein) s’y rencontre presque généralement comme masse roulée,
Dans la Wetierawie on trouve le lignite immédiatement sous une couche de terre “de dont souvent l’épaisseur n’excède pas 4—5°. Souvent les arbres s’y montrent avec leur forme naturelle, la fibre ligneuse ressemble à celle des arbres d'Europe. A Pair ils se réduisent en petits fragmens brunätres, que l’on entasse en formes de brique, pour les brüler dans les salines de Nauheim. La montagne voisine {le Johannisberg) est un grès schisteux d’ancienne formation et à couches en enveloppes (mantelförmig aufgelagert).
Mr. Flericart de Thuri nous donne les renseignemens suivans sur. les Heute du departement de l’Isère. ?*) Les collines du village d’Anjou sur les bords de la Somme sont pleines de bois fossile ; ıl s’y présente partout de la même manière.