charbon (lignite) N à btrovg 2 ; < rés
51 pieds, 6 pouces.
La marne bitumineuse ne contient aucune empreinte de plantes. Les lignites découverts en Portugal près du village de Vallo non loin de Santarem reposent sur une couche d'argile de trois palmes d'épaisseur, au dessous de la quelle se trouve souvent un grès friable blanc; ils sont recouverts de grès d’un grain très fin, aglutiné legerement par du fer oxidé; sur le lignite méme on observe presque toujours une legère couche calcaire. Le lignite et Vargile sur le quel ils reposent, contiennent du gyps lamelleux cristallisé en forme de lentilles. 25)
Les dépôts de bois fossiles sont très étendus dans le département de PIsère. Sur les grands plateaux du mont P’Ans, sur la rive droite de la Romanéche à une hauteur de 2145 metres, ou aucuns arbrès ne croissent aujourd’hui, les limites de la végétation de ces derniers étant à 580 métrers *) plus bas, en trouve dans des marais desechés du bois fossile, dont la texture est encore bien conservée. On croit, que ce sont la pluspart des bouleaux, aulmes, et des melèzes. Le bois fosssile est d'un brun, noir, à moitié carbonisé; ıl repand, quand on le brule, une odeur de bitume.
La forêt fossile, que Mr. de la Fruglaie à decouvert sur les côtes de Bretagne dans les environs de Morlai n’étoit recouverte que du sable de la mer, et reposoit sur une couche argileuse; on y reconnoissoit facilement des chênes, des bouleaux, des aulmes. L’écorce blanche des bouleaux surtout étoit facile à distinguer. Un taxus avoit encore sa couleur rougeätre et étoit entierement amollis; mais à Pair 1l perdit sa couleur en peu de jours et devint dur. A une certaine profondeur le bois s’étoit déja converti en terreau brun. Des feuilles, des herbes, des joncaceés formoient des couches au dessus du bois.
La forêt fossile près Soriano content des arbres, dont la moëlle seule a été convertie en bitume; les arbres, que l’on a trouvé sur les collines dans le voisinage de os fossiles, sont à l’exception de l'écorce, entieremens reduits en bitume brillante; cependant on peut reconnoitre avec certütude, qu’ils appartiennent à la famille des arbres résineux. 27)
La terre d’ombre exploité dans les environs de Cologne près de Brühl et de Liblar, considéré sous le point de vue géognostique appartient incontestablement au lignites. L'opinion, quelle n’est autre chose que du bois décomposé, est constatée par les troncs et le fruit des palmiers qu'on y decouvre à trente pieds de profondeur, ainsi que Mr. Faujas de St. Fond, et Mr. Fischer ?#) nous ont appris D’après Mr.. Fischer les troncs de palmiers qu'on y rencontre sont de différentes dimensions. Les uns de quatre pieds de long, sept à huit pouces de largeur, et quatre à cinq pouces d’épaisseur, par conséquent éliptiques, comme on les rencontre dans la houille, les lignites, et les petrifications. D’autres n’ont que deux pouces de diamétre, sur douze à quinze pieds de hauteur. En sortant des mines le bois est dur au point de pouvoir être manié par la sie et par la hache; exposé à Pair pendant quelque tems, il s’écaille en lamelles ainsi qu'on peut le voir dans la figuré S. I, f. d. de Pouvrage cité. Jusqu'ici on n’a pas trouvé encore ni branches ni racines, ce qui pouroit authoriser la suposition que ces arbres pouroit avoir appartenus à la division des palmiers, qui par leur tronc extreiınement mince, se rapprochent
des arundinacacées, comme le Kunthia montana l’aphanes Praga, l’oreodoxa
26) Eschewege Nachrichten aus Portugal. p. 156. *) 11 paroit difficile de croire, qu'à une hauteur de 2145 métres environs 4700 pieds à la latitude du Dauphiné il ne croisse plus aucun arbre, | Note du traducteur. 27) Nova scelta d’opusculi interressanti nelle Scienze e nelle arti. p. 57. 28) Faujas de St. Fond. Ann. du Mus. T. I. pP: 445. 8. XXIX. Jour. des Mines No. 2. AXXYI. an. v. p. 895 — 914.
Gotthelf Fischer naturhistorische EIER 4to. Francf. 1301.
Lk
dont Mr. le Baron de Humbold et Mr. Bonpland ??) nous ont donnes la descripqu'un bois de ces arbres pourroit avoir été englouti sur. plaçe
ı improbable, que le pense Mr. Fischer;
frigida, tion. L'opinion de Mr. Hüpsch, par une grande catastrophe, ne nous paroit pas auss ailloux roulés qui couvrént la terre d’ombre aussi bien que la houille, appartiennent à une et n’ont pas plus de rapport avec la formation de la houille et de la terre é superposées, velie
les c épôque subséquente, d'ombre, que les couches neptuniques, -lesquelles dans la Suite des siècles ont et au cendres qui recouvrent la ville de Pompeja, n’en ont avec la pluie de cendres qui a ense
cette ville. Les observations botaniques, que nous:venons de présenter au lecteur sur la forma-
. un % 0 e. . \ b) . : “ 0 s Las .
tion de la houille et des lignites viennent à lPappui de Popinion géognostique, que Mr. Voigt ant nous, et que nous partageons entierement: Savoir, que ces deux
a énoncé bien long tems av erement différentes des changemens, que notre pla-
formations appartiennent à deux epöques entı
nete a subi dans le laps des tems.
S'il faut s’en rapporter aux notices, que le Dr. Karg nous a fournies, 2°) les pétrifications
et empreintes des carrieres d'Ocningen sembleroient réunir et coufondre les deux epôques.
on y trouve sous douze couches différentes et alternatives, de chaux carbonaiée et de poissons et d’amphybies un
Selon lui, fétide avec des empreintes de plantes, de crustacées, d'oiseaux,
ht de houille schisteuse.
La description de lauteur, qui à l'exemple de Scheuchzer, cherche les analogues parmi les plantes existantes, mspire quelque défiance ; il seroit bien à désirer que ces carrieres et celles de Solenhofen pres Monheim puissent être étudiées et décrites par des géognostes et des botanistes.
Les empreintes que l’on trouve sur la porcellanite, sont absölument semblables à celles des lienites; preuve, que les feux souterrains, qui ont endurci l’argıle schisteuse, ont été occasionnés par la houille. |
Sur la rive gauche avoit observé dans le dissetième siecl aisé de se convaincre de la possibilité de ces incendies naturelles quand a la suite de grandes pluies la couche des lignites qui contient des pyrites, est mise à découvert et en contacte avec | ils s’eteignent d’eux mêmes quand Pair exterieur ne peut plus les atteindre,
de I’ Eger pres de Falkenau, ou le célèbre auteur Bohuslaw Balbın e la fumé sortant de la terre après des fortes pluits, ıl est
l'air atmospherique, par une secheresse continue, qui fait cesser la fermentation des pyrites.
Pour ce qui concerne les empreintes dans la marne calcaire schisteuse, il est probable
à la seconde periode de la formation secondaire (flôtzformatron:) elles ultat d’une précipitation et dune compression lente, comme L’évènement, en vertu du-
qu’elles appartiennent parroissent n’avoir point été le res dans les charbons, mais celui, d’une compression subite et locale. quel un amas de poissons s’est trouvé emprisonné dans le mont Bolca doit avoir été subit et instantané. C’est ce que prouve cette empreinte si singulière, conservée dans le cabinet d’histoire paturelle de Paris, d’un poisson, qui à été saisi par cette catastrophe, au moment ou ıl en
en avaloit un autre.
Les végétaux, dont on trouve des empreintes avec ces jchtyolithes sont des granunées, des acotyledons (Agame) et dicotyledons. Les botanistes hésitent encore, de prononcer definitivement sur les empreintes végétales du mont Bolca et de Vestina nova, que Mr. Faujas de St Fond %) a soumis a leurs examen; elles se rapprochent évidemment bien plus à l’épôque de la formation des lignites, qu'a celle de la houille, et parroissent appartenir au cycle, que nous desiguons sous le nom de végétation de transition. | Solenhofen, auprès crocodiles, des poisons et des ecrevisses de mer, on ne trouve que de fucus. L’argilite bitumineux de Bolen dans le Royaume de Wirtemberg, renferme auprès des crustacées, qui souvent passent à l’état de pyrites, également des fucus. La marne calcaire schisteuse au contraire, contient plus rarement des crustacées et plus frequemment des feuilles de végétaux, d’acer de cornus, d’ostrya, et quelquefois aussi des carpolithes, qui nous sont étrangeres.
Les empreintes d& feuilles et les branches plus on moins carbonisées qu’on trouve dans le trasse sur les bords du Rhin, dans les vallées de Brohl et Friedrichsthal, près de Burgdrohl, Sönistein et Schweppenburg appartiennent, d'après les observations de Mr. Nö-
Dans le grès de
29) Humb. et Bompl. nov. gent. plant. T. I. p. 254. 50) Karg, über den Steinbruch bei Stein am Rhein. 51) Mémoires du Musée d'histoire naturelle. T. F. 1819. p. 166. pl. 10, 11. 19.
gerath, au hêtre et par conséquent à la végétation existente, ainsi que lindiquent également les mis environnentes, que l’auteur range dans l’épôque des alluvions plus recentes.:3?)
Je ne fais ici aucune mention particuliere des empreintes plus récentes sur le tuf calcaire, parmi lesquelles ıl faut ranger plusieurs lyıhobiblıa des anciens écrivains.
Je ne fais pas mention non plus pour Ja même raison des joncacées et calamı thes Aue lon trouve dans la pierre corneenne (Hornstein) à à Kremniezka en Hongrie, ni des; bois péwifies et des opales ligneux dans lesquelles on retrouve aussi des plantes appartenantes a une periode de végétation antérieure, par ce que ces objets isolés et séparés ne peuvent pas servir à appuyer la démonstration des diverses periodes de végétation, dont jai parlé.
D’après ces faits, que je viens d’exposer, et le résumé de ce que les anciens ouvrages contiennent sur les plantes fossiles, et d’après les planches, qui sont jointes à ce mémoire, on peut, ce me semble, prouver Pexistence de trois différentes periodes de végétation.
sas 480 éelle de la houille, et de la mine de fer hydraté brun et argileuse; il nest point de botaniste sans doute, qui ne juge, cette végétation extra-europeenne. On ne peut pas encore décider positivement, si elle a entierement disparu de la surfage du globe, puisqu'il est de fait que nous connoissons à peine la moitié des plantes qui le couvrent, en eflet que Von songe seulement aux découvertes, qui ont été faites depuis la premiere édiüon du Systema plantarum de Linné! combien peu de palmièrs p. ex. lui ont étés connus, et cependant en Avril 1816 Humbold et Bomplant non seulement en comptoient déja 157 espèces, mais 3?) ils faisoient observer à ce sujet, que dans les contrées équinoxiales, dont nous ne connoissons encore qu’une si pelite portion, il devoit nécessairement exister une quantité immense de nouvelles espèces de palmiers, vi, que les mêmes espèces sont circonscrites dans des espaces assez étroits, et que de bote miles à 5ote milles ils en ont toujours trouvés d’autres. Cette observation sera surement confirmée par les naturalistes, allemands, qui se trouvent anjouedihui au Bresil. Deja en effet Thewet cite 20 espèces de ces contrées dont fort peu jusqu’à présent avoient étés recues dans le systeme.
La même chose peut se dire des fougères, surtout des fougeres-arbres. Ainsi donc la végétation de la periode de la houille parroit consister principalement en monocotyledons, et acotyledons; ıl seroit possible, de trouver leurs analogues parmi les palmiers ou les fo ugères encores inconnus. En attendant c’est très certainement une chose remarquable; que parmi quarantemile plantes, que renferment nos collections, il n’y ait q’un très petit nombre d’exemplaires, appartenantes aux zones les plus chaudes, qui puissent être regardées comme analogues des plantes fossiles de la formation de la houille, et que même, eu égard a l’identité de l’espèce il existent encore de doutes fondés.
La seconde periode, qu’on peut regarder comme transitoire vers la végétation actuelle, accompagne les lignites, et ses empreintes se trouvent dans la marne calcaire schisteuse. Elles consistent parte en végétaux inconnus, et qui parroissent se raprocher au cycle précédent, partie en formes analogues à la végétation actuelle; mais comme anciennement on faisoit peu d’attentation aux devialions geognostiques, comme les gravures, et les descriptions indiquent très imparfaitement les circonstances accessoires, et environnantes de ces fossiles, ei que souvent même le lieu ou on les avoit trouves n’étoit pas indiqué, il est aujourd'hui prèsque de toute impossibilité de träcer une esquisse exacte de la végétation de cette periode.
La troisième periode est celle des bois bitumineux plus recens, qui parroissent consister en especes d’arbres encores existans.
Les questions préliminaires, qui doivent étre résolues, avant que l’on puisse hazarder d’établir un Systeme solide sur les diverses periodes de la végétation du globe, ne peuvent être décidées qu’au moyen d’un concours d'efforts et de travaux des géognostes et des botanistes particulierement des naturalistes voyageurs.
92) Nögerath L c. ps. 66:
99) Quo patet ex sola America mox ad minimumLXXXV'ITI. Palmas nobis cognitas fore, cumque veleris continentis jam (oc Aprili MDCCCXF 1): 50 inotuerint tota tribus tune CXXXVII. Species complectetur Incredibilis prope palmarum multitudo in universa plaga aequinoctiali esse debet, tum quia tam vasta Asiae, Africa, novae Hollandiae et Americae adhuc latent, tum quia, quemadmodum testantur observationes a nobismet ipsis per decursum quinque annorum institutae, plantae hujus familiae tam arctis limitibus continentur, ut fere singulis quinquagenis miulliari-
bus alias species offendas. Humb. et Bompl. Nov. gen. Pi: TI. cp. 298. à *
Le bui de ce mémoire est de provoquer ce concours si salutaire pour la science.
La forme des végétaux est determinée par la combinaison chymique des parties constitutives du sol, et de lair atmospherique, et par les rapports de leurs union avec la lumière est le calorique.
L’echelle de la végétation, depuis le chêne des vallées de l Europe et les palmier s et fougeres- -abres des tropiques, jusqu’aux lichens à la hauteur des neiges perpétuelles dans les deux hemisphères se constitue de gradations, dont les formes sont propres ru climat, et tres différentes entre elles. De cette consideration dérive naturellement l'idée, qu’à des periodes diverses, ou nécessairement d’autres mélanges et d’autres combinaisons ro avoir lieu ıl a du aussi en résulter des productions végétales différentes.
La formation des combustibles charbonneux se trouve dans les deux hemisphères, ainsi donc les causes, qui ont produit l’engloutissement de cette végétation primitive se sont manıfestees partout. | Jusqu'à présent nous connoissons peu d'empreintes fossiles des autres continens.
Il seroit sans doute très important de savoir, si en Chine et au Japon, et Sibérie aux bords de l'Angara et de l’Irtitsch, dans lP Amérique septentrionale, au Missisıppı, à la côte de terre neuve au cap breton, a l’extrèmité septentrionale du Grönland, aux isles Behring, en Norwège jusqu'au 73° I. n. et enfin dans les Indes, ou lon a signalé de tous côtés des mines de charbon, il seroit, disje, bien important de savoir, si dans ces diverses contrées, ıl existe des empreintes végétales, semblables a celles de l'Europe, ou bien, si elles sont différentes? De ces
notions préliminaires dépand la solution de trois données également importantes pour la géognosie et la botanique.
1) Sı les empreintes des végétaux dans les mines de la houille des deux hemisphères présentoient des formes absolument semblables, au moins pour ce qui concerne le caractère des familles, alors 1l faudroit admettre lexistence d’une periode ou sous des rapports et des conditions semblables une même végétation auroit couvert tout le globe, et ou les phenoménes geognosiques qui auroient accompagnés la formation se seroient aussi trouvé les mêmes. Alexandre Humboldt a manifesté l’idée 34), que le globe pouvoit bien autrefois avoir eu une temperature plus élevée, puisqu’au moment du pasage „de grandes masses de mauére, de l’état liquide à l’état solide, ce phenomene ne pouvoit avoir eu heu, sans un enorme dégagement de calorique, ce qui peut-être pourroit jettér quelque jour sur les migrations des animaux, et sur les empreintes de plantes des climats chauds trouvées dans les regions septentrionales. “
Lies autheurs de la propedäutique ont adopté cette hypothèse dans P’expose de leurs vues péognosiques 3°).
2) Si lon trouvoit dans les divers climats des empreintes de végétaux dont les analogues seroient en rapport inverse avec leurs zones actuelles, de manière, que les empreintes trouvées aux Indes representeroient des plantes d’Europe et vice versä, alors il faudroit en conclurre, qu’une grande révolution auroit produit un changement des zones respetives,
3) Si enfin les empreintes de végétaux des divers climats du monde sont non seulement diffé rentes entre elles, mais sont en outres tellement étrangères a tout ce que nous connoissons de vôtre végétation actuelle, qu'il soit impossible d’en trouver les analogues, alors on devra sans doute admettre, qu’à cette epôque ıl a existé des zones différentes; mais il faudra admettre aussi, que ces formes auront été brisées par quelque révolution, et auront fait place à une autre végétation, qui pendant et après la periode des alluvions aura couvert la surface du globe.
Aujourd’hui déja l’on peut avancer avec cerutude, que dans une grande partie de l’Europe, ou l’on a jetté des regards observateurs sur les empreintes fossiles des végélaux, ces empreintes ont partout été a peu pres les mêmes.
Les arbres à écorce écailleuse, dont la nature ne nous offre plus les analogues ont étés trouvé en Angleterre, à Liège, en Silésie, en Bohême etc., comme nous pouvons nous en convaincre par les figures publiées par Petiver, Volckmann, Knorr,etc. L’an dernier le Comté Breuner qui voyage en naturaliste observateur a trouvé dans les mines de charbon de Sheffield, l'arbre T.1. dont ıl avoit vu des fragmens chez moi. On trouve dans presque toutes les mines de char: bon les empreintes de ces végétaux rayé longitudinalement, qui par leur structure et leur habitus
34) Humboldt, vues des cordillieres.
55) Leonhard, Koppe und Gärtners Propedäutik, p. 148.
| ren
ressemblent aux preles (equisetum) ou aux bambuses. Les prétendues hyp urites,, la plante avec cinq à six feuilles, semblable aux marsilée, que les anciens natyrahstes prenoient pour un galium, les grandes et petites fougères, plusieurs joncacées ou arundinacées se retrouvent dans prèsque toutes les mines et sous les mêmes formes. es
Les feuilles et les petites fougères de la formation des lignites, et celles de marne calcaire, ne paroissent pas moins identiques, si Pon compare les diverses figures de celles, dont les anciens naturalistes nous ont exactement indiqués les sites ou elles ont étés trouvées.
Maintenant l’essentiel est, que les observations et recherches aux quelles il faudra se livrer pour résoudre les questions ci dessus, si importantes pour la botanique et la géognosie, soient faites d’après un plan concerté en commun. Mais cela ne peut s'effectuer, que par le moyen, et avec le concours des académies et sociétés savantes, si toutes fois elles jugent, que ce point d'étude, n’est pas indigne, d’être compris dans les instructions à donner au naturalistes voyageurs, et si elles veulent se prêter à recueillir chacune les empreintes végétales d’une région déterminée p. ex. La société Linnéenne- Wernerienne-géologique pour l'Angleterre, les Indes et la nouvelle Holande. L’academie des Sciences de Paris pour la France. L’academie imple de St. Petersbourg et la société d’histle natle de Moscow pour toute létendue des états russes. L’academie des Sciences de Philadelphie pour I’ Amerique septentrionale. Les sociétes savantes de Milan, Naples, Turin, etc. pour Vltalie. D’academie roy de Berlin pour le nord de l’Allemagne et toutes les contrées ou elle fait voyager des naturalistes observateurs, L’académie royale de Münnich pour la Bavière et le Bresil, ou se trouvent, dans ce moment ci, plusieurs savans, qu’elle ya envoyés. La société d’histre naturle Carolino- Leopoldine pour l'Allemagne méridionale. Le Muséum royal de Hongrie, et Puniversité de Pest pour la Hongrie. Quant à la Bohème et au reste des états autrichiens, je me suis déja entendu avec quelques amis zélés des sciences naturelles, pour poursuivre nos travaux et nos recherches vers le but proposé. Si cette proposition étoit aceueillie, je continuerais de mon côté de rendre successivement compte des découvertes que je pourrois faire encore dans la carriere de la flore du monde primitif.
IL est surtout important que les directeurs, et principaux employés des mines de charbon recommendent spécialement à leurs mineurs et ouvriers de faire la plus grande attention aux empreintes végétales et de prévenir leurs chefs, si tôt qu’ils en auront découvert, afin que ceux cı puissent veiller à ce que les exemplaires, soient enlevés avec les précautions requises et aussi complets que possible, car on ne peut procéder à des déterminations exactes qu'avec des exemplaires complets. | |
Il n’est pas moins nécessaire l’orsque l’on découvre des plantes fossiles, n'importe dans quelle gangue, de faire une scrupuleuse attention aux circonstances géognostiques qui les accompagnent, et de les nôter soigneusement. Car ce n’est qu’au moyen d'une étude combinée de la forme du vegetal et des accessoires géognostiques que l’on peut déterminer la periode et le cycle de la végétauon. L’on trouve à la vérité dans d’anciens ouvrages plusieurs données très détaillées de ce genre, mais elles ne suffisent point pour nôtre but; en partie, par ce que la houille n’y est pas distingué des lignites, en partie, par ce que la terminologie des mineurs en usage alors, dont les auteurs (Lehmann, Morand etc.) se sont servies ne permet point, d’asseoir un jugement positive sur les objets, dont il est question. La manière dont la société géologique et Wernerienne decrit les mines des houilles de l’ Angleterre et de l’ Ecosse seroit très satisfaisante, si la partie des empreintes végétales y fus-traité avec les mêmes soins, et la même exactitude, que la parue geognosique,
La majeure partie des empreintes végétales découvertes et publiées par les anciens naturalistes, ne peuvent être d’aucune espèce d’utilité sous ce rapport, parcequ’ils ont souvent choisi des fragmens peu signifians et que ces fragmens ont même été dessines avec peu d’exactitude, mais surtout, par ce que le lieu, ou ils ont été trouvés n’est pas toujours indiqué avec précision.
Pour que le botaniste puisse porter sur la flore du monde primitif un jugement digne de foi 11 faut, qu'il ait à sa disposition beaucoup de bons exemplaires, et Pon sait, que pour, déterminer des plantes vivantes avec certitude, il faut les comparer avec d’autres plantes vivantes, avec les analogues des herbiers, et avec les figures qui en ont paru Comment donc faire avec des empreintes fossiles ou les parties délicates, mais essentielles, de la floraison manquent, et que lon ne rencontre que rarement exemptes d’alteration. |
Les caractères disuncufs des espèces dans les fougères tiennent à des parties si fines et si mıcroscopiques, que ce n’est qu'avec beaucoup de peine, et une extrême attention qu’on peut par-
venir a les découvrir dans les exemplaires des herbiers. Or des parties aussi délicates ne sauroient
être rendus par aucune impression. C’est pourquoi je n’aı fait graver sur les planches jointes à ce mémoire que les arbres, les semences et les fruits, par ce qu ls fournissent des characteres plus propre à pouvoir servir de base à une définition. Peut être aussi sufhira-t-il pour le présent de classer ces Le seulement d’après les charactères des familles en plus grandes sections, jusqu'à ce qu'au moyen des mesures proposées plns haut, nous ayons acquis des sölleations plus complettes et des notions plus exactes. |
| L’activite et la chaleur avec lesquelles on poursuit aujourd’hui toutes les branches de .V’histoire naturelle sont un des beaux characteres de notre âge, et nous garantissent en quelque sorte la prompte réalisation de nos espérances.
Une communication reciproque des découvertes déjà faites, et des collections déjà existantes, et cela au moyen des journaux ou des mémoires académiques, ne pourroit que favoriser puissamment nôtre entreprise. |
J'invite les naturalistes qui pourroient désirer de se mettre en rapport avec moi sur cet objet à envoyer leurs lettres à mon addresse — à la societé royale des Sciences de Prague.
Tous les échantillons gravés dans les planches jointes à ce mémoire, et un grand nombre d’autres, que je me proposé de publier également dans la suite, font partie de mes collections au chateau de Brzèzina dans le cercle de Pilsen, ou chaque amateur de lhistoire naturelle pourra les visiter, même en mon absence.
Le diverse de mon tribunal des minés à re se pretera de son côté bien volonuers à satisfaire le désir que des naturalistes voyageurs pourroient lui témoigner de visiter mes mines pour y observer la formation des charbons et la position des empreintes fossiles.
Au surplus, si tôt que le Muséum de Prague pourra disposer d’un local assez spacieux pour y deposer des collections, tous les échantillons de Brzezina y seront transportés pour la plus grande commodité des observateurs indigènes et étrangers.
Qu'il me soit permis pour conclusion de témoigner ma justé réconnaissançe envèrs les hommes estimables et bienveillans, qui m’ont été d’un secour efficace daus mes récherches.
Je me bornerai à citer le prince Antoine Isidore de Lobkowitz avec le quel jai visité les mines de Mühlhausen, et qui jusqu’à la fin de ces jours, hélas de trop peu de durée pour les sciences et l'humanité, a pris un vif intérèt à mes travaux: Mr. Auge, Directeur a Carlsstein, Mr. le Conseillier de mines Herder a Dresde. Mr. Dietrich, alors Admunistrateur a Schatzlar. Mr. Lindacker, Directeur des mines a Wossek, qu’une mort prématurée a enlevé aux sciences. Mr. Preissler a Zbirow et d’autres n’ont prêté lappui, le plus utile dans mon entreprise. C’est à eux que je dois surtout d’avoir pu donner a. mes récherches sur la formation des Charbons en Boheme et en Saxe et sur la végétation primitive que les mines
de ce fosile renferment, plus de suite et d’étendue.