‹ Essai d'un exposé géognostico-botanique de la flore du monde primitifChapitre 7 sur 189 · EXPLICATION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHES

Les fossiles du règne animal et en particulier les conchyliolithes ont déja été introduits dans le Systeme et rangés en genres et en espèces.

Les empreintes des végétaux, ou les fossiles du règne végétal au contraire ne sont encore désignés que sous les noms généraux, et peu signtusuis de phytolites, bibliolythes, carpP selle etc. qui leur ont éte donnés dans le seizième siècle.

A la vérité on ne peut les classifier mi d’après les étamines, suivant le Systeme de Linné, ni d’après les cotyledons, suivant celui de Jussieu, puisque ces parties ne se retrouvent plus, Mais seroit il donc impossible, de les distribuer en certaines familles, en partant de principes purement physiologiques ?

Les morceaux détachés d’ecorce d'arbres fossiles recueillis et figurds à des &pöques plus reculées, les troncs plus considérables, que j'ai été assez heureux pour me procurer, sont tellement remarquables et tellement charactérisés, que non seulement il est facile de voir qu'ils different des plantes existantes aujourd’hui, mais même qu’ils différent entre eux, ce que lon reconnoitra, si lon veut bien se donner la peine de les examinèr soigneusement à la loupe, comme les botanistes ont coutume de faire pourles plantes vivantes, ou pour celles de nos herbiers.

Le écailles ou mamelons, qui se prolongent en Spirales sur tout le pourtour des troncs et des branches pourroient fournir des charactères convenables pour la désignation des genres. La différence de forme entre ces écailles, et les glandes qui les accompagnent etc., en fourniroient pour les epèces. |

Je hazarde à la fin de ce mémoire une classification basée sur ces principes; on conçoit quelle ne peut être que très ne ny vü le petit nombre d'exemplaires dont jusqu’ici nous sommes en possession.

Mais si mon appel aux naturalistes pouvoit être favorablement accueilli, d'ici en dix ans, des savans plus habiles que moi, pourroient saisir le fil, que j'ai indiqué, et munis d’un grand nombre d'exemplaires, dont les différences auroient été établies à la suite d'observations précises, donner une flore systématique du monde primitif, comme Mr. Cuvier a fait à l'égard des animaux, Lamark et d’autres naturalistes pour les coquilles de cette même épôque.

Déja lon trouve l'indice d’une adoption méthodique des arbres fossiles, dans le systéme naturel établi par le célèbre Prof. Sprengel. Dans ce systéme la seizième famille des palmiers est réunie par un troisieme ordre de formes anomales et de transition, avec les conifères. *) Or les arbres fossiles recueillis dans les mines de houille paroissent être en partie de véritables palmiers et en partie offrent des formes de transition analogues à celles des conifères.

Des observations ultérieures, faites avec précision et exactitude, pourront confirmer ou détruire cette hypothese.

Planche I. U. UI. Ces trois figures représentent une seule et même espèce d'arbre, en différens individus. Ils ont été découverts dans le toit des mines de houille de Swina, Seigneurie de Lieblin, Cercle de Pilsen, en Boheme.

La planche I. représente un arbre fait tel qu’il a été découvert sur le toit de la gallerie dans une longueur de douze pieds Comme les creyasses nombreuses du schiste charboneux mêlé de ne de sable sur lequel se trouvoit l’empreinte de cet arbre, otoient tout espoir de pouvoir le détacher en entier, je lai fait dessiner sur plage,

*) Sprengel, dnleitung zur Kenntnifs der Gewächse. III. Theil. 1817. 5 %

Les feuilles linéaire accuminées, longues de dix à douze pouces, qui se trouvoient en couches minces sous cet arbre, en étoient entièrement détachées. Quand le dessein fut terminé on se disposa à enlever Parbre, mais ıl se brisa, et on ne put l’avoir qu’en morgeaux, qu'il fut impossible de recomposer.

Pl. II. represente-le bout ‚des branches de ce même arbre, auxquels les feuilles, au moins latérales, sont encore attachés.

Des observations ultérieures pourront seules mettre à même de décider, si la pointe terminale de la fig. 1. est Pindice d’un fruit ?

Dans le Muséum Besslerianum, PI L fig. 2. et PL V. fig. 4., on voit le fruit d’un conifère prèsque semblable. Le premièr porte le nom d’une pomme de pin, et le second celui de

noisette des Indes! | | Dans la Silésia subierranea de Volckmane, PI XXII fig. 4. p. 129. un fruit sem-

blable est nomme comme appartenant au meleze (conus laricis). Ïl est de couleur d’un rouge brun dans un grès jaunätre, ıl a été trouvé sur la fronuère de Weisstein et Hart à deux miles de Landshut, ‘par conséquent dans la formation des houilles de la Silesie.

Si l’on pouvoit accorder quelque confiançe a ces anciennes gravures, je serois tenté de reconnoitre dans ces fruits ceux de lParbre cı dessus mentionné, mais je soupçonne, que ce pourroient être simplement des morgeaux de l'écorce de nôtre arbre. T. XI. fig. 2. que le dessinateur, à cause de la ressemblance de écailles, aura transformés en pommes de pin. Les figures, PI XV. fig. 4. et suppl. Pl. IV. fig. 4. 5. 6., quelques mauvaises qu’elles soient, indiquent suffisamment, que nôtre arbre se rencontre aussi dans les mines de houille de Silésie.

Schistus Byerleus quadrangulariter impressus. Petiver gazophyl. Dec. Il. Pl. XXT. fig. 2. parroit être un morçeaux d’une branche -de nôtre arbre.

Pl. LL représente la cime d’un jeune individu de la même espèce dont l'empreinte sur le toit de la gallerie -depassoit de deux pieds et six pouges un pillier de houille.

Comme il étoit impossible de l'obtenir en entier, je le fis également dessiner dans la mine, et ensuite on le prit pièce à pièce du mieux que l’on put y parvenir. Les feuilles étroites linéaires avoient dixhuit pouces de longueur.

Jusqu'ici les botanistes n’ont découvert aucun végétal dent Pécorce soit aussi écailleuse, que celle de cet arbre excepté toute fois da radıx vızıopatana fusca sulcis rhomboidibus, Tella mole, dicta qu Edouard Buklay a envoyée de Viziogapatnam, et que Petiver a fait gravér PL XVL fig. 1. Comme la planche représente ‚ce végétal également large dans toute sa longueur on ne peut juger, si cela a été effectivément une racine.

La stature élancée de ces arbres, la dichotomnue des branches les feuilles extrémement longues et étroites, qui en environnent:les tiges sur les quelles elles sont rangées en spirales continues, sont, si je ne me trompe, des indices characteristiques d’une espèce d’arbres inconnue.

Le nom ancien Lepidotis conviendroit parfaitement à cette famille mais comme il à déja été donné par Palissot de Beauvois à un autre genre de plantes, nous nous sommes déterminés à désigner -celuici sous le nom de Lepidodendron dichotomum.

PL IV. fig. 1. fossile de la formation des houilles à la rive droite de la Moldau au de la de Prag, seigneurie de Kaunitz, cercle de Kaurzım.

Jusqu’a present l’on n’a découvert aucun foyer de houille sur la rive droite de la Moldau. On a touvé quelques filons de trois à quatre pouces d’epaisseur à Lopetin et à Zdenitz, gependant les compagnons ordinaires des charbons de Bohême, le schiste argileux et le jaspe schiteux suivent aussi ce principe de formation. |

Dans le psamite (Steinkohlensandstein) on trouve frequemment des morceaux épars de charbon, des empreintes d’ecorce d’arbre, de la poussière de charbon, et de petites lames de mica meles dans la masse du grés. On trouve aussi des couches intermédiaires d’argile schisteuse d’un grain extrêmement fin, avec des empreintes de feuilles de divers végétaux. | Cette planche représente un exemplaire en demie grandeur, d’un tronc rendu eliptique par la compression, et qui apparent vraisemblablement à la même famille, mais à une autre espece, que celui de la PI I. Les peuts trous, dont les écailles sont réguliérement entourées, parroissent être les points d'insertion de stipules ou d’epines. *)

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*) Le cactus oy lindricus ne rapelle-t-i pas beaucoup la forme du végétal représentée dans cette planche? Note de l’auteur,

Zu 2 4 —

Au milieu de ce fossile existe, au bord supérieur, un trou, qui le traverse dans toute sa . . . CI . ne 14 ) longueur, le trou est remplis de fibres ligneuses, qui ne sont pas entierement carbonisées, dest ce qui est indiqué dans la fig. 2. qui en représente une coupe transversale.

La fig. 2. A. Pl. VIIL est une écaille isolée; a) en grandeur naturelle, 5) dessinée d’après la loupe. Nous appellons cet arbre: Lepidodendron punctatum. |

PL V. fig. 1. le morceau est tiré de la formation des houilles de Hiskow, cercle de Beraun. Les compagnons ordinaires des charbons de terre lui sont ici également fidèles, on n’y a cependant trouvé que des couches foibles d’un gisement irregulier.

L’exemplaire représenté ici, a été trouvé parmi plusieurs autres morceaux entierement pétrifies et recouverts de fibres ligneuses à moitié carbonisées, d’un arbre, qui, à en juger d’apres ses fibres longitudinales sembleroit appartenir à la famille des palmiers. Le temps nous mettrà à même de reconnoitre, si l’exemplaire ici gravé, lequel est également entierement pétrifié, n’est point la Spatha d’un palmier.

L’exemplaire fig. 2. est tiré des mines de houille de ma seigneurie de Radnitz, cercle de Pilsen, le fossiles, appartient évidemment à une famille de végétaux étrangers à l Europe. Six de ces feuilles sont comme celles des bannaniers (musa) envelopées l’une dans l’autre.

Le chiste charbonneux est jeaunätre, et les plis orbiculaires des feuilles sont marqués par des fibres longitudinales dun gris cendré. Fig. 2. b. est la coupe de lapartie inférieure. Il faut ajourner

une détermination plus positive de ce végétal, jusqu’au moment, ou lon trouvera une feuille enticre ou des semences qui lui appartiennent.

Pl. VI. fig, 1. tré des mines de houille de Radnitz. Le charactére générique du végétal. PI. I. est ici évident. Quant à espèce, elle parroît étre différente: voyez lessay de classification

nr. 2, Lepidodon dron obovatum. PL VI. fig. 1. A. a) représente une Ecaille de grandeur naturelle b) la même vue a la loupe.

Fig. 2. a été également trouvé dans la seigneurie de Radnitz, dans une carrière qui touche à Pafleurement de la houille. Les courtes épines attachées à la snture du milieu de Pecaille et la renflure des bords de cette écaille constituent cet arbre comme espèce propre de cette même famille. Je lappelle Lepidodendron aculeatum.

Pl. VIIL fig. 1. B. a. et b. écaille isolée représentée à part.

Cylindrus lapideus Byerleus compressior Echini facie acetabulis majoribus oblongis e puteis carbonarus prope Byerley in Yorkshire. Petiver loco citato Tab. XVIIL fig. 9. a, à cause du renflément notable des bords de l’écaille beaucoup de ressemblence avec nôtre fossile mais comme elle n’a qu'une seule glande au milieur de l’écaille -ce parroit être une espèce différente, si toutes fois la gravuré en est compleite et fidele.

| Non loin de lempreinie fig. 2. dont je possède plussieurs exemplaires dans ma collections, on découvrit pendant mon absence, dans l’automne de 1818 dans la même carrière deux troncs d’arbres placès perpendiculairement.

L’un deux, par Pimprevoyance des ouvriers fut gaté et détruit; mais pour le second, à mon

retour je l'ai fait emboiter avec précaution, et l’ai fait enlever en entier, avec une partie du

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schiste charbonneux qui l’environnoit; à la vérité il a été brisé en plusieurs morgeaux, mais il m’a été possible de les rassembler et de les réunir dans ma collellection.

Le tronc a, a l’extrémité inférieure seize pouces de diamètre. Sa base s’'appuyoit sur une

espèce d’assiette de schiste charbonneux , qui reposoit à son tour sur une couche de charbon de quatre pouce d'épaisseur. Il n’y avoit aucunes träces de racines.

L’ecorce est à sa partie infe- . BEREIT 9 2 h rieure révêtue d’une mince lame de charbon.

Dans le chiste charbonneux environnant on voyoit les empreintes de feuilles semblables à celles représentées. Pl. IH.

Pl. VIT. empreintes de diverses semences et fruits tirés de la même carrière. On les a trouvées

toutes en 1816 dans une même couche de schisie charbonneux, depuis elles n’ont plus reparu . L] N . “ . . ?

bien que l’on ait trouvé de tems en tems des fragmens indistincts de bois carbonisé.

Ces empreintes mériteroient d’être comparées avec des riches collections carpologiques. Je

ne N . E . , Q r e La n’ai pu les étudier comparativement qu’avec les gravures de Gärtner, mais cela na mené a aucun résultat satisfaisant, Le nr. 8. a quelque ressemblance avec le Pi geum zeylonicum

.. A ré f E :

Gärtner de fructibus, I. p- 518. t. 46. Le nr. 16. avec les graines du nelumbo nucifera

ei | es Let ar

p. 75. t, 19. Üg. 2. 6., sı toutes fois l’on admet, que la pulpe de ce fruit ait été détruite. Enfin

nr. 19. a — D, avec le scitalia chinensis 2. p. 197. pl. 42., mais tant que l’on n’aura pas comparé l'empreinte avec le fruit lui même, on ne pourra porter à cet égard qu’un jugement incertain.

Ce qui est frappant et digne de remarque c’est que sil se trouve une ressemblance, elle n° existe, jusqu'ici du moins; qu'avec des plantes de zones étrangères.

L’envelope charbonneuse de nr. 14. a—b, est sous le rapport de la formation du charbon, particulièrement remarquables, en ce que la cassure cubique, et les fils gypseux, qui se remarquent en grand dans les houilles schisteuses se rencontrent ici en peut.

La Pl. VII. est une continuation des grains et fruits. Fig. 24. 25. Sont de petites feuilles qu'on trouve parmis ces empreihtes des fruits. Enfin fig. 2. B. offre deux gravures d'une écaille apartenänte à une empreinte semicirculaire d’une écorce tiréce de la même carrière, qui, s'étant un peu dejettée en sechant, n’a pas pu être exactement dessinée. Cette écaille suffit cependant pour caractériser une nouvelle espèce. — Lepidodendron crenatum

PI. IX. fig. 1. des mines de houille de la seigneurie de Horzowitz, cercle de Beraun. Le iype principal de la famille des lepidotes, savoir les écailles, qui se prolongent. en spirale autour de la tige, et les petites glandes au point d’insertion des feuilles, se trouvent à la vérité encore icı; mais la forme des écaillés est tout à fait autre et semble devoir constituer une nouvelle division dans ‘cette famille je la désigne sous le nom de Lepidodendron alveolatum.

L’ecorce de l'arbre que Knorr a gravée PI. X. à), fig. 1. et qui est tiré de la collection de Collinson très raproché de la précédente s’en distingue, cepandant par les écailles parfaitement hexagotie et une seule glande au millieu de Pécaille. Lepidodendron hexagonum.

Fig. 2. des mines de houille de Swina. Au premier coup d’oeil j’ai été tenté de prendre cet exemplaire pour un fungite; ıl a en effet dans la partie de dessous beaucoup de ressemblance avec le fungus niloticus lapideus. Mus. Bessler, PL XVIL, Clus. exot. cap. IV. p- 125., mais après une suite d'observations continuée pendant dix ans dans les mines de Bohême j'ai acquis la presque cerutude, qu'aucun coquillage ou autre produit marin de ce genre ne s’y rencontre. Deplus, la partie prolongée, par ou les fungites s’attachent, et dont ils sont constament,pourvus, manque à nôtre empreinte.

Je suis donc assez disposé à la regarder comme le noyaux d’un fruit à pulpe, et entr’autres du genre de calvaria.

Si l’on compare cette empreinte avec Gärtn. de fruct. 5. p. 116. PL 200. fig. 2. 6. Pl. 201, on trouvera une grande ressemblance entre les deux figures. On peut aissément concevoir, que la partie charnue (la pulpe) des fruits, qui vraisemblablement auront été long items promenes sur les eaux avant de se précipiter au fond, a du pourrir, et se décomposer, avant qu’ils fussent ensevelis dans les masses alluviées. | |

Le genre Calvarıa, dont il existe seulement quelques fruits dans les collections de Paris, n’est jusqu'à présent connue des botanistes que par quelques notices, qui ont été trouvées dans les desseins de Comerson.

PI X. fig. 1. de mes mines de houille de Radnitz.. La forme des écailles et l'écorce à rayes onduleuses indiquent suffisimment une espèce différente, appartenante d’ailleurs a une même famill:. Les parcelles de charbon collées sur les écailles, et qu'on ne pourroit en détacher sans gäter Pexemplaire, ‚ne permettent, pas de prononcer avec cerutude si sur l’ecusson des écailles il y a trois glandes, comme dans les autres espèces de ce même genre. Je dessigne cette espèce sous le nom de Lepidodendron rimosum.

Pl. :2. des mêmes mimes. Cet exemplaire a beaucoup de rapport avec l’espèce précédente. Il en diffère cependant, surtout par les écailles, qui sont plus grandes, et dont l’ecusson est rond, tandis que dans Pespece précédente ıl ressemble à un rhomboïde couché.

Ces deux exemplaires sont de la collection de feu mon frère et les seuls que 'je possède. Vraisemblablement ils auront été tirés d’une’ gallerie abandonnée, ‘car depuis dix ans nous n’avons plus retrouvé cette même forme. Lepidodendron undulatum.

PI XL fig. 1. des mines de houilles de Radnitz, apartient certainement au genre representé Pl. X. fig. 1., mais quant à Pespece, il se raproche davantage de l’exemplaire figuré dans Knorr. Seulement, ici les écailles ne sont pas parfaitement hexagones, c’est plustôt un triangle coupé aux trois pointes. Les écailles sont un peu déjettées et recouvertes d’un légèr enduit de

- . A . . ° ss \ ? !

charbon: Les memes écailles parroissent avoir ‘trois glandes, mais si on enlève la couché de charbon, on ne trouve dans le chiste charbonneux, qu’un gros point. ' Nous avons donné provisoirement à cette espèce le nom de Lepidodendron trigonum. | |

La PL:XE fig. 2. 3. représenté deux morceaux de l'empreinte d’un grand arbre, lesquels ont été trouvés cette annde dans la gallerie de Wrannowitz, mines de charbon de Radnitz. Les écailles imbriquées sont grandés et ressemblent à celle de PEuphorbia bupleuroides Jacquin, où à celles des pommes de pin. | |

Les écailles sont enduites de charbon, et il est impossible, de l’en détacher, sans les gäter. On remarque trois glandes placées horizontalement lune à côté de lautre sur l’ecusson dont la position est transversale.

La différence des écailles et de l’écusson semble indiquer un genre particulier. Quant à la famille, elle est surement la même, et une grande quantité de feuilles longues et étroites, que nous avons trouvées auprès de cette empreinte :confirment cette supposition.

Les fruits des arbres résineux dont on voit des dessins dans les anciens musées ne seroient ils point des fragments de cet arbre, aux quels le dessinateur auroit, à cause de la ressemblance, donné la forme d’une pomme de pin? Le Strobilus laricinus que Volckmann, Silés.

subter. p. 127. Pl. XXIL fig. 4. a décrit et représenté, a du moins, quant aux écailles, beaucoup

de ressemblence avec nôtre arbre. Nous le nommons: Lepidodendron laricinum.

La Pl. XIL fig. 1. 2. offre l'empreinte qui se trouve le plus fréquemment dans les mines de Radnitz Tout le toit du charbon -dans-la--partie orientale, jusqu'a P’afleurement du charbon même, en est couvert. Mais quelleque peine que nous nous soyons donnée pour obtenir une empreinte complette avec les feuilles, nous n’avons jamais pu y parvenir, quoi que nous nous y soyons pris de toutes les manières, et que nous ayons avec une précaution extrême détaché et ouvert plus de cent exemplaires.

Le vegetal est un arbuste rameux, dont la tige a deux à quatre pouces de diamètre, entouré tout au tour et en spirales de feuilles linéaires lanceolées se terminant vers leur base en forme de coin, longues de sept à huit pouces —. Les ecussons sont circulaires, ayant au milieu un point

glanduleux ou est l'insertion de la feuille.

Cette forme diffère entierement de la précédente. Nous rangeons en conséquence cet arbuste dans une autre famille, qui a beaucoup de rapport avec les euphorbes arbres, et quelques espèces de cactus et nous nommons ceite plante: Variolaria ficoides. =

Le Synon: de Petiv. gaz dec. IL Pl. XVII. fig. 2. celui de Morand. Schistus variolis depressis et élévatis. Pl. XL fig. 5. 4. et Iythophyllon opuntiae majoris, Volekm. Silés. subter. p. IL b PL XL fig. 1. appartiennent infalliblement à nôtre plante, quoique le dessinateur, pour la rendre plus semblable au cactus opuntia, y ait aporté quelques changemens arbitraires.

La Pl. XIU. fig. 1. est un morceaux des empreintes à forme de tuyaux qui se rencontrent si souvent dans la houille provenant des mines de Schatzlar.

Les tuyaux sont couches regulierement les uns sur les autres mais la dessication de l'argile fait qu'ils se déjettent un peu. Les points glanduleux nus et sans écusson vont également en spirale autour de la üge. Les arbres forment une famille séparée, que nous appellons Syringodendron, et nous ajoutons, comme nom caractéristique de Vespece, le mot organum. Les figures de Knorr. Lap. dal. test. Lu. X. fig. 2. 5. et vraisemblablement celle de Morand, PL VL fig. 1. 4., appartiennent à ce genre. Les empreintes d’arbres, que l’on trouve en Ecosse, et que les mineurs du pays appellent plough-furrows (filon de charrue) parroissent de même appartenır ıcı.

La Pl. XII. fig. 2. est une autre espèce de cette même famille, avec une glande double ou fendue, et de petits tuyaux. Elle vient des mines de Radnitz.

Les anciens naturalistes nommoient ce genre d'empreintes des pierres de trâce (Spurensteine)

a et

k 0 ° . # 4 8 ) Le nom de variolaria a déjà été donné par Acharius et Bouillard à des planles cryptogames, mais comme il ne se trouve pas encore parmis les plantes fenerogame, quil

est exacte, et jouit de la priorité, nous n’avons pas voulu le changer.

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par ce qu'ils trouvoient quelque ressemblance entre la: glande fendue, qui les distingue, et la

trâce d’un chevreuil. Les fig. 1. Pl. X. 6. dans Knorr apparüennent ici: nous nommons cette espèce Syringodendron pes capreoli.

Enfin la Pl. fig. 3. représente un petit exemplaire, de la calamite des anciens, que l’on trouve abondamment dans les mines de houille. Cette empreinte vient des mines de Radnitz. Elles varient de grandeur, les plus grandes ont un pied de large. Elles se distinguent des bombousiers en ce que les divisions n’en sont point marquées par des noeuds saillans, mais par des coutures. Elles sont en outre rayées plus distinctement. On n’a point encore trouvé de

Ordinairement les calamites sont couchées immédiatement sur le charbon. Nous la nommons calamitis pseu do bambusıa.

feuilles,

Cest à cette espèce qu'il faut rapporter les figures de Walch. Lapid. dil. test. Pl. IV. Suppl. p. 188. PL I. IL IL fig. 1. 4. PL TL b. fig. 8 Volckm. 1. cit. p. 110. Pl. XIM. fig. ı.

Pour mieux dévéloper nôtre idee, comme nous croyons, que les plantes antediluviennes du monde primitif, peuvent avec quelqu’ utilité être décrites, aumoins comme un appendice du Systême nous, produisons ici un essay de classification des genres et espèces décrits gi dessus.

TENTAMEN CLASSIFICATIONIS SYSTEMATICAE Ben PLANTARUM PRIMORDIALIUM.

Famıiılıvall Lepidodendron.*

Character essentialis. Caudex squamatus, 'squamis foliiferis caudicem spiraliter ambientibus. Conspe ctus familiae. Tribus 1. (Lepidotae) squamis convexis. | À, scutatae. 7.

B. escutatae. 1.

Tribus 2. (Alveolariae) squamis subconcavis. 3. Tribus 1. Lepidotae squamis convexis.

A. Scutatis.

1. Lepidodendron dichotomum. Caudice arboreo, a medio dichotome ramoso, squamis inferioribus obovatis, superioribus rhomboidalibus, medio scutatis, scutis ad insertionem ISfdrd slandulis tribus horizontaliter notatis.. Follis angustis linearibus 12— 18 policum longitudine. T. nost. I. IL. IH.

2. Lepidodendron obovatum. dCaudice arboreo, squamis obovatis inferne attenuatis seu decurrentibus, medio linea verticali ad scutum usque divisis glandula una in utroque latere, scuto palaeformi venoso. T. VLF. 1. et VIIL F.1. A.aetb.

3. Lepidodendron aculeatum. Caudice arboreo, squamis sub rhumboidalibus margine revolutis, costa media aculeata, glandula una in utroque latere, scuto transverse rhomboïdali, glandulis tribus horizontaliter notato T. VI. F. 2. et T. VIH. F.1. B. a. et b. |

4. Lepidodendron crenatum. Caudice arboreo, squamis sub rhomboidalıbus, utrinque acuminatis,

costa media crenata, glandula una in utroque latere, scuto triangulari eglanduloso. T. VIII F. 2. B. à. etb.

su epidodendron rimosum. Caudice arboreo, cortice inter squamäs distantes rimoso, squamis lanceolatis utrinque attenuatis nudis, glandula unica sub scuto transverse rhomboidali, glandulis scuti oblittera- US: 7.X. 8.1.

6. Lepidodendron undulatum. Squamis rhomboidalibus contiguis dextrorsum spiraliter imbricatis undulato lineatis, scuto orbiculari lineae mediae insidente, uni glanduloso. T. X. F. 2.

7. Lepidodendron laricinum. Caudice arboreo, squamis imbricatis, arcuatis, (in planta fossili) plerumque laceris, scuto transverse rhomboidali, glandulis tribus horizontaliter notato. T. XI. F. 2. 3. 4.

NB. Folia linearia uti T. I. a squamis separata penes corticem copiosa invenimus, B. Squamis escutatis.

8. Lepidodendron punctatum. Caudice arboreo, squamis obovatis, acuminatis margine inferiore septem punctatis, medio (ad insertionem petioli trigoni ?) in figuram, forficum tonsorum excisis. T. IV. et T. VIII. F.2. A.a.b.

Synonima ad hanc tribum spectantia denuo inquirenda. Cylindrus lapideus Byerleus compressior echini

facie, acetabulis majoribus oblongis e puteis carbonarus prope Byerley in Yorkshir. Petiv. gaz. nat. et art.

dec. I FAVE HE. Schistus Byerleus caucaloides, ibid. T. X XIE. F. 12. Schistus pinoides major et minor, ibid. T. XX XV. F. 9.10. Volkmann, Sil. subt. T. XV. F. 4.

Strobilus laricinus ejusdem p. 127. T.XXIV. F. 4. Forte ic. nost. T. XI. F. 2. a pictore ob similitudinem

squamarum in figuram strobili coacta et app. T. IV. F. 4. 5. 6.

Morand, die Kunst auf Steinkohlen zu bauen. T. VI. F. 5. T. VIIL F. 3. 4. 5. 6. ex Museo D. Bomar et

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