‹ Essai d'un système général de musiqueChapitre 12 sur 25 · V. — MODES ANTIQUES GRECS · texte numérisé non relu

V. — MODES ANTIQUES GRECS

En dehors d’ouvrages théoriques, on possède trop peu de monuments de l’ancienne musique grecque pour que les assimilations ci-après soient présentées autrement que comme des probabilités ou généralités approximatives. Il y avait assurément des partis pris, par exemple des éliminations de degrés inusités dans certains modes, sur lesquels nous sommes insuffisamment documentés et qui, en tout cas, s’opposent à une identification complète. De plus, au cours des siècles, il s’est produit certainement des modifications sur lesquelles on ne peut avoir que des renseignements historiques incomplets.

Dans le tableau qui suit, T indique la tonique, D la dominante (oncle et F la fi nale : G est abréviatif de gamme.

Hypodorien

( 1» Pythique de Pindare.

pièces instrumentales)

Dorien (Division arithmétique) (Hymne Delphique)

TF

DF

Dorien (Division harmonique) (Hymne à Hélios, Hymne à la Muse)

Hypophrygien

(Hymne à Némésis)

Phrygien

(Chanson de Tralles)

Hypolydien

(Air instrumental)

Lydien

Mixolydien

d’après certains théoriciens

d’après M. Gevaërt

M /i 1 rv A

Nous croyons devoir admettre deux formes simultanées ou successives du Dorien , d’après les documents cités. N’en faudrait-il pas reconnaître une troisième, avec ut dominante mélodique et tonique réelle, et sol dominante tonale , conservée dans le 3 e lon du plain-chant (Ex. : le Te Deum f mélopée d’une antiquité certaine) et dont la parenté avec notre majeur ordinaire ou gamme i serait évidente?

Remarquons en passant que les Grecs ont connu l’altération de certains intervalles, par exemple dans le tétracorde chromatique

et dans leur système dit conjoint , où le si le plus aigu est bémol.

Dans le genre qu'iis appelaient enharmonique , ils employaient même l'altération de quart de ton.

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