‹ Essai d'un traité complet de philosophieChapitre 25 sur 51 · DIT PANTHÉISME · texte numérisé non relu

DIT PANTHÉISME

qui ont pris un masque pour tromper le public , et qui , dans le secret , mènent la vie des bêtes , c'est-à-dire cette vie dont l'instinct et le caprice lont les uniques guides.

La formule panthéistique la plus parfaite est elle de Spinosa. Les modernes n'y ont rien bangé , ils ont remplace seulement quelques lots qui leur semblaient avoir vieilli. Spinosa jpposait qu'il n'y avait qu'une substance dans univers , un seul être , une seule nature , qui roduisaît en elle-même, par une action imlanente ,.tout ce qu'on appelle créatures. Cette ibstance unique , ce seul être , cette seule naire , était Dieu , Dieu qui était simultanément gent et patient , cause et effet , qui ne produidt rien qui ne fàt sa propre modification. Cette ibstance pouvait être conçue comme possédant ne infinité d'attributs. Cependant elle en préentait deux principaux : savoir, l'étendue et la ensée, attributs qui étaient nécessairement )ujours dépendans l'un de l'autre, puisqu'ils ppartenaient a une seule et même substance , uisqu'ils étaient la même chose.

Que disaient les saint-simoniens ? Selon eux , n'y avait aussi qu'une seule substance, qui était >ieu ; cette substance unique et universelle préentait deux aspects : celui de l'esprit et celui de a matière ; formule qui est rigoureusement la aême que celle du juif-hoUaudais ; car, de son

Z\U OKTOLOGIE. PARTIE CRITIQDE.

temps , on appelait l'esprit du nom de pensée , ei la matière de celui d'étendue.

Il est didicile de dire quel fut le but de Spinosa ^^ ' en imaginant , ou plutôt en renouvelant un $}*$• tème qui , selon l'expression de Bayle , surpasse ^ l'entassement de toutes les extravagances qui se < puissent dire; mais il n'en est pas ainsi quant ' au panthéisme moderne , quant à celui qui a été i< enseigné avec tant d'éclat , à Paris , sous le nom i de saint-simonisme. J'ai connu les principaux k fondateurs de cette malheureuse école ; j'avais < été leur collaborateur, pendant six mois , dans «^) la rédaction d'un journal philosophique ; j'étais -^ depuis long-temps l'ami de l'un d'eux , et le mé- . decin de plusieurs ; j'ai discuté contre eux, pen- o dant quinze mois , afin de les empêcher de réali- . ser un projet qui , selon moi , devait les perdre ^^ et compromettre quelques idées de réformation j politique que nous avions en commun ; je n'ai > rompu avec eux , en 1829 , que lorsque j'ai . désespéré de les ramener. Je n'ignore donc rien \ des motifs qui les ont dirigés ; je vais en dire ' quelques mots. Cette histoire ne sera pas sans intérêt ; car la connaissance des raisons secrètes qui ont donné origine h une doctrine a été considérée , de tout temps , comme l'un des pins i sûi*s moyens d'en apprécier la valeur. j

Le i)anthéisme moderne s'appela saint-sîmo- : lysme f non pas que Saint-Simon y eût jamab

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pensé , mais parce que c'était dans ses écrits que Ton avait trouvé le plus grand nombre d'idées de réformation industrielle que Ton se proposait Je propager. Saint-Simon était l'homme qui transmit à la génération moderne la tradition des doctrines des économistes du dix-huitième siècle et de tous ces philosophes réformateurs qui avaient paiié dans les clubs de la révolution, doctrines dont on était alors aussi séparé que si des siècles se fussent écoulés entre la constituante et la restauration. Vingt-cinq années d'agitation et de guerre avaient fait tout oublier.

Depuis un quart de siècle , on ne parlait plus , on ne raisonnait plus en France ; on ne faisait qu'agir. Lorsque le retour des Bourbons ramena la paix et donna un peu de liberté à la presse , Saint-Simon en profita pour raviver les doctrines éccmomiques qu'il avait apprises dans sa jeunesse ; il reproduisit les pensées de Quesnay, de Boulanger, de Turgot , de Condorcet , etc. ; il nous serait difficile d'affirmer s'il y ajouta quelque chose de son propre fonds. Parmi ses écrits p il n'en est qu'un qui nous semble appartenir à lui seul : ce fut celui qu'il dicta sur son lit de mort , où il fait appel au Christianisme , et déclare reconnaître Jésus-Christ comme Fils de Dieu . 11 y a bien loin de là au Saint-Simon que l'on a fait connaître au public

Le but des promoteurs du saint-simonisme->.

316 OATOI.OGIE. PARTIE C&ITIQUS.

était de se constituer les maîtres , les chefs d*iii kïi système de réorganisation sociale. Pour être {.ë maîtres et chefs , il fallait innover. Pour cela , il i suffisait d'exploiter une des idées les plus fami* i lières de Saint-Simon , celle de l'importance in- ï dustrielle, importance que dans toutes les doo n trines sociales on avait toujours comptée à un j rang très secondaire. 11 fallait , en un mot , selon v leur expression, réhabiliter l'industrie. D'un a autre côté , ils apercevaient qu'il ne se faisait rien i de social sans une religion. Ainsi , leur conclu- i sion, ou leur but définitif, était de ccMistituer une religion industrielle. Ils ne pouvaient d'ail- ^ leurs rien comprendre à la vraie religion ; car \ ils ne croyaient point en Dieu , ils ne croyaient i point à la création , h l'âme ; ils étaient simple» • ment matérialistes. Us regardaient la religion comme une institution humaine ; ils le prouvaient en donnant la racine de ce mot : il vieol de religare, disaient-ils, qui veut dire relier, unir. En conséquence de tout cela , ils se dirent que l'industrie était une œuvre matérielle, pois la matière , et qu'il fallait réhabiliter la matière. Ils ne trouvèrent rien de mieux, a cette fia, qued'affirmer que Dieu était matière , par opposition au Christianisme, qui affirmait que Dieu était esprit. La discussionse fixa sur cette question, etlesfor^ d'accepter qu'il n'y avait qu'une substance , qui i3t;iit Dieu y substance ayant deux aspects : Tes-

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rit et la matière , c'est-à-dire , au point de vue e rhomme , la science et l'industrie ; que Thom- 16 était surtout esprit , et la femme matière ; u'il fallait réhabiliter la femme , c'est-à-dire la îndre libre, l'affrancliir du mariage; que le ouvoir social devait être mâle et femelle , comosé d'un pape et d'une papesse , etc, , etc. ; en n mot , successivement, de discussions en disussions, d'objections en objections proposées ans le but d'effrayer les nouveaux sectaires , Qais toujours acceptées comme principe du sysème , ils furent conduits à formuler ce système >anthéistique , qu'ils enseignèrent après la révoution de juillet.

Tous les argumens par l'absurde étant ainsi icceptés comme raisonnables , et convertis en ixiomes , le panthéisme fut d'abord formulé , en ]uelque sorte , à posteriori, par l'effet de la dis^ [^ussion ; puis s'accrut plus tard , selon les besoins , des additions les plus étranges ; de telle sorte que cette doctrine devint un assemblage monstrueux de contradictions. Dieu , selon leur expression , était tout ; tout était Dieu : et cependant ils acceptaient le progrès , connue si, une seule substance infinie remplissant ou constituant l'univers , il était possible qu'il en résultât autre chose que l'immobilité absolue. Les accroisse* mens et les diminutions , en effet , supposent le mouvement ; pour qu'il y ait mouvement , il faut

au moins deux existences différentes , savoir : l::^ celle du milieu où le mouvement peut avoir lieu, \:^ et celle de l'objet qui peut se mouvoir. Quel est, " l en effet , le signe matériel du mouvement ? C'est mï le changement de place. Or, ce changement est v;^ impossible dans un tout identique et coDtinii; jg chaque point de ce tout est nécessairement fiié :^ pour l'éternité dans la même position. Cette ab- iv surdité première conduisit les saint-^moDiens à % une absurdité plus grande encore. Os admet- :: taient que toutes choses devaient être prouvées ■^] par l'histoire progressive du genre humain; fl ^ fallait donc montrer que le panthéisme était b conclusion des temps antérieurs de rhumanilé. v L'humanité , disaient-ils , avait commencé par . le fétichisme ; de là , elle était passée au poli- , théisme , puis au monothéisme juif ou matérialiste, puis au monothéisme chrétien ou spiritualiste ; elle devait aboutir au panthéisme , c'est-àdire, a la réunion des deux aspects matériel el spirituel dans une seule adoration.

Après avoir entendu toutes ces belles choses , on leur demandait comment il se faisait que Vhomanité eût pu commencer ; comment le tout , éternel , infini , pouvait avoir des paities qui ne fussent ni éternelles , ni infinies. A cela , ils ré j pondaient que l'infini avait deux aspects , rinfioi et le fini ; et ils fermaient la bouche à leurs ad* versaires , car il n'y avait rien a dire à des ge»

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ui ont pris une erreur du langage mathématiue pour une vérité de principe ; qui , en un mot, e comprenaient pas que l'infini représentait idée d'une unité, ou d'une totalité à laquelle on e peut rien ajouter, et dont on ne peut rien ter. Quant à l'histoire, on les priait de vouloir re ; mais ils fermaient l'oreille et les yeux. Ainsi s ne se bornaient pas à se mettre en contradicon avec le bon sens , ils se plaçaient volontairelent en opposition même avec les faits historioes. De tout cela , nous avons conclu que les •rooioteurs du panthéisme moderne ne croyaient las à la doctrine qu'ils enseignaient, mais seuleaent aux effets qu'ils en attendaient. Or, quels talent ces effets? Ils ont assez vécu , ils ont assez igi pour qu'il ne nous reste aucun doute à cet ^rd : personne même n'en ignore.

Les inventeurs du système se donnèrent le lom de Pères ; ils se formèrent en un collège [u'ils appelèrent sacré ; ils nommèrent un pape : x>mine il fallait que celui-ci (ût mâle et femelle, ^t que pour le moment ils manquaient de femme, Is confièrent la papauté à deux hommes. Lorsjue l'un de ces hommes se retira, l'homme resta ieul , et se mit à chercher la femme libre. Ils ivaient annoncé qu'ils voulaient améliorer le sort de la classe la plus pauvre et la plus nom-, breuse. Ils ne pouvaient renoncer à ce principe

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de morale politique, emprunté au Christi par les économistes du dernier siècle , empi à ceux-ci par Saint-Simon , et emprunté par eu l à Saint-Simon ; ils ne pouvaient y renoncer ; car c'est) par là qu'ils attiraient et retenaient les dé- . vouemens de quelques hommes plus fcnrts en sentimens qu'en métaphysique. En couséquaioe, pour réaliser cette promesse , ils demandaiaot ^ que tous les biens fussent mis en commun ; qn'fl^^ n'y eût plus qu'un propriétaire , le pape ; et qu'une hiérarchie fût organisée pour distribuer ^^ les biens et les travaux sous la direction dn papCi : Ils concevaient , en un mot , l'organisation de li r société à l'image de celle d'un régiment. Ut avaient grande pitié des pauvres, et pour ne pas les exploiter, ils les soumettaient à une discipline et à un régime en quelque sorte militaire, sous des chefs élus par les supérieurs. Ils avaient grande pitié des filles publiques ; en conséquence, ils supprimaient le mariage , et admettaient que les femmes et les hommes s'uniraient selon leor caprice. On leur demandait ce que deviendraient les enfans : ils les mettaient en commun ; au sor* tir du sein de la mère , ils les mêlaient , de ma* nière à ce que nulle mère ne pût reconnaître k sien , et qu'ignorant quel il était , elle fût forcée d'aimer chacun d'eux à l'égal de celui qu'elle avait mis au monde. Toutes ces choses furent

BU PAlTTnÉISME. 3 Si

balisées dans la société saint-simonienne autant tie le permit le milieu où elle cherchait à s'im- [anter.

Mais comment le panthéisme justifiait-il toutes 58 monstruosités? D est facile de l'expliquer. Le inthëisme n'admet pas de morale , car les homles étant Dieu, ils ne sont obligés qu'envers euxlêmes. Aussi , disait le dernier chef des saintmoniens, Végoisme est divin. Le panthéisme 'admet pas la liberté ; car pour être libre, il faut hoisir ; etcomment choisir, lorsqu'iln'y a qu'une 3ule chose dans le monde ? Devant le panthéisme, i n'y a pas de distinction entre le bien et le mal ; ar il n'y a pas deux principes , deux buts , mais (n seul. Si Ton accepte l'absurdité que nous avons lit être professée par les saint-simoniens , que Infini est composé de parties finies , on trouve [u'ils ont dû en conclure que chaque partie était me portion de Dieu qui se développait en s'adoignant d'autres parties. Telle est , en effet , la conséquence qu'ils tirèrent , et d'où ils firent sortir une explication pour sanctifier leurs papes et leur hiérarchie. Us disaient que les papes résumaient en eux tous les grands hommes qui avaient gouverné l'humanité. Ainsi , M. Enfantin résu-^ mait en lui Moïse, Jésus-Christ, Mahomet et Saint-Simon. Us induisaient de là , de plus , que les papes étaient la loi vivante. Suivant nous, ils auraient dû , pour être tout-à-fait logiciens , con-

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dure que le meilleur moyen pour résumer hommes était de les manger. C'était , au re! la voie de progrès qu'ils assignaient aux ; maiix.

Nous ne poursuivrons pas plus loin Yeifoàt de cet assemblage bizarre d'immoralités et contradictions; nous ne nous occuperons même d'y opposer des objections. Noussomi certain que nos lecteurs éprouveront , en lis les pages précédentes , le dégoût que nous a\ senti en les écrivant. On voit là ce que le \ théisme peut faire. Il n'a pas cette fois man d'espérances, ni de zèle, ni même de gens bal et capables ; et l'on voit à quoi il a conclu, exemple n'a cependant point découragé toi monde ; il est encore enseigné comme phi phie , et il est largement pratiqué comme raie.

L'école qui travaille, en ce moment, en Fn à propager le panthéisme, a pour chefs MM. 1 roux et Reynaud , auteurs de VEncyclopéé fut appelée d'abord pittoresc/ue , et qui est d guée aujourd'hui par le titre de nouvelle. El sortie du saint-siinonisme , et n'en diffère , i à la théorie , qu'en un seul point : c'(»st qu'e veut point d'unité de pouvoir ou de pape veutle vote universel. A cet éfiiard, ses co sions paraissent plus rationnelles que cell ses prédécesseurs. Eli effet , lor^.]lIo l'on a

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3St Dieu , il paraît plus conséquent de tous Tattribut d'être la loi vivante que •der à un seul homme uniquement. Ces : panthéistes enseignent donc, en même ) progrès continu et le vote universel, nme leurs prédécesseurs , il leur reste à iquer comment, oui et non , être et ne sont choses identiques; c'est-à-dire ^ il se fait que leur Dieu n'ait jamais été avec lui-même , que la loi vivante ait amment divisée contre elle-même ; ou iment leur tout , un et inséparable , n'a ssé de présenter le contraire de l'unité, urs été divisé comme s'il était composé > diverses et multiples. Mais n'anticipons moment des objections n'est point enu

itliéisme qui règne aux Indes , sous le >ouddhisme , et celui de Valentin ou des îs , contre lequel saint Irénée écrivit , is contredit , de beaucoup supérieurs à ms venons de voir. Les contradictions is grossièrement apparentes, plus dissilinsi que nous allons le montrer, •actères essentiels du Panthéisme indien, as un rapport tout à la fois théologique, ;ique , métaphysique et moral , sont :

ithéisme. Il existe un esprit universel. t de vue théologique , l'esprit universel

32& OUTOLOGIE. PARTIE CRITIQUE.

est Bouddha ; c'est Têtre pur par excellence, l'iiitelligence suprême qui produit tous les mondei par une irradiation étemelle. Au point de vue métaphysique , l'esprit universel est Tessence absolue 9 primordiale , dont toutes les existences particulières ne sont que des manifestations , ks- , quelles manifestations ne sont elles-mêmes que des apparences.

2^ Série perpétuelle de créations et de deS' -^ tractions. L'esprit universel , qui conserve tout ^ pendant un temps incalculable , reste dans le . repos jusqu'à ce que les lois du destin nécessitent ^ une création nouvelle.

3^ Cosmologie. La terre est partagée en on ; certain nombre d'îles et de montagnes : au centre . est le mont Mérou , autour duquel circulent les , astres. Ses flancs , disent les légendes , sont de cristal , de saphir, d'or, d'argent ; il est entouré de sept montagnes d'or et de sept mers dont les eaux sont parfumées. A la moitié de sa hauteur sont les six cieux des désirs. Les êtres qui habitent l'univers peuvent monter par des transmigrations progressives d'un degré inférieur à un degré supérieur, jusqu'à ce qu'ils obtiennent linalement la béatitude du Nirvana , ou de la nonexistence , c'est-à-dire d'une existence affranchie . de tout ce qui est matériel , et nullement sujette ; aux impressions de Maya ou de l'illusion. A me- | sure qu'on s'élève, tout se [uirifie. Dèslequa-

t)U PAUlfHÉISME. 325

trièrae ciel des désirs , les sens n'ont plus d'influence. Au-dessus du monde des désirs est le monde des formes , dans lequel on distingue dixhuit étages superposés ; les êtres qui les habitent sont différenciés entre eux par des degrés corre^KHidaiis de perfection morale , etc.

Dans le temps , il y a des périodes ou kalpas, composées d'un grand nombre d'années. Chaque kalpa contient quatre époques :

Dans la première , le monde se forme et s'établit. Les êtres sont aloi*s dans la région des formes.

Dans la seconde , la vertu de Bouddha s'affaiblit dans ses manifestations , c'est-à-dire que la lumière qui sort de lui , et qui va défaillant toufours de plus en plus à mesure qu'elle s'éloigne de sa source , commence à se disperser dans l'espace et dans la durée. Les êtres descendent alors du monde des formes dans le monde des désirs.

Dans la troisième , le monde est dans un état stationnaire qui dure un certain temps.

Dans la quatrième , il recommence à déchoir ; sa destruction approche , elle est annoncée par des ouragans, des incendies, des cataclysmes qui atteignent un étage du monde , puis un second , puis un troisième. Arrive enfin le grand incendie qui détruit les brutes , les hommes et les génies pervers ; le monde est alors remplacé par le vide.

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