LOGIQUE
VI. Les Opposés disparates sont ceux dont un seul est oppoiè i beaucoup , comme une couleur moyenne : par exemple , le toI au blanc et au noir, la libéralité à Tavarice et à la prodigalité. Ln contraires sont ceux où un seul est toujours opposé à im leiL D'eux Tiennent (VII) les relata, dont chacun se compose delà n> lation mutuelle de l'autre. En voici un exemple : Ex tjuo /wv- |^ fecto inulligis quanta in dato beneficio sit laus , cum in êccffl» tanta sit gloria (1). Mais les relata sont contraires en tant q«e Xm ne peut être l'autre , comme : je suis ton père , donc je ne suis f0 ton fils. Vin. Les adverses sont ceux qui se combattent étemdto» ment, comme le blanc et le noir, le froid et le chaud. CtA Id qu'appartient ceci :
NuUa salus bello; pacem te pofcimus omnes (2).
IX. Les contradictoires sont ceux dont Tun affirme, raatreoie. Ici appartient ceci : Quem esse negas, eumdem esse dicis. Ukiet acumen tuum? Cum enim miserum esse dîcis, qui mortausest, tum eum, qui non sit , esse dicis (3). X. Les prlTatlfs étant ceo dont Tun nie dans un sujet ce qui s'y trouf e d'une manière aimtive par sa nature même, on trouvera tels : voir et être aveiigie, lei richesses et la pauvreté» la vie et la mort , etc. XI. Les égaux font ceux dont la quantité est la même ; voilà pourquoi l'un s'expliqoe par l'autre. Gela se fait de différentes manières , un exemple suffira : Quod cùmfateantur salis magnant vim, esse in vitiisadmiseram vitam, , nonne fatendum est eamdem i/im in virluU esse ad beatam vitam{^)7 XU. D'inégaux^ celui est le plus grand dont la quantité excède. £n voici un exemple : IVoli tam esse injustiu ut cnjn tui fontes vel inimicis pateant, nohis fii^ulos eliam gmiîis putes clausos esse oportere, XIII. Le moins est ce dont la qaafitè est excédée : par exemple :
(Jt corpus redimas , ferrum patieris et ignés , Arida nec siliens ora lœvabis aqua (S;.
(1) Pro. Marc.
(2) Enéide, 2.
(3) 1 Tuscnl.
(l}5Tuscul.
(iS) Remcdium*
DE &À1IUS. BZi
tJt yateaf animo qaicqaam tolerare negabis ? At pretimn Pan h»c corpore majns habet (1).
XIY. Les semblables sont ceux dont U qualité est la même. La liiiiilltude , en effet , est une proportion , et elle s'exprime prèsloe ainsi : Quemadmodàm gubernatores optimi vim tempestalis , rie sapientissimi viri fortunœ impelum persœpè superare non fossunt,
XT. Les dissemblables sont le contraire ; en ?oîci un exem-
'Soles occidere et rsdire possant Nobif ; cam semel occidit breyis loi , Nox est perpétua nna dormienda (2).
XYI. Les conjoints sont des noms déduits de différentes manièles des mêmes principes : VU boni sunt , eorum igitur bonitate tsi tuendum. Non tractalo ut consulem , ne ille quidem me ut con~ mUtrem (3). XYII. La notation est Tinterprétation d'an nom. àinii:
Stat Ti terra soa : y'\ stando Vesta Yocatur (4).
XYIII. La distribution par laquelle le tout est divisé en parties a lieu, soit par les causes , soit par les effets , soit par les sujets ■Oll par les adjoints. Elle a lieu par les causes, lorsque les parties ■ont causes du tout qui s'appelle entier (integrum) : Intelligo très tatiiu accusationis partes fuisse, et earum unam in reprehensione tfiUBy alteram in tontentione dignitatis, tèrtiam in criminibus am- (gOii esse versatam (5). Elle a lieu parles effets, quand on fait des l^artiea , par exemple, quand on distribue un genre en espèces , iCOmme : Tout ce qui est honnête vient dUtnede ces quatre parties ; et ensuite on décrit les quatre espèces de Tertus , la prudence , la justice, le courage, la tempérance. Elle a lieu par les sujetu
(1) Ad Frat. 1.
(2) Catull.
(3) 5. De Nat. Dcor. Phil; 2.
(4)6. Fast.
(ii) Pro Mar.