‹ Essai d'un traité complet de philosophieChapitre 40 sur 51 · Georg · texte numérisé non relu

Georg

Cat. 3.

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Eoeid. 6.

DE RA3IUS. 525

Ensuite fient le troisième iif re, qui traite du jugement ou de la disposition des argumens. Le Jugement se di?isc en axiomatique DU axiome, et dianoétique ou dianoée. L'axiome est pour l'auteur» de même que pour les stoïciens, ce qu'est pour les autres Itlproposîtion ou renonciation. La dianoée est la même chose que le syllogisme ou la méthode ; Il définit Taxlome comme nous l'avons déjà dit : disposition d'argument a?ec argument (dispositio ar^uwunti cum argumento) par laquelle on juge que quelque chose est oa n'est pas. Il divise l'axiome en affirmatif (affirmatum) et négatif, en vrai et faux; il subdivise le vrai en contingent, qui est vrai de telle manière qu'il puisse êtrequelquefois faux, et dont le jugent s'appelle opinion, par exemple : La fortune est en aide à ceux qoi osent ; et en nécessaire, qui est tellement vrai qu'il ne puisse ja- ■Hits être faux, et dont le jugement s'appelle science. Pour celui-ci il fknt, d'après Aristote, trois conditions, auxquelles l'auteur altadie ane grande importance , et dont naissent trois espèces d'axiomes. La première espèce est celle »etT« TretvToc, de omni, c'est-àêkre de toutes les choses spéciales dont on affirme une vérité générale, par exemple : Ce qui ne peut être vrai de rien est impossible. Lft seconde espèce est celle de x«t autov , per st, ou l'homogène , qnand les parties sont essentielles entre sol , comme le genre à l'espèce, le sujet à l'adjoint propre, etc. La troisième espèce est celle «aOoKov 9r^»Tov , univers aliter primum , c'est-à-dire, telle que ^antécédent et le conséquent (l'attribut et le sujet) puissent être réciproquement affirmés l'un de l'autre , comme lorsqu'on dit : i/homme est un animal raisonnable ^ car on peut dire réciproque- Bient : D animal raisonnable est un hom tue» Ensuite, comme l'axiome est simple ou composé, l'auteur parle d'abord dii simple : celui-ci itfbnne on nie simplement ; comme : Le feu est chaud. Veau n^est ]ptu du Jeu; il peut être général, comme : Toutaniinal est raisonneible, aucun animal n'est raisonnable ; on spécial , soit particulier, quand on ajoute le mot quelque chose : Quelque chose est à saifoiry quelque chose n'est pas à savoir ; soit propre, quand on ajoute un nom propre : Cette fable est jolie , cette fable n*estpas /o^. Ensuite, Il parle de Taxiome composé, et celui-ci est ou copule, comme : UEurus et le Notus se précipitent ensemble ; ou connexe, soit congrégatif : SiPhomme est un lion, il est aussi un quadrupède; soitdisgrégatif, et alors il est discret: Quoique certàiiiei

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choses soient jugées par le sens du corps, on Us rapporte néatimoiia àl^âme; OU diftjoinf» comme : L'homme est bon ou nuiiif ou. ToiUr le jagcment axiomatîque.

Le dianoétSqae oa la dianoée a lieu lorsqae d'an aiiome oo es déduit UQ autre , c'est-à-dire , lorsqu'il y a , comme nous TiToif déjà dit, syliogitimeou méthode. L'auteur définit ce ajUogisBe: Quo qucBstîo cum argumenta, ut posito antécédente , nece^sano concludatur» Car l'axîome étant douteux devient ane qufstioo, et pour le rendre certain il faut nn troisième argument amogé AYCC la question. Le syllogisme se compose de deux parties :râ»técéient , qui comprend la propo!«ition et rasfômption ; et le cooséquent, qui est la conclusion elle-même. Si une des parties de l'antécédent manque, c'est un enlhymème ; s'il y en a une de plus* c'est un prosyllogisme. De m^me que l'axiome, le 8}1Ioiûs>k^ simple ou composé. Le syllogisme simple est affirmatif, lonqoe toutes les parties sont affirmatives ; négatif , lorsqu'une des deu parties de l'antécédent et la conclusion sont négalivea ; Il e§t général, lorsque la proposition et l'assomption sont générales ;^pccialf lorsqu'une des deux seulement est spéciale ; Il est propre, lorsqae toutes les deux sont propres. Le syllogi.«me simple peut être co«tracté ou développé {contractas vel duplicatas) ; voiii un exemple de la première espèce ; Certaine confiance est une itenu, par ermple, laconslance. Voici le même syllogisme développé : Lacomtanct est une vertu, la constance est une espèce de confiance, donc il est une confiance qui est une vertu. Il y a deux espèces ou figures do syllogisme développé : la première, quand l'argument ou mo^en suit tant li proposition que l'assomption, et qu'il est négatif diu) les deux; la seconde, quand l'argument précède la proposilioD ei qu'il suit Tassomption. A la première espèce se rapportent le» quatre mode"} de la seconde figure d*Aristote ; à la deuxième. Ie« quatre modes de la première figure ; des quatre de la seconde *e tirent les sylloj^ismes généraux :

Césure : Un homme trouille ne se sert pas bien de sa raison, U saluant se STt bien de sa raison^ donc le savant n^cst pas un homme trouh!è. Cameslrts : Une chose mortelle est composef. }\'tme n'rsl pat composée, donc Pâme n^est pas mortelU. ^ spéciaux sont : Festino : Un enuieux n^est pas magnanime. A'.'.xiim est mai^iianime j donc Maxime n^est pas envicv.x. B>:ro'

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