DU CHARBON DE BOIS
36. Tous les bois ont pour base la fibre ligneuse , et en contiennent de 95 à 96 p. 8 j 0 au moins. Entre les fibres sont logés
(a) En effet 1 atome de sodium = 290,897 combiné avec deux atomes de chlore = 442,662 donne l atome de chlorure sodique = 733,649', d’où il suit que 0,0033 grammes de ce dernier contiennent 0,001991 grammes de chlore.
En second lieu 1 atome d’argent =1351,607 combiné avec 1 atome d’oxigèness 100 donnent 1 atome d’oxide argentique , qui avec un atome d’acide nitrique = 677,036 produisent 1 atome de nitrate argentique = 2128,643.
En admettant à présent que les 0,001901 gr. de chlore contenus dans les 0,0033 gr. de sel marin se combinent avec x gr. d’argent, et quo pour fournir ces x gr. il faille y gr. de nitrate argentique , il vient :
gr. gr.
1351,607 : 2128,643 =, x ; y. D’où y =a 0,0095746 grammes.
L’épreuve n’est exacte que dans le cas où la totalité des chlorures consiste en sel marin ; si au contraire les 10 grammes de salpêtre contenaient 0,0033 gr. de chlorure potassique et point de sel marin, il faudrait 0,0075324 gr. de nitrate argentique pour précipiter le chlore ; enfin pour un mélange de chlorure sodique et de chlorure potassique pesant 0,0033 gr, , il faudra une quantité de nitrate argentique intermédiaire entre 0,0095740 et 0,0075324 , par exemple s’il y avait 0,0017 gr. de sel marin et 0,0016 gr. de chlorure potassique, il faudrait 0,008762 gr. de nitrate d’argent.
Il résulte de là que de ce qu’il faut employer 0,0095748 de nitrate d’argent pour précipiter tout le chlore contenu dans 10 gr. de salpêtre , on ne peut nullement conclure que celui-ci contient de sel marin , mais qu’on est cependant certain que le chlore contenu dans le salpêtre lie pose que 0,001994 gr. , et que la totalité des chlorures sodique et potassique ne dépasse pas 0,0033 grammes dans 10 grammes de nitic ,
c'est-à-dire
A CAHOX.
des vaisseaux capillaires qui servent à la circulation de la sève. Celle-ci est, d’après Raspail, de deux espèces qu’il appelle l’une la sève inorganique , l’autre la sève organisatrice. La première consiste en solutions salines que les racines du végétal soutirent du sol , et qu’elles transmettent à l’étui intérieur du tronc qui à sou tour, par le mécanisme de son organisation vasculaire , le porte à la naissance des rameaux. De là la sève parvient d’une manière semblable jusqu’aux appendices foliacés qui aspirent l’acide carbonique de l’air dont le carbone s’unit à la sève, et la rend propre à la végétation. La sève devenue organisatrice descend par des vaisseaux qui lui sont propres , et arrive aux emboitemens intérieurs pour fournir à leur accroissement la substance èlaborable.
87. Lorsque par l’action du feu , et en ménageant ou en interceptant l’accès de l’air , on dépouille le végétal de toutes ses parties volatiles, il reste une matière noire ou brunâtre , inodore, insipide , insoluble dans l’eau , qui est presque du carbone pur , et qu’on appelle charbon. Lorsqu’au contraire on comburera le bois en donnant à l’air un libre accès , toutes les parties constituantes de la fibre ainsi que les parties volatiles de la sève disparaîtront , et il restera un résidu solide , nommé cendres , qui contiendra des sels non décomposés et des oxides qui se trouvaient les uns et les autres dans la sève.