‹ Essai d'un traité d'artillerieChapitre 33 sur 89 · MÉLANGE · texte numérisé non relu

MÉLANGE

102. Le mélange de la composition binaire avec le salpêtre se fait dans une tonne en cuir , appelée le mèlangeoir.

Le mèlangeoir est formé de trois fonds verticaux en bois do chêne , montés sur un arbre en bois et dont l’écartement est maintenu par douze côtes en bois, vissées sur ses fonds. Toutes ces côtes sont ensuite recouvertes par un fort morceau en cuir qui y est attaché , de manière à former ainsi un cylindre qui présente deux compartiments. La tonne a l m ,20 de diamètre et autant de hauteur ; elle se ferme au moyen d'une porte vissée à écrous.

On verse dans chaque compartiment du mèlangeoir 60k de gobilles , ayant 4 millimètres de diamètre , et par dessus uu boisseau contenant 25 kgs. de composition ternaire dans la proportion :

A CAPiON. «9

de 8,80 kgs. de composition binaire de charbon et de soufre.

19,80 kgs. de salpêtre raffiné.

Cela fait, on imprime à la tonne un mouvement de 28 à SO révolutions par minute , mouvement qu’on continue pendant 12 heures.

Le mélange des matières étant alors très- intime , on le retire de la tonne en le tamisant à travers une toile métallique qui remplace provisoirement la porte en bois du tonneau.

103. La densité de la matière suit d’abord une progression assez rapidement décroissante , qui augmente ensuite et reste à la fin stationnaire.

Voici la densité observée à di (Té rentes époques.

Au bout de

heure

2 heures

Ce n'est qu’au bout de 12 heures que l’on regarde l’opération comme terminée.

On le reconnaît à l’état pâteux de la matière , à sa propriété de s’attacher aux parois du tonneau et de ne former plus qu'une seule masse avec les gobilles. Il convient alors de la retirer. Pour cela , on enlève la porte pleine et on la remplace par une autre en toile métallique , en faisant faire cinq ou six révolutions au tonneau ; toute la matière s’échappe à travers le tissu et est reçue dans une maye.

POIDRK

ARKOSAOE.

104. Dans cliaque maye , qui conlient 80 lui. de matière , on ▼erse avec un arrosoir , dont la pommo est percée de petit* trous, un kilogramme d’eau.

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