‹ Essai d'un traité d'artillerieChapitre 34 sur 89 · COMPRESSION · texte numérisé non relu

COMPRESSION

108. La compression se fait sous des meules verticales dont le moteur est l'eau , ou à l’aide d’une presse hydraulique. %

Les meules sont en hronzo et recouvertes chacune d’une bague de cuivre , elles reposent sur une plate forme en bois d’orme.

La meule a l ,n ,30 de diamètre , 0 m ,80 d’épaisseur et elle pèse 2800 kilogrammes.

La charge de la plale-forine est de 80 kilogrammes , elle y est répandue en une Icouchc de 8 centimètres d’épaisseur. La vitesse des meules daus le principe augmente graduellement jusqu’à ce que celles-ci fassent huit révolutions par minute autour de l’axe vertical ; les meules conservent cette vitesse pendant une heure ou une heure et un quart. Après ce temps , on fait un second arrosage , en fixant derrière une des meules , un tube horizontal criblé de trous et plein d’eau ; la quantité d’eau qu’on répand ainsi sur la galette est encore d’un kilogramme. Pendant qu’on arrose , les meules continuent à se mouvoir.

L’arrosage étant fait , l’ouvrier retourne la matière à l’aide d’un ciseau garni do cuivre, puis il ralentit le monvemenl des meules jusqu’à ce qu’elles ne fassent plus que quatre révolutions par minute. Il les laisse agir ainsi pendant trois quarts d’heure, au bout desquels il les arrête. La galette qui a alors une épaisseur de 18 millimètres et qui contient encore ■i- p. °jo d’eau , est brisée en petits morceaux que l’on porte au grenoir.

A CANON. 7t

106. Lorsqu’on emplois la presse hydraulique , ou place la matière entre des feuilles mobiles de cuivre dont on forme une pile do 23 de hauteur , de sorte que deux feuilles soient toujours séparées par une couche de composition , qu’on a préalablement humectée , dans un boisseau , de 8 à -4 p. °; 0 d’eau. La pile est terminée par une feuille de cuivre et recouverte d’un plateau mobile en bois.

La caisse ainsi préparée et mise sur le plateau de la presse , on remplit l’intervalle entre le plateau mobile et le dessous du sommier de chantiers , dont les couches successives se recroisenl , puis on fait agir l’eau pour soulever la caisse jusqu’à ce que celte dernière soit près de loucher le sommier. Les lits de chantiers s’ètant par ce mouvement enfoncés dans la caisse de toute leur hauteur , auront comprimé la matière en minces galettes. On fait ordinairement deux pressées (sous une pression de #0 kil. par centimètre carré de la surface pressée) et les galettes sortent de la presse ayant une épaisseur qui varie de 10 à 30 millimètres , selon l’espèce de poudre ; ces galettes rompues en morceaux , sont propres à être grônècs.

Les poussiers qui proviennent du fractionnement de la galette , sout de nouveau mis en galette , sans arrosage , à l’aide du laminoir.

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