‹ Essai d'un traité d'artillerieChapitre 41 sur 89 · DU SÉCHAGE · texte numérisé non relu

DU SÉCHAGE

1C8. La poudre après avoir été grenée contient encore une quantité d’eau plus ou moins grande qui a été nécessaire à son grenage , et dont il faut la débarrasser en la séchant.

11 est très-important , pour la bonne qualité de la poudre f que le séchage ne nuise que le moins possible à la solidité du grain , et que la porosité de ce dernier n’augmente pas sensiblement: en effet une poudre poreuse et d’un grain peu consistant absorbe pvidement l’eau , qui est la principale cause des avaries qui suniennent, et une telle poudre, secouée dans les transports, tombe aisément en poussier.

109. Pour éviter les inconvénients, il est nécessaire que le séchage de la poudre ait lieu à une température qui , surtout dans le principe , ne soit pas trop élevée ; en effet la vapeur d'eau qui se formp à l’intérieur du grain doit se frayer des passages d’autant plus larges , que sa tension , qui croit rapidement avec sa température, est plus forte , et que la résistance qu’offrirait une surface de grain trop tôt séchée et durcie est plus considérable.

170. pour sécher des objets quelconques, il faut fes mettre en contact avec le calorique nécessaire à la vaporisation de l’eau qu’ils contiennent , et avec de l’air non saturé pour absorber la vapeur d’eau produite ; il faut en second lieu que l’air après avoir été saturé complètement puisse être aussitôt remplacé par de l’air sec , car dans le cas contraire toute absorption d’eau , c’est-à-dire le séchage , scrail complètement arrêtée , et si la température de l’air saturé venait à s'abalsser , l’eau déjà absorbée se condenserait en parlic , et se déposerait sur les objets qu’on veut sécher.

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