CONVERSION DES NITRATES ÉTRANGERS EN NITRATE POTASSIQUE
20. Les eaux de lavage que l’on obtient ainsi contiennent , outre le salpêtre , divers autres nitrates et chlorures , des matières organiques solubles , et quelquefois des carbonates acides. Les nitrates qu’on y rencontre ordinairement sont ceux de chaux et de magnésie , et les chlorures , ceux de sodium ( sel marin ) , de potassium , de calcium et de magnésium.
Les eaux de lavage des bons plâtras de Paris contiennent
environ :
Nitrate et chlorure potassiques — 10
Nitrates calcique et magnèsique — 70
Chlorure sodique — 18
Chlorures calcique et magnèsique. — 8
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21. Pour convertir les nitrates étrangers en nitrate potassique , on mêle aux eaux de lavage une dissolution de carbonate ou de 6ulfate potassique , ou l'on fait passer les eaux sur des lits de cendres.
Lorsqu’on emploie un sel de potasse, l’on préfère le carbonate au sulfate , parceque les carbonates calcique et iuagnésique qui se forment sont insolubles dans l’eau , à moins que celle-ci ne contienne de l’acide carbonique , tandis que des sulfates calcique et magnésique qu’on obtiendrait en employant le sulfate potassique , le premier est assez soluble dans l’eau , et le second l’est moins.
22. On dissout le carbonate potassique dans le double de son poids d’eau , et on mêle celte dissolution avec les eaux de lavage ; par le changement de base il se forme aloys des carbonates calcique et magnésique qui se déposent , et en décantant la liqueur , celle-ci ne contient plus que du nitrate potassique (1), des chlorures potassique et sodique , des parties organiques solubles, et des carbonates que l’excès d’acide tiertf en dissolution.
2â. Lorsqu’on veut employer les cendres , on se 6erl d’un cuvier à double fond , dont le premier est percé de trous ; on place sur ce fond de la paille qu’on recouvre d’une grosse toile sur laquelle on charge par lits successifs des cendres mouillées qu’on comprime. La surface supérieure est un peu creusée pour y placer une corbeille à travers laquelle on verse les eaux de lavage qu’on laisse séjourner le temps nécessaire sur le cendrier. 1
24. Dans quelques localités on faisait jadis simultanément le lavage des terres salpêtrées et la conversion des nitrates étrangers en nitrate potassique. A celte fin les cuviers étaient chargés par lits successifs alternativement de matières salpêtrées et de cendres ; on entremêlait les terres de broussailles pour
(1) Le carbonate potassique décompose également les chlorures calcique et magnésique.
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qu’elles pussent bien s’imbiber de l’ean dont on les arrosait , et on y laissait séjourner cette eau pendant 24 heures.
Ce mode est aujourd’hui abandonné , pareeque le carbonate calcique qui se formait par la décomposition des sels étrangers empêchait l’écoulement des eaux de lavage.