‹ Essai d'un ultimum organum ou constitution scientifique de la méthode, Volume 1Chapitre 75 sur 130 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

Quels sont ces éléments? Question d'expérience , question de raisonnement, de physique, de métaphysique.

L'expérience dit : Le vide ii*est point. Or, qu'est-ce que le vide? C'est le non-être physique.

Pour les sciences physiques, Têtre est donc partout, en tout, multiple, divers, universel, indéfini dans ses déterminations, dans ses identités' variées, par son ubiquité et sa permanence. La physique dit donc hardiment : Le terme antinoinique de l'être, qui est le non-être, n'existe pas. Elle tranche la question pour elle . Les expériences sont solides, la preuve certaine , la démonstration scientifique. Les sciences physiques affirment : l'être n'est qu'être, il ne peut être qu'être, et partout il est être.

Or, si la physique pose une vérité scientifique , il faut que la métaphysique soit en accord avec elle, ou l'unité de la connaissance est rompue. S'il est certain physiquement que l'être est réalité et n'est que réalité, il faut que métaphysiquement il soit tel. Chacune de ces deux branches du savoir a ses moyens méthodiques, sa liberté, mais elles ne peuvent avoir qu'une solution. Habituons-nous à ne jamais séparer les sciences. Toutes sont une; s il y avait deux sciences, la science ne serait plus. La division des connaissances n'est que l'impuissance de l'esprit pensant nécessairement par abstraction.

Que la métaphysique démontre à sa mode la réalité de l'être, comme le fait la physique à la sienne, cette vérité fondamentale ne restera plus sans écho hors de l'expérience faite, mais elle rayonnera sur toutes les choses de l'homme, car la métaphysique élève tout ce qu'elle touche à la hauteur des principes qui vont façonnaut et pétrissant.

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